‹ Le Sérapéum de MemphisChapitre 7 sur 73 · PLANCHE E · texte numérisé non relu

PLANCHE E

NOBD ^;5

5 il

a. Pylône du Nord.

h. Pylône de l'Est.

e. Emplacement supposé de la tombe d'Apis.

(2. Temple de Nectanébo.

e. Dromos.

*-/» fS' Mur d'enceinte.

La quatrième, enfin, doit sillonner de tranchées les hautes buttes qui s'élèvent au milieu de Tenceinte (pi. E, c). Selon toute vraisemblance, ces hautes buttes cachent ce qui reste du Sérapéum, qui, n'étant pas autre part, ne peut être que là.

d) Les ouvriers sont moins nombreux. L'intolérable chaleur de midi rend obligatoire une sieste un peu plus longue. D'où un certain ralentissement dans les travaux. Nous sommes au 10 juillet 1851.

Les quatre escouades poursuivent leui* tâche avec persévérance, mais sans grand succès. Les résultats obtenus sont les suivants :

Première escouade. La voie dallée, qui part du temple de Nectanébo et couvre le dromos dans toute sa longueur (pi. D, a, h, c, cZ), traverse le pylône et s'étend au delà, vers l'ouest. H n'y a pas ici de mastaba. On recueille des tables d'oifrandes qui sont tout simplement posées par terre. Quelques statuettes de bronze sont trouvées dans les fondations.

Deuxième escouade. La marche de b en / est signalée par un incident. Vers le milieu du mur à claire-voie, le rocher affleure en quelque sorte la surface du sable, qui n'a que quelques centimètres d'épaisseur. Tout-à-coup le rocher se montre coupé verticalement et autant que nous avons pu en juger, profondément. Ce fait a éveillé notre attention. Cette sorte de falaise a été faite de main d'homme, puisque le travail du ciseau y est apparent. Mais dans quel but ?

L'enceinte à claire- voie s'est retrouvée sur toute la longueur de la ligne f g (pi. E) avec une seule interruption au milieu fa). Là, nous découvrons d'énormes tambours de colonnes en calcaire, les restes d'un pylône, et, devant ce pylône, deux beaux socles encore debout, siège probable de deux sphinx ou de deux lions regardant de côté, comme les lions du pylône de l'est. C'est là évidemment une autre entrée du Sérapéum. 11 ne paraît pas qu'elle ait été précédée, comme la première, soit d'un dromos, soit d'une allée de sphinx. Le dallage a été enlevé à une époque inconnue, probablement par les chercheurs de trésors ou les pourvoyeurs de fours à chaux du village voisin d'Abousyr.

Troisihne escouade (pi. E, ligne 6, h). Même système de construction par blocs espacés formant claire-voie. L'enceinte ne prend pas tout-à-fait la direction que nous avions supposée ; elle a quelques angles rentrants que nous indiquons sur notre carte générale du Sérapéum. Un des blocs, celui de l'angle sud-est, est orné d'un tableau gravé représentant le roi Nectanébo I" en adoration devant Apis, sous sa forme humaine à tête de taureau.

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Sui* trois points diiférents, le déplacement du sable donne lieu à quelques remarques intéressantes :

l'' Au sud du pylône aux deux lions, et dans Tîntérieur de l'enceinte, on trouve quelques chambres construites en briques crues. Les murailles sont à peu près partout intactes, mais les plafonds ont été enlevés. Les plus grandes portent encore en place quelques-unes des dalles plates de calcaire, dont leurs parois ont été revêtues. Une des dalles, recueillie sur le sol, est précieusement mise en magasin. Ce n'est pas que la scène qui y est gravée et où l'on voit Nectanébo présentant à Osiris-Apis un autel chargé d'offrandes, soit assez nouvelle pour mériter ce surcroît d'attention. Mais le coloriage des figures est obtenu par des procédés dont jusqu'ici je n'ai vu aucun exemple. Le champ des figures est évidé de manière à former une gravure profonde. Or ce creux est rempli par autant de plaquettes découpées dans une sorte de pâte vitrifiée qu'il y a de couleurs différentes. Les plaquettes sont enchâssées dans le creux et soudées au fond par du ciment. Le dessous est plat et un peu rugeiix. Le dessus est luisant, et finement modelé. Il y a des plaquettes de pâte vitrifiée bleues, des plaquettes de pâte vitrifiée rouges, noires et vertes. L'émail est toujours opaque.

2'' Le côté h i de l'enceinte (pi. E) n'a pas de pylône comme le côté / ^, et la muraille à claire- voie se retrouve en quelques parties. Seulement, nous nous sommes aperçus que, vers le milieu, la muraille a été construite par dessus d'anciennes tombes. Elles sont au nombre de cinq et absolument vides. Ou elles n'ont jamais servi, ou tout ce qu'on y avait déposé a été enlevé avec un soin auquel l'exploration des monuments funéraires de la nécropole de Saqqarah ne nous habitue point. Le plus souvent un morceau de linge de momie, un éclat de vase, un fragment de statuette, pour ne pas parler de l'odeur des caveaux qui est toujours significative, avertit de la destination du lieu où on se trouve. Ici on cherche en vain autre chose que les parois abruptes du roc, dans lequel les souterrains ont été assez négligemment taillés. La tranchée à ciel ouvert qui conduit à la porte, est le seul point qui recommande ces cinq tombes à notre attention. Ce mode d'accès est jusqu'à présent unique et je n'en connais pas un autre exemple à Saqqarah. Le plus souvent on pénètre dans les caveaux funéraires par un puits vertical et rectangulaire. C'est exceptionnellement qu'on y arrive, comme dans les Pyramides, par un couloir en pente ménagé dans la maçonnerie du tombeau. C'est plus exceptionnellement encore que le chemin est à ciel ouvert, comme dans les hypogées de Bab-el-Molouk, et dans les cinq tombes qui viennent d'être mises au jour.

3"* Si un temple s'est élevé autrefois sur remplacement des hautes buttes de décombres du milieu de l'enceinte, il est très probable que les chambres de ce temple étaient dallées. L'exemple fourni par l'allée des sphinx, le temple de Nectanébo et le dromos, vient à l'appui de cette supposition.

Mais, en dehors des hautes buttes de décombres et du prolongement du dromos, il n'existe, dans le périmètre de l'enceinte, aucune trace de dallage, et, quand les visiteurs parcouraient cette partie du temple, ils marchaient tout simplement sur du sable.

Du côté Nord (pi. E, ^, /), le sable a si peu d'épaisseur qu'en quelques endroits le rocher se montre à nu. Il n'y a par conséquent aucun sondage à faire. Mais il n'en est pas ainsi du côté sud (pi. E, A, /). Ici la couche de sable est profonde.

Sous le dallage du dromos, ce sont des statuettes de bronze qu'on a mêlées au sable. Au côté sud de l'enceinte (pi. E, /i, e), ce qui est mêlé au sable, ce sont d'énormes vases pointus en terre rouge mal cuite, fermés par un couvercle plat en forme d'assiette. On ne trouve à l'intérieur que du limon durci, laissé en dépôt par l'eau dont le vase a été rempli; quelques ossements de petits animaux, probablement d'animaux offerts en sacrifice, y sont mêlés.

Qîiafrième escouade. La quatrième escouade est aux prises avec les hautes buttes du centre de l'enceinte (pi. E, c). Qu'il y ait eu là autrefois un temple, ce ne peut faire l'objet d'un doute. A en juger par les nombreuses pierres sur lesquelles se lit le nom d'Osiris-Apis, ce temple est bien certainement le Sérapéum. Seulement il a été plus démoli que ne le faisait supposer la hauteur des buttes de sable et des décombres sous lesquelles ses restes sont ensevelis. Aussi une restitution du plan de l'édifice me semble-t-elle jusqu'à présent impossible à tenter. Tout au plus peut-on marquer la place d'une enceinte, concentrique à la grande, au devant de laquelle s'élevait un pylône, plus grand que le pylône aux deux lions, et marqué, comme le temple de l'Est, des cartouches de Nectanébo P'.

Rien d'ailleurs n'est trouvé et aucun indice ne laisse croire que nous soyons dans le voisinage de la tombe d'Apis. Le roc se montre partout sans la moindi-e coupure verticale.

e) Est-ce qu'encore une fois nous aurions suivi une fausse piste ? Est-ce que le temple dont nous découvrons peu à peu les diverses parties, tout en étant un temple dédié à Sérapis, ne serait pas le «Grand Sérapéum» des papyrus grecs, et par conséquent l'édifice élevé principalement pour servir de lieu de sépulture aux Apis?

Que le temple soit, non pas U7i Sérapéum, mais le Sérapéum, c'est ce qui ne peut

faire l'objet d'un doute. Le temple serait un Sérapéum s'il était dédié au Sérapîs cosmopolite des Grecs et des Latins, qui n'a rien à faire avec Apis. Mais il remonte tout au moins jusqu'au temps de Nectanébo, même de Psammétichus, et à ce moment le Sérapis qu'on y adore ne peut être autre que VOsirien-Apis, comme dans les tombes ordinaires, on trouve t Osirien-Petisis, UOslrien Phtah-mh, c'est-à-dire Apis mort. Il est par conséquent le « Grand Sérapéum » des papyrus grecs, celui où demeurait «l'ensevelisseur en chef d'Apis». D'un autre côté, si nous ne fouillons pas en ce moment le vrai Sérapéum, comment concilier Strabon et l'allée des sphinx que nous avons découverte, et que le géographe grec a décrite d'une manière si singulièrement exacte? Il est vrai que la chapelle d'Astarté, le temple d'Esculape, l'Anubidium, et tout cet ensemble grec, dont les papyrus grecs nous ont révélé l'existence, n'ont pas été trouvés. Mais il ne s'ensuit pas qu'ils n'existent pas, et que nous ne les découvrions pas un jour, en explorant, dans une zone plus large, les alentours de l'hémicycle et du dromos.

Nous ne sommes donc pas sur une fausse piste. Nous avons sous nos pieds le Sérapéum de Memphis, et, avec le Sérapéum de Memphis, le monument sépulcral d'Apis \

Mais oîi se trouve le monument sépulcral d'Apis? Du moment où le Sérapéum est l'enveloppe de la tombe, il est naturel de penser que la tombe est à l'intérieur du Sérapéum. Bien plus, il est naturel de penser qu'on a dû la creuser en une de ses parties principales. La tombe du dieu ne consisterait-elle pas, par hasard, comme la tombe d'Alexandre à Alexandrie, comme les tombeaux des rois de la XXVP dynastie à Saïs, en un sarcophage déposé tout simplement dans l'une des chambres du Sérapéum ? Rappelons-nous cependant que nous sommes à Saqqarah, et qu'ici, il est sans exemple qu'on ait enterré les morts autre part que dans des caveaux souterrains, soigneusement cachés à tous les yeux.

Tout fait donc présumer que, poursuivant la voie dans laquelle nous sommes engagés, nous ne nous égarons pas. La partie principale du Sérapéum est le milieu de la grande enceinte où notre deuxième escouade fonctionne, et l'entrée de la tombe souterraine ne peut certainement pas être loin.

Toutes nos tentatives restent cependant sans résultat. Il y a quelques jours, j'avais

1. Le Pseudo-Plutarque dit : «... Encore moins faut-il croire ceux qui veulent que Sérapis ne soit pas >le nom d'un dieu, mais celui du monument sépulcral d'Apis». {De I», et OHr,, XX VL) Les auteurs que réfute le Pseudo-Plutarque, confondent le temple avec la divinité qui y reçoit un culte. Le «monument >8épulcral d'Apis» est le «Sérapéum»; il ne se nomme pas «Sérapis».

cru que la découverte de la grande porte du nord nous mettrait entre les mains un moyen d'investigation que nous ne possédions pas encore. D est évident, en effet, que la porte a (pi. E) doit conduire dans l'intérieur de l'enceinte à quelque partie du temple qui ne peut être une partie accessoire. Même raisonnement pour la porte 6 (pi. E). Dès lors n'est-il pas possible que l'intersection des deux lignes prolongées dans l'axe des deux portes (voy. pi. E, au point c) on trouve précisément l'enti-ée de la tombe d'Apis?

Vérification faite, ce n'est pas encore au point c que se trouve l'entrée de la tombe. H nous faut chercher autre part.

f) Le 27 mai 1851, je reçois, avec le Moniteur que m'envoie M. le Moyne, l'annonce d'une bonne nouvelle. Les démarches et les recommandations de l'Académie des Liscriptions ont porté J,eur fruit. Le Sérapéum a comparu devant l'Assemblée législative, qui, dans la séance du 7 août dernier, a voté un crédit de 30.000 frcs., «applicable aux travaux de déblaiement d'un temple dédié à Sérapis, découvert » parmi les ruines de Memphis, et au transport en France des objets d'art qui me par- » viendront». Je lis avec une curiosité facile à comprendre le procès- verbal de cette mémorable séance \

g) Des événements graves se sont passés ; ils ont occupé le mois de septembre presque tout entier.

On sait à quelles conditions les travaux, suspendus le 5 juin, avaient repris le 29. On sait encore qu'il n'avait pas été question, dans le firman octroyé, des monuments découverts, dont le gouvernement égyptien me donnait la propriété, et que cette difficulté faisait, depuis ce moment, l'objet d'activés négociations entre le consul-général et le gouvernement d'ABB as-Pacha.

Tout marchait à souhait et le litige allait être vidé en notre faveur, quand le vote de l'Assemblée législative est venu tout remettre en question.

Ce n'est pas que le vote par lequel l'Assemblée décidait «qu'il serait ouvert au » ministre de l'Intérieur un crédit de 30.000 frcs. applicable aux travaux de déblaie- »ment du Sérapéum» fût en lui-même quelque chose qui pût préoccuper le gouvernement d'ABB as-Pacha. Mais, après ce qui s'était passé, l'exposé des motifs était bien fait pour exciter sa juste susceptibilité.

L'exposé des motifs faisait en effet valoir précisément les raisons qu'il eût dû

1. Voyez plus loin Appendice, C. Je publie le rapport de M. Lacrosse, à cause de l'influence qti'il eut sur les décisions du gouvernement égyptien dans l'affaire du flrman.

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passer sous silence. Les «musées rivaux» et «ramour-propre national» y étaient mis en jeu. On parlait de la situation intérieure de l'Egypte, qui pourrait devenir encore moins favorable à Textraction et au transport des objets enfouis à Memphis! Enfin, sur la somme demandée, la moitié devait être consacrée au «transport» des monuments découverts «jusqu'à la mer». Or c'était là mettre le doigt sur la plaie vive. Le 29 juin, la question de propriété des objets trouvés avait été réservée, et il n'en avait pas été question dans la dépêche, par laquelle la permission de continuer les fouilles, m'avait été annoncée. Mais Abbas-Pacha n'en abandonnait pas pour cela son droit. Tout ce qui se trouve sur le sol de l'Egypte est sa propriété, et le premier venu ne peut sans une permission spéciale s'en emparer, fût-il le représentant d'un gouvernement ami. L'Assemblée législative ne pouvait par conséquent disposer des monuments du Sérapcum et décréter de son autorité qu'ils ne sont plus la propriété du gouvernement égyptien. Le procès- verbal de la séance, mis sous les yeux du viceroi, eut donc tout l'effet, que probablement, certaines personnes, qui m'étaient trop connues, en attendaient. Au vote du 10 août, Abbas-Pacha répondit en invoquant son droit, c'est-à-dire en demandant au Consul-général de France que les monuments, qu'il regardait comme sa propriété, lui fussent livrés.

Et en effet, la dépêche de Stéphan-Bey \ que M. le Moyne me communique officiellement, ne laisse aucun doute à cet égard. Dans cet étrange document, Stéphan- Bey expose les arguments qu'il croit devoir faire valoir pour justifier la mesure qu'il annonce. Il appuie de nouveau et plus que jamais sur le droit qu'a le vice-roi de posséder les monuments qui sont sur le sol égyptien, droit que M. le Moyne et moi n'avons jamais contesté. A côté de ce droit, il invoque le droit de la science, comme s'il périclitait en nos mains. H laisse entendre que j'ai manqué à mes engagements, que des monuments ont été «détournés» que d'autres ont été «volés et mutilés». Il conclut de là que je n'ai pas «de moyens assez actifs de surveillance», et cette surveillance, il se charge de la faire exécuter par cinq officiers^ « qui stationneront sur les lieux explorés par moi, surveilleront les travaux, empêcheront les dégradations, et constateront le résultat des fouilles». Quant aux monuments déjà découverts, ils seront tout simplement remis par moi aux agents de l'administration, et déposés dans une des salles du ministère de l'Instruction publique, au Caire. En résumé, aucune entrave n'est apportée à l'exercice de notre droit de fouille que je conserve intact. Mais les monuments déjà découverts ne sont plus à nous, puisque cinq officiers

sont venus et qu'il faudra les leur livrer; les monuments à découvrir ne nous appartiennent pas davantage, puisque, aussitôt découverts, ils sont mis sous le séquestre.

h) C'est le 5 septembre 1851, que trois des cinq officiers d'Etat-major sont arrivés. Les deux autres, me disent-ils, ne viendront que plus tard.

Il y a une huitaine de jours, les trois réïs que j'ai employés jusqu'ici ont été mandés à la Moudiriéh, et, je ne sais sous quel prétexte, on leur a fait dicter, tant bien que mal, une liste des monuments découverts depuis le commencement des fouilles. Après bien de pourparlers, on s'est arrêté au chiffre de 513.

Le premier soin des officiers est de me montrer cette liste et de me demander la livraison des monuments qu'elle contient.

M. BONNEFOY ^ est au Caire depuis quelques jours. Les circonstances sont si difficiles que je lui écris pour le prier de revenir. Il est décidé tout d'abord que j'avertirai le plus tôt possible le gouvernement français. M. le Moyne écrirait sans aucun doute de son côté. A la faute de faire imprimer dans le Moniteur des documents aussi compromettants que le rapport sur la loi du 10 août, le ministère français ne joindrait pas celle de laisser plus longtemps sans intructions son représentant à Alexandrie. Les monuments confisqués nous seraient rendus, les monuments que l'avenir ferait découvrir nous seraient laissés. Stéphan-Bey n'avait-il pas, le 11 septembre, fait entrevoir cette espérance? Attendre que les deux gouvernements se soient mis d'accord est dans la ligne de conduite que les circonstances nous imposent. Jusque là, si les officiers se montrent exigeants, nous choisirons parmi les 513 monuments ceux que nous pouvons laisser partir sans regrets. Quant aux fouilles, il n'est malheureusement pas probable que, d'ici à quelque temps, nous ayons des monuments nouveaux à montrer.

i) C'est bien à regret que nous nous sommes décidés à livrer quelques-uns des monuments confisqués. L'opération s'est faite en présence d'un des officiers et d'un délégué du Consulat-général de France. C'est le même officier qui a accompagné le convoi jusqu'au Caire ^

j) Nous l'avons cherchée et espérée assez longtemps pour que, le jour où elle se montre enfin à nous, nous saluions sa venue avec joie.

1. M. BoMMEFOY était depuis quelque temps mon secrétaire. 11 m'est resté fidèle jusqu'au bout. Au mois do septembre 1854, il est rentré en France avec moi. Je Tai attaché plus tard à la conservation du Musée de Boulaq. W est mort en 1859, pendant une mission à Louqsor.

2. Il n'est plus revenu. Comme les deux officiers attendus ne sont jamais arrivés, ce n'est, en somme, qu'à deux représentants du ministère des Affaires Étrangères que, par la suite, nous avons eu affaire.

Ce n'est pas encore la tombe d'Apis que nous tenons, maïs nous sommes certainement sur la voie.

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