Le serf et le boyard drame en trois actes imite de l'allemand
11c cont tous groupés autour de PeterofT; Ossip est seul as.» k l'écart sur la gauche.
rETEBorr. Oui. frères , me voilà rerenu parmi vous; après quinze uns d'absence et de voyages , je me retrouve aux lieux où je suis né.
ossiF. Et serf en revenant comme serf tu es parti 1
FtTtaorr. Oui; malgré oela, ni moins joyeux ni moins content.
ossif. A la bonne heure t
fgcdor. Par Saint Alexandre Newski, je ne m'attendais guère à te revoir des nôtres !
peteroff. Je faisais partie , vous le savez, des quinze cents moujicks donnés par le vieux prince en présent de noce à sa nièce Linska; la jeune dame, qui aime le luxe, nous cha"gea un jour contre un attelage du Meklembourg, six chevaux magnifiques , un marché d’or, ils valnient mieux que nous. Une fois dans la circulation, je n'ai plus fait que passer de main en rtiain ; enfin, il y deux mois, un coup de dés m’areudu au fils de mon premier
maître , le prince m’a gagné au jeu contre l’enseigne Borickloff.
ossip. Notre matire se laisse toujours duper.
peteroff. Ils ont joué très loyalement.
ossip. Loyalement, soit !.. mais on l'a payé en mauvaise monnaie.
peteroff. 11 n’aurait pas voulu de toi foui *
ossif. Un joueur n’a pas besoin de la folie des autres.
frtrroff, bas d Fœdor. Ossip est dono toujours le même?
foedor , de mime. Toujours mauvais plaisant; seulement la tête un peu plus dérangée qu’avant ton départ.
peteroff. Et le favori du jeune prince comme il l'était de son père?
foedor. Et, je crois, plus mailro ici que lui.
peteroff. AK! ça, avant que je reprenne mes travaux, mets-moi un peu au courant de tout ce qui se passe ici, car je n’y suit plus du tout.
foedor. Oui , oui , tout est bien changé depuis quinze ans.
peteroff. Le vieux prince Pierre Wolodimir est mort... je le savais; mais je pensai! que le jeune prince Alexis lui avait
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seul succédé et je fai entendu perler d’an Isidore, d’un frère...
foedor. Plus âgé qu'Alcxis ; il n’était pas au château lorsque tu y vins et n^r parut que pendant ton absence... tu u'as pu le connaître.
ossip. C’est aussi mon cousin.
fetehoff. Ah I bah 1 tu plaisantes 1 ossip. Nullement; car cette parenté est une honte pour ma famille. Mamèreavait une soeur... elle était jeune et jolie... elle plut an prince...
peteroff. Ainsi frère illégitime.
ossip. Oui... et pis que cclnl FEEDon. La mère d’Isidore mourut; le prince se maria ; la princesse, qui était un ange de bonté .prit l’enfant, l’éleva comme le sien... elle l’aimait autant et l'on eut dit leur mère i tous deux... C’est ainsi que notre jeune maître apprit dès le berceau è regarder Isidore comme un frère.
petebofp. Je comprends à présent.
foedor. Les choses continuèrent sur le même pied après la mort de la princesse, jusqu'à ce qu’Isidore partit pour les pays étrangers afm d’achever son éducation, de se perfectionner dans la peinture... que sais-je, moi? il y a déjà huit ans de cela.
ossip, se levant brusquement . Allons, c’est asseï de repos, à l’ouvrage! vous n’allei pas en manquer, le retour d'Isidore, le frère du prince; peut-être un mariage...
parler , préparei tout dans le château pour la réception de ce frère, pour la fête que l’on donne à la comtesse Emma... partez.
Les serfs s'éloignent.