‹ Le Sérapéum de MemphisChapitre 50 sur 73 · AVEC LES RENSEIGNEMENTS NOUVEAUX · texte numérisé non relu

AVEC LES RENSEIGNEMENTS NOUVEAUX

8CHB8CH0HK I (1*' roi) (1).

le prince Shapout (3).

080BK0N 1 (2' roi) (2).

HEB-8CHA-8BB (3* roi) (4).

080BK0N II (4* roi) (5).

la reine Hss-bn-ehbb (6) et — ;

la reine Kébomama (7)

SCHB8CH0KK 11 (5* roi) (8)

général Nimrot (9)

(12) la prinoeese T'es-bast-hbr, épouse du commandant des Maschouaaoh Takellothis (11) le prêtre Osorkon (10) la reine KÉBOHAHÀ (16). épouse de T AKELL01

OSOBKON UI (7* roi) (18), ôp.

le commandant des Maschouasch Pétisis, époux de aa sœur Ta-ari (on 28 de Schetchonk UI) (13).

le prêtre Harsiéais (15) le prêtre Pef-pa-bast (14) le prêtre Takellothis (14)

(15) Ta-ti-ta . . . neb ... — et — Hapou . . . hôs (15). j ^ ^ é ^

TakeUothis (15).

Onkh-Pôtisis (15) (an 2 de Pikhai).

le prince Niicbot, époux de Tent^é9-pAh(19)

8CHESCI

(19) le prince Phtah-ouo-onkh-bf, époux de la princesse Tënt-és-fai le général et le prêtre Phtah-hon, époux deT'es-en-khemi (19)

le général et le prêtre Her-pi-sen, époux de Pep-tet-ti-tis (19).

le général et le prêtre Pbtah-bon, époox de Iri-ou-rou (19).

le prêtre Her-pi-sen (19) (an 37 de Scheêchonî

(1) Le Bcbischak de la Bible; assiège et prend Jérnsalem en l'an ft de Roboam (Bois. III. cb. XIV. ▼. 25; Paralip., II, ch. XII, t. 2. Conf. l'inscription dn pyldne de Karnac; Dehkm., III, 852).

(2) Ne figure nulle part comme fils de Scbeschonk I. Il lui succéda cependant ; c'est lui qui, Tingt-neuf ans après la prise de Jérnsalem, combat Asa ; la Bible l'appelle Serakh (Parai.. II, cb. XIY).

(3) Fils de Schescbonk I (Toy. Lepsins. Denkm., III, 253, 254. 255; Bosellini, Mon. Stor , no CXLIX ; Champollion. Mon., pi. 279, no 4).

(4) Ne figure nulle part comme fils d'Osorkon I. Beau-père d'Osorkon II; sa fille n'est pas nommée (Statue du Nil au Musée britannique, Lepsius, Âuêwahl, Taf. XY et Btrch, OaOery, p. 25, pi. 13).

(5) Gendre de Her-scba-sev (statue du Nil) ; époux de Hes-en-Kher, et père de T'es-bast-ber (Canopes Champion, Dtnkm., III, 255) ; père du prince Nimrot, grandpère de la reine Kéromama, épouse de Takellothis I (grand bas^relief de Karnac, publié par Champollion, Mon., pi. 279 ; Lepsius, Denkm., m, 257 ; Auewahl, Taf. XY; Rosellini, Mon. Stor., n. CXLIX) ; père du prince Scbeschonk (devenu Scbeschonk II) et grand-père du prêtre Osorkon (papyrus Denon. Voyagt en Égypie, pi. 137; Champollion, Précis, pi. XI, et statue naophore du Sérapéum) ; époux de Kéromama (statue naophore du Sérapéum).

(6) Épouse d'Osorkon II et mère de Tes-bast-ber (Canopes Champion).

(7) Épouse d'Osorkon II et mère du prince Scbeschonk (statue naophore du Sérapéum).

(8) C'est presque toujours comme prince royal que Scbeschonk II para sur les monuments. Il est vraisemblable qu'il fut très longtemps prince royt et très peu de temps roi. En tout cas, le papyrus Denon, la statue du Nil , statue naophore du Sérapéum, la stèle S. 1898, nous le montrent avec les titri de royal file; sur la statue du Nil, son nom est entouré du cartouche, ma sans préfixes royaux. Il fut père du prêtre Osorkon (papyrus Denon), et du ch Takellothis (Sérapéum, 1898). Sa mère était Kéromama, épouse d'Osorkon (statue naophore).

(9) Fils d'Osorkon II et père de la reine Kéromama, épouse de Takellothis (bas-relief de Karnac, Lepsius, Denkm., III, 257; Auewahl, Taf. XY; Rosellis Mon. Stor., CXLIX).

(10) Fils du prince Scbeschonk (papyrus Denon).

(11) Fils du prince Schescbonk, époux de la princesse T'es-bast-ber, père < Pétisis etc. (stèle du Sérapéum, 1898). Il pourrait aussi avoir épousé en second noces la reine Kéromama, sa cousine germaine, et n'être ainsi que le roi Takc lothis I, dont nous ignorons la généalogie. Les monuments ne rendent cependa pas cet arrangement probable.

(12) Fille de la reine Hes-en-khev (Canopes Champion), épouse du chef Take lothis, et mère de Pétisis (Sérapéum, stèles 1898 et 1904).

(13) Fils *de Takellothis et de T'es-bast-her, époux de sa sœur Taari (Sérapéui stèles 1898 et 1904).

assyriens, au point que Pikliaï est le seul de nos onze rois et d'autant de princes et

de princesses dans lequel un habitant de Ninive n'aurait pas reconnu et salué l'un des siens. Le smiticisine de la XXIP dynastie est donc un fait à part, et, à raisonner logiquement, les Sémiramis, les Sargon, les Nemrod ne doivent pas être plus Égyptiens que les Darius, les Ptolémées et les Césars, qui plus tard inscrivirent comme eux leurs noms étrangers dans le cartouche des Pharaons. La XXIP dynastie seraitelle pour cela, malgré Manéthon, une branche de la famille royale qui a donné à l'Euphrate les Sémiramis, les Nemrod et les Sargon de Ninive? Je n'ose pas le croire. Peut-être devons-nous voir là une simple alliance entre les deux cours; peut-être devons-nous y reconnaître une de ces révolutions intérieures qui, après les conquêtes de Ramsès III et l'établissement volontaire ou forcé des tribus sémitiques au milieu de l'Egypte, aura amené, dans la persomie de Scheschonk P' , quelque Assyrien ou quelque Maschouasch au pouvoir. Le sémiticisme de la XXIP dynastie n'a peut-être pas d'autres causes. En tous cas, le fait est des plus étranges et valait la peine d'être

rapporté.

Un dernier mot. On sait déjà, par le sommaire placé en tête de ce paragraphe, que notre Apis VII, né l'an 11 de Scheschonk IV, avait été enseveli l'an 37, le 27 d'Hathyr, et que, par conséquent, il était mort, soixante-dix jours auparavant, le 17 de Thoth. Nous avons donc, à peu près, la durée de la vie de ce taureau, et on va voir que, même en prenant cette durée au minimum, l'Apis avait déjà, le jour de sa mort, franchi sa vingt-cinquième année, ce qui nous fournirait un argument nouveau contre la période dont Apis aurait été le symbole.

Nous sommes malheureusement privés de la date de la naissance de cet Apis. Mais il n'a pas pu naître plus tard que le cinquième épagomène ou le dernier jour de Tan 11; et d'un autre côté, comme Apis VI est mort le 23 de Mésori de l'an 10, son successeur n'a pas pu naître yltis tôt que le lendemain, c'est-à-dire le 24 de Mésori de la même année. Voilà donc la question enfermée entre deux limites qu'elle ne peut franchir. Il nous faut voir maintenant à quelle distance de vingt-cinq ans le calcul de chacune de ces deux limites nous transportera.

En supposant l'Apis né le lendemain de la mort de son prédécesseur, il aurait vécu :

En l'an 10 — ans 11 jours.

Du 1^' Thoth de l'an 11 au 1^^ Thoth de l'an 37 . 26 :. — *

En l'an 37 — :. 17 >

En somme ... 26 ans 28 jours.

En le supposant, au contraire, né le dernier jour même de Tan 11 (ce qui eût été tout aussi extraordinaire que de le voir naître le lendemain de la mort de son prédécesseur), il aurait vécu :

Du 1^' Thoth de l'an 12 au 1^^' Thoth de Tan 37 . 25 ans — jours. En Tan 37 » 17 :,

Total 25 ans 17 jours.

La durée de la vie d'Apis aurait donc été, en maximum, de vingt-six ans et vingthuit jours, et en minimum de vingt-cinq ans et dix-sept jours- Or à quelque date que soit arrivé, entre ces deux limites, le jour exact de la naissance de notre Apis, on voit que, dans tous les cas, il était entré, le jour de sa mort, dans sa vingt-sixième année, et c'est ce que nous tenions à constater.

L'argument est donc positif. Nos Apis meurent à tous les âges, et il est évident, que si chaque fin du cercle luni-solaire de vingt-cinq ans avait coïncidée avec une mort d'Apis, les monuments nous en auraient déjà bien fait savoir quelque chose. Au contraire, ils nous prouvent que nos Apis subissaient la loi commune à la volonté du destin, sans souci de la lune et de sa position dans le ciel par rapport au soleil. La période d'Apis me paraît définitivement enterrée. J'y reviendrai cependant encore une fois.

Page 1