‹ Le Sérapéum de MemphisChapitre 1 sur 73 · PARIS · texte numérisé non relu

PARIS

F. VIE'WEG, LIBRAIRE-ÉDITEUR 67, Rue de Richelieu, 67

LE

Sèrapéum de Memphis

I. Historique de la découverte. — Au mois d'Août 1850, sur un rapport favorable de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres \ je fus chargé par M. DE Pàrieu, Ministre de l'Instruction publique, et par M. Baroche, Ministre de l'Intérieur, d'une mission scientifique pour l'Egypte. Selon les instructions que je reçus à mon départ, je devais visiter successivement tous les monastères coptes qui se trouvent en Egypte, et faire sur place l'inventaire raisonné des manuscrits en langue copte et en langue syriaque qui y sont conservés.

L'importance de la mission que j'avais à remplir n'a pas besoin d'être démontrée.

On sait que les monastères de l'Egypte ont déjà beaucoup donné aux bibliothèques de l'Europe. Je ne crois pas que, dans l'état actuel de la science, il soit possible de dresser un catalogue qui permette d'embrasser d'un coup d'œil l'ensemble de ces richesses. Depuis cinquante ans surtout, des réquisitions restées inaperçues ont grossi les collections, on a d'autres fois emprunté aux couvents de l'Egypte pour ainsi dire sans compter. H en résulte que les renseignements font défaut et que, si nous essayons d'apprécier le nombre des documents que la littérature copte et la littérature syriaque possèdent en Europe, nous pouvons à peine faire un pas au delà de la Bibliothèque des maniLscrits de Montfaucon. Quoi qu'il en soit, on ne compte pas moins de quatre cent-cinquante manuscrits en langue

1. On en trouvera le texte à V Appendice A, La commission, choisie dans le sein de l'Académie des Inscriptions, se composait de MM. Qu^tbemère, Jouard, Ampère et Charles Lemorhamt, rapporteur.

copte rassemblés dans les dépôts de Paris, de Londres, d'Oxford, du Vatican et de Berlin. Quant aux manuscrits syriaques, il suffit de rappeler l'expédition de M. Tattam (1839) et les trois cent soixante-dix manuscrits dont l'heureux explorateur enrichit le Musée Britannique. Il est donc impossible de méconnaître les services que les couvents de l'Egypte ont déjà plus ou moins volontairement rendus à nos collections européennes. Mais que reste-t-il à ces couvents? Au temps de leur prospérité, nous les voyons recevoir les volumes par milliers à la fois. Pour qui connaît les moines inisés de l'Orient, il est difficile d'admettre que ceux-ci se soient laissé complètement déposséder, et que les voyages de Vansleb (1672), d'HuNTiNGTON (1679), des deux Assemani (1707 et 1715), de Granger (1730), du Général Andréossi (1799), de Lord Prudhoe et de Linant-Bey (1828), de CuRZON (1837), de Tattam (1839), de Dujardin (1840), leur aient définitivement tout enlevé \ L'inventaire, qui devait être le produit le plus direct de la mission, avait donc un premier avantage : celui de fixer l'opinion publique sur le nombre des manuscrite qui sont encore conservés dans les monastères de l'Egypte. — Une seconde question non moins grave à résoudre était celle de l'importance littéraire et scientifique de ces mêmes documents. Selon les uns, les couvents égyptiens dérobent à nos études d'inappréciables trésors; selon les autres, au contraire, M. Tattam aurait enlevé, avec le magnifique manuscrit de la Théophanie d'Eusèbe, le dernier des monuments que l'Egypte des premiers siècles de l'ère chrétienne avait légués aux moines de notre temps, et ceux-ci ne posséderaient plus que des livres de liturgie ou d'insignifiante martyrologes. Ici encore, l'inventaire allait donc se trouver en présence d'un débat à trancher. Tout à l'heure c'était le nombre des manuscrits qu'il fallait vérifier; c'est maintenant la valeur de ces anciens témoins de la culture intellectuelle des premiers Chrétiens de l'Egypte qu'il s'agit d'apprécier. Sans doute les littératures copte, et syriaque ont peu créé de leur propre fond, et il n'est pas probable qu'un Platon, un Hérodote, un Strabon, un Thucydide, se révèle jamais parmi les auteurs qui ont écrit dans l'une ou l'autre de ces deux langues. Mais ce qu'on peut espérer revoir et rendre à nos études, c'est la traduction en copte et surtout en sjrriaque d'un des livres aujourd'hui perdus de la littérature classique. Le 2 octobre 1850, j'étais à Alexandrie.

1. Un aperçu des voyages faits par les divers savants qui ont visité les monastères coptes a été inséré dans les AnnaleM archéoloffiques, tome V, page 239. Cet article est lui-même un abrégé d'une notice publiée quelque temps auparavant dans le Quaterly Beview, Voyez aussi un autre article du Quaterly Beview, reproduit dans la Bévue Britannique, sixième édition, octobre 1846.

Je n'y restai pas longtemps. Une visite que je fis à Tunique couvent copte que possède Alexandrie me prouva que, sans une lettre d'introduction du patriarche, lequel demeure au Caire, je n'aurais accès nulle part. L'aventure des moines de la . Vallée des Lacs de Natron s'était ébruitée. On savait que c'est par des moyens peu délicats, empruntés aux surexcitations du rosoglio que M. Curzon d'abord, et, après lui, M. Tattam, avaient réussi à se procurer les précieux manuscrits dont ils ont enrichi la collection nationale de Londres. De là le mauvais accueil que je reçus. Je jugeai donc que mon quartier général était, non pas à Alexandrie, mais au Caire, et que mon premier soin était d'aller voir le patriarche. Lui seul pouvait m'ouvrir les portes des couvents, et je regardais comme certain que rien ne prévaudrait contre sa volonté, si sa volonté était que ces portes restassent fermées.

Arrivé au Caire, j'organisai sans retard le plan de mon voyage. Je devais aller d'abord à la Vallée des Lacs de Natron. Là se trouvent le couvent de Saint-Macaire, le couvent des Syriens, les couvents d'El-Bâramoûs et d'Amba-Bischoï; c'est là que les HuNTiNGTON, Ics AssEMANi, les CuRZON, les Tattam, avaient récolté leurs abondantes moissons. «On ne remarquait rien autre chose dans le caveau, dit M. Curzon, en parlant de quelques pots conservés dans le cellier qui servait de bibliothèque à l'un des couvents; mais, prenant la lumière de l'un des frères, car ils nous avaient tous suivis dans ce trou, je trouvai une porte basse donnant entrée dans une petite chambre voûtée qui était jonchée de feuillets de manuscrits »yrisiq\xe^ jusqu'à la hauteur du genou. » — On conçoit que j'attendais avec importance le moment d'avoir à mon tour accès dans ces mystérieux réduits. Malheureusement le patriarche était absent.

J'avais une lettre de recommandation pour Linant-Bey. J'eus ainsi occasion de faire la connaissance de l'homme aimable et instruit, artiste distingué à ses heures, qui tenait alors, et qui tient encore aujourd'hui, une place si considérable dans la colonie française du Caire. Linant-Bey avait accompagné Lord Prudhoe dans son excursion à la Vallée des Lacs de Natron. Depuis quelque temps, Linant-Bey songeait à une nouvelle visite à ces lieux pleins de souvenirs pour lui, et il voulut bien me dire que, si je n'y voyais pas d'obstacle, nous ferions la route ensemble. La proposition dépassait toutes mes espérances, et je n'ai pas besoin d'ajouter que je l'accueillis avec enthousiasme. Une quinzaine de jours étaient nécessaires, tant pour attendre le patriarche que pour permettre à Linant-Bey de terminer quelques préparatifs indispensables.

Le patriarche arriva enfin. Comme les moines du couvent d'Alexandrie, il était

encore sous rinfluence d'un certain ressentiment, provoqué par l'affaire de la Vallée des Lacs de Nation. A ma demande d'une lettre d'introduction pour le supérieur du couvent de Saint-Macaire, il me répondit par des objections qui me prouvaient son envie de refuser. En vain usai-je de tous les arguments; en vain représentai-je le peu de temps dont j'avais à disposer; en vain essayai-je de faire voir qu'il s'agissait cette fois, non pas d'emporter les manuscrits, mais seulement d'en copier sur place les titres et peut-être quelques parties. Il ne voulut rien entendre. Cependant, après de longs pourparlers, je finis par obtenir qu'il aviserait le supérieur du couvent et me recommanderait à lui; quant à la lettre, elle ne pouvait, je ne sais sous quel prétexte, être prête avant une quinzaine de jours. Ce n'était pas un succès, mais ce n'était pas non plus un échec, et je dus me résoudre à attendre.

Du haut de la citadelle, la vue du Caire est un des plus beaux panoramas que l'on puisse voir. Je m'y trouvais le lendemain de ma visite au patriarche, vers le soir. Le calme était extraordinaire. Devant moi s'étendait la ville; un brouillard épais et lourd semblait être tombé sur elle, noyant toutes les maisons jusque par dessus les toits. De cette mer profonde émergeaient trois cents minarets, comme les mâts de quelque flotte immense submergée. Bien loin, vers le sud, on apercevait les bois de dattiers qui plongent leurs racines dans les murs écroulés de Memphis. A l'ouest, perdues dans la poussière d'or et de feu du soleil couchant, se dressaient les Pyramides. Le spectacle était grandiose. Il me saisissait, il m'absorbait avec une violence presque douloureuse. On excusera ces détails peut-être trop personnels : si j'y insiste, c'est que le moment fut décirff. J'avais sous les yeux Gizéh, Abousyr, Saqqarah, Daschour, Myt-Rahynéh. Ce rêve de toute ma vie prenait un corps. Il y avait là, presqu'à la portée de ma main, tout un monde de tombeaux, de stèles, d'inscriptions, de statues. Que dire de plus? Le lendemain, j'avais loué deux ou trois mules pour les bagages, un ou deux ânes pour moi-même; j'avais acheté une tente, quelques caisses de provisions, tous les impedimenta d'un voyage au désert, et, le 20 octobre, dans l'après-midi, j'étais campé au pied de la Grande Pyramide.

En quelques journées, j'avais visité dans tous ses détails l'antique nécropole de Memphis, dont la pyramide est le centre. J'avais classé les tombeaux, j'^en avais reconnu la date, j'avais levé le plan de la nécropole elle-même, je l'avais partagée en autant de quartiers qu'on y reconnaissait de groupes de tombes appartenant à la même époque. Du lever du soleil jusqu'à son coucher, j'avais passé mon temps en présence des monuments, montant sur les uns, m'introduisant dans les autres, dessinant,

copiant, mesurant partout. Quelques Bédouins des villages voisins faisaient des fouilles en quête d'antiquités à vendre aux voyageurs. Attaché au bout d'une corde, j'étais un jour descendu dans un puits et j'avais assisté, j'avais aidé de mes mains, à l'ouverture d'un sarcophage inviolé. Emotion délicieuse que je n'ai jamais oubliée!

Mais les Pyramides n'étaient que la première étape du voyage que je voulais accomplir avant de retourner au Caire. Il me fallait étudier Saqqarah, qui est une autre des nécropoles de Memphîs, Myt-Rahynéh, qui est Memphis elle-même. A mon grand regret, j'abrégeai donc mon séjour aux Pyramides, et, le 27 octobre, je me mis en route pour Saqqarah.

Saqqarah est une nécropole tout ensemble plus ancienne et plus moderne que la nécropole des Pyramides, puisque toutes les époques, depuis les premières dynasties jusqu'aux empereurs, y sont représentées. J'ajouterai que la nécropole de Saqqarah a trois fois l'étendue de la nécropole à laquelle les Pyramides ont donné leur nom. Saqqarah offrait donc à mes recherches un champ d'exploration plus vaste, et à peine installé, j'en commençai l'étude.

J'avais vu à Alexandrie, dans les jardins de M. ZiziNiA, consul-général de Belgique, deux sphinx sans inscriptions. Ils étaient taillés dans le beau calcaire du Mokattam et appartenaient à cet art de l'époque des Saïtes que sa grâce un peu sèche fait si facilement reconnaître. En visitant l'école polytechnique, sous la conduite de son savant directeur. Al y-Pacha-Moubarak, j'en trouvai deux autres. Même rencontre chez Linant-Bey, chez Clot-Bey, chez Yarin-Bey. Evidemment ces sphynx avaient une même origine, c'est-à-dire qu'ils provenaient de la même allée. Tous d'ailleurs étaient achetés chez un négociant du Caire, M. Fernandez, lequel m'apprit qu'eflFectivement on les trouvait dans la nécropole de Saqqarah, où ils formaient une avenue qui paraissait s'enfoncer et se perdre vers l'occident dans les sables du désert.

Un jour, je parcourais la nécropole le mètre en main, cherchant à démêler le plan des tombes, quand mon regard tomba sur un autre de ces sphinx. Ce fut une révélation. Bien qu'aux trois quarts enseveli, il était évident que ce sphinx était à sa place antique. L'allée qui avait fourni aux collectionnaires du Caire et d'Alexandrie de si nombreux monuments était donc retrouvée.

Au même instant, un passage de Strabon me vint à la mémoire : «On trouve de >plus (à Memphis), dit ce géographe, un temple de Sérapis dans un endroit tellement > sablonneux que les vents y amoncellent des amas de ^able, sous lesquels nous vîmes

»les sphinx enterrés, les uns à moitié, les autres jusqu'à la tête, d'où l'on peut con- »jecturer que la route vers ce temple ne serait point sans danger, si l'on était surpris »par un coup de vent.»

Ne semble-t-il pas que Strabon ait écrit cette phrase pour nous aider à retrouver plus de dix-huit siècles après lui, le temple fameux consacré à Sérapis? Le doute, en effet, n'était pas possible. Ce sphinx ensablé, compagnon des quinze autres que j'avais rencontrés à Alexandrie et au Caire, formait de toute évidence une partie de l'avenue qui conduisait au Sérapéum de Memphis.

Une observation faite à la même heure et sur le même lieu me confirma dans cette conjecture. Près du sphinx, quelques pierres étaient cparses sm' le sable. Une d'elles portait une inscription en caractères hiéroglyphiques. C'était une invocation à r r^ ? "3^^^^ llj fflll ^^A^ ^^^'^'^'^ Apis, dieu grand, quiréstde dans VAmenti. Or, Osiris Apis, n'est-ce pas I"0a6j>a7wtc des papyrus grecs? n'est-ce pas le Sopaictc des Gfrecs et le Sérapis des Latins, selon la remarque déjà faite par Champollion?

L'antiquité grecque et l'antiquité égyptienne s'unissaient donc dans un commun témoignage.

J'avais quelques jours devant moi, et, tout bien compté, il m'était possible de prendre, par des fouilles sommaires, possession des lieux, sans m'obliger d'avance à renoncer au voyage qui faisait l'objet de ma mission. Si mes vues se confirmaient, si réellement le Sérapéum gisait encore intact sous les sables qui le cachaient à nos yeux, il serait toujours temps, soit d'en référer au consul-général d'Alexandrie, soit même d'écrire en France, pour exposer l'affaire et demander des instructions. L'allée de sphinx devait marcher en ligne droite, comme toutes les allées de sphinx, et nous aurions bien vite fait de sonder les buttes de décombres qui la terminent à l'ouest et de faire apparaître les premières assises de l'édifice enseveli.

C'est à ce parti que je m'arrêtai, conseillé et encouragé d'ailleurs par l'intérêt scientifique du problème que je croyais pouvoir facilement résoudre. Le Sérapéum, en effet, n'est pas le premier temple venu, et Sérapis n'est pas un dieu sur lequel nous n'avons plus rien à apprendre. L'Osiris Apis, l'Osorapis des papyrus, est sans aucun doute le Sérapis national, et son temple est celui que Strabon a décrit : le Sérapis grec, produit probable de la fusion du Sérapis égyptien et d'un autre Sérapis venu de la Grèce, est à Alexandrie. Mais quelle différence faut-il établir entre ces deux divinités? En quelle mesure les fouilles vont-elles confirmer ou détruire les ingénieuses déductions de M. Guigniaut? A un autre point de vue, les fouilles

doivent nous fournir la solution d'un problème non moins intéressant. Ces constructions mixtes qui existaient dans le Sérapéum, et dont les papyrus grecs font de fréquentes mentions, les fouilles ont à nous en faire retrouver les débris. A côté des

« monuments du style national des Pharaons, il nous faut rencontrer des monuments

de style grec, ou, tout au moins, de style gréco- égyptien. H y aura là à chercher l'Anubidium, la chapelle d'Astarté, la chapelle d'Esculape, en même temps que la tombe d'Apis. C'est même sur ce dernier monument que doivent se baser, en définitive, nos plus sérieuses espérances. Au pis aller, le temple peut avoir été démoli et ses restes anéantis et dispersés. Mais Plutarque, Pausanias, Macrobe se joignent aux papyrus grecs, pour nous apprendre que le Sérapéum contenait la tombe d'Apis, et à Saqqarah, la tombe d'Apis ne peut être autre chose qu'un souterrain. Or, on ne détruit pas un souterrain, on ne le fait pas disparaître comme les pierres d'un temple. Quelque part, sous les collines de sable qui nous environnent, la tombe d'Apis existe encore et c'est elle qu'il faut chercher, car elle en vaut la peine, plus peut-être que le temple lui-même qui lui sert d'enveloppe. N'est-ce pas un dieu qui y repose? Si grand était le soin apporté aux funérailles de ce dieu, qu'au premier rang des fonctionnaires du temple figure «l'ensevelisseur en chef». Qui ne se rappelle d'ailleurs qu'à l'époque de Diodore on ne dépensait pas moins de cent talents, c'est-à-dire cinq cent cinquante mille francs, pour les obsèques d'un Apis? A tous les points de vue, les ruines du Sérapéum étaient donc pleines de promesses et bien faites pour tenter l'explorateur. Il ne me semblait pas possible de laisser à d'autres le mérite et le profit de fouiller ce temple, dont un hasard heureux venait de me faire découvrir les restes et dont l'emplacement allait désormais être connu. Sans aucun doute, bien des débris précieux, bien des statues, biens des textes ignorés se cachaient sous ces sables que je foule. N'était-ce pas déjà le droit du Louvre de les posséder? Tous mes scrupules tombèrent devant ces considérations. J'oubliai en ce moment ma mission, j'oubliai le patriarche, les couvents, les manuscrits coptes et syriaques, Linant-Bey lui-même, et c'est ainsi que, le !*•' novembre 1850, par un des plus beaux levers du soleil que j'aie jamais vus en Egypte, une trentaine d'ouvriers se trouvaient réunis sous mes ordres; près de ce sphinx qui allait opérer dans les conditions de mon séjour en Egypte un si complet bouleversement.

II. Allée de sphinx. Du V" novemtyre 1860 au 1^ janvier 1861. — a) Le programme du travail à faire s'imposait de lui-même. Il fallait avant tout reconnaître

l'axe du sphinx. Si le sphinx, dérangé de sa place, ne le donne pas, il nous sera fourni tout au moins par sa base (voy. la pi. A ci-jointe, 6, c).

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