Mm. 9tor,, t. II, p. 48, et t. IV, p
opinions doivent être modifiées. Quoi qu'il en soit, si Tordre dynastique que nous devons assigner à Ramsès Meïamoun U n'est pas absolument certain, nous savons qu'il est postérieur à Ramsès VIII, et j'ajouterai, comme dernier renseignement fourni par la tombe d'Apis, que sous notre Ramsès vécut un personnage (peut-être un fils) nommé 'fc^^'^"^ fi^, Bek-en-Ptah^^ et que ce personnage eut parmi ses titres celui de "1 y S/ jl'^T^, deuxihne prophète dEnpé (eN HeR, Onourisfy^ titre également pqrté par un des princes de la maison du roi Her-Hor^, ce qui constitue une nouvelle probabilité en faveur du classement que nous croyons pouvoir proposer. En somme, les complications qui embarrassent l'étude de la XX** dynastie n'ont pas disparu, et c'est toujours à grand'peine que nous réussissons à démêler, à travers l'obscurité demère laquelle cette famille se cache, les rares renseignements qui nous permettent de classer d'une manière plus ou moins certaine les douze ou quinze Ramsès dont nous connaissons aujourd'hui les noms. Mais la tombe d'Apis nous aura au moins , dans tout le cours de ce paragraphe , apporté les preuves de deux faits jusqu'ici contestés ou inconnus : savoir, en premier lieu, que Ramsès VIII eut pour prédécesseur un roi dont nous ne soupçonnions pas l'existence, et qui, attaché ou non à ce même Ramsès par les liens de la parenté, partagea probablement le trône avec son successeur; en second lieu, que Ramsès Meïamoun II, connu déjà par la stèle de la Bibliothèque Impériale dont M. S. BiRCH a, le premier, donné une traduction*, n'est pas le même que le grand Ramsès de la XIX^ dynastie, puisque son règne se place plus ou moins loin après celui de Ramsès VIII. Voilà les données
1. C'est peut-être le même que le Bek-cn-Phtah dont un assez grand nombre de statuettes ont été trouvées dans la tombe des Apis de Hamsès VIII. Les légendes^ tracées au pinceau sur le stuc grossier dont étaient revêtues les parois de la chambre de Hamsès XIV, étaient trop mutilées pour que j*aie pu lire au complet les titres de ce personnage. Il avait la peau de panthère et la tresse, et se trouvait, en dessous du roi, dans la posture exacte de Scha-em-Djom par rapport à Ramsès II dans les caveaux creusés par ce dernier roi. Je serais assez porté à le croire effectivement fils de Ramsès XIV. Autrement il eût été, à Texemple des AmenhoUp et des Mamêèg-Nakhty un des prêtres usurpateurs. Quoi qu'il en soit, ces données générales ont au moins l'avantage de nous faire pressentir que la place de Ramsès XIV ne peut pas être bien loin de l'époque dans laquelle nous sommes maintenant transportés.
2. Depuis que ceci est écrit, M. de Rouoé a publié une Notice sommaire de* monumenta égyptiens exposés dans les galeries du Louvre, où ce nom propre est lu AN-HOUR (p. 107). Cette lecture, peu différente de eN-HeR, ne me paraît pas devoir atteindre l'identification proposée du dieu Ënpé et de l'Onouris du songe de Nectanébo. M. de Rouoé traduit an-hour par amener le ciel.