‹ Le Sérapéum de MemphisChapitre 19 sur 73 · XVIII- DYNASTIE. - CINQ APIS · texte numérisé non relu

XVIII- DYNASTIE. - CINQ APIS

Apis I*' (1), mort sous Aménophis III.

Apis II (2), mort sous Amentouonkh.

Apis III (3), mort sous Horus.

Apis IV (4), mort sous Horus.

Apis V (5), mort sous Rathothis.

Apis I". L'époque de la mort du premier des Apis de la XVIII® dynastie est constatée par les inscriptions de la chapelle élevée au-dessus du caveau funéraire. On y voit Aménophis III, accompagné de son fils l^i > t\ i% lî' r ^ SouTeN Si SâM TeTMeS\ le royal fils, le sam, Toiitmès, faisant l'oflfrande de l'encens au taureau de Memphis, à côté duquel on lit la légende :

1. A Texemple de M. H. Bruosch (Gravim. démotique), je me sers du très bon mode de transcription proposé par M. de Rouoé (Inscr. d'AhmèsJ.

illol%.f X s ^' S t ^

T'àT HaPi A^NKH HeSIRI NeVPe TouM w A^Pew T&w

Disconrs d'Apis le vivant Osiris, seigneur du ciel; il est Toum ses cornes (étant) sur lui; il donne

NAWW^ ^

àNKH T'A SeNV cN KHeWTe.K T'eTeN la vie saine et forte à ta face pour toujours.

Une autre légende avait été gravée sur le pourtour intérieur de la frise. Le temps l'avait partout rendue méconnaissable. Je n'ai pu en tirer que la fin d'une inscription dédicatoire ainsi conçue :

f-y^i^^^ <=>zzD^\m. 8^8 ^^-^

MeN RàNcK (eRNe) HàH T'eTeN

(que) subsiste ton nom dans Téternité à toujours.

Je n'arrête l'attention du lecteur sur cette courte phrase, qui renferme un souhait, que pour mettre en regard ce passage du traité de Plutarque ^ : « D'autres prétendent »que Manéros n'est point un nom d'homme, mais ime espèce de formule usitée dans »les festins et dans les fêtes, par laquelle on souhaitait qiie ces divertissements fussent »heureux; car c'est là ce qu'exprime le Manéros . . . .» Ce mot est probablement bilingue. Plutarque a transcrit par MaNsPcoc le MeNRaNeK (ou MeNRaNou à la 3* pers.) des inscriptions. Cette formule, sous la forme MeN eRNe HâH, est si ordinaire sur tous les monuments, qu'elle a pu être employée comme refrain de la chanson citée à la fois par Hérodote, Pausanias et Plutarque ^.

Quant au caveau souterrain, je n'y ai plus rencontré le nom d'Aménophis, mais seulement celui de son fils Toutmès; celui-ci mourut probablement, comme Scha-em- Djom, avant son père, puisqu'Aménophis III eut pour successeurs deux autres de ses fils, Amentouonkh et Homs, qui ont certainement régné à l'exclusion de leur frère.

Apis II. J'ai trouvé dans la tombe de cet Apis les quatre beaux canopes qui sont au Louvre*, et quelques pandeloques dont l'une portait en cette forme (fig. 4, p. 126)

1. C'est-à-dire un Toum cornu, une forme de Toum avec des cornes. Le génie de Técriture hiéroglyphique

prête à ce titre d'Apis une double signification curieuse à étudier. Le mot ^ n'est pas seulement en

effet le nom du dieu Toum; il est aussi employé pour exprimer les idées obscurcir, cacher, nier, etc. Aux yeux des Égyptiens, ce titre d'Apis pouvait donc avoir deux sens, et la phrase devait ainsi se traduire deux fois en cette manière : Apis, cachant ses confias et sa tête, devient Toum ayant de» cornes sur lui.

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