ALEXIS, ISIDORE, OSSIP
Isidore rat entré pendant la phrase précédente. isidobe. Peut-être par ma mort...
Alexis. Toi! encore ici! que veux-lu?
imdoee. Tu Tas l’apprendre... Ossip, sors. Alexis. Demeure I
Isidore. J’y consens. ( A Ossip.) Reste donc; mais au premier signe, au premier geste. [Il luimontre unpisto/et.JTu es mort.
Alexis. Viens-tu m'assasiner?...
isiDoxE. Silence et écoute-moi ! tu sais ce que tu as fait; lu as détruit tout le bonheur que j’espérais en ce monde, lu as rnmpu tous les liens qui m’attachaient à la rie... je oc sis plus que pour un sentiment... la vengeance! je viens la chercher. [Il lui présents un pistolet.) Prends Alexis. Moi, mon frère!
Isidore. Est-ce en frère que lu m’as traité? Cependant, grScu à ta générosité, je suis libre, je suis Ion égal.
alexis. Ah! c'était juste.
isiooee. Pourquoi donc y mettre on prix ?
Alexis. J’ai déjà Causé ton infortune.
isid"RE. Que peux-tu craindre encore?
Alexis Oui, je comprends tes regrets, ton désespoir... Je ne suis pas insensible à la peine... nous aurions dn nous aimer.., Pourquoi celte femme elle est venue se pl icer entre nous? mais noire sort est fixé, elle est A moi, tu n’as plus rien à attendre... va-t-en
Isidore. Çen’esl pas ainsi que nous devons être sèpaiés.
Alexis. Ta raison est égarée, fuis., isidoxe. S’il en était ainsi. lu baignerais déjà dans ton sang... décidons lequel de nous doit faire place à l'autre, car nous ne pouvons plus vivre tons deux... si je succombe... c'est finj, tu la possèdes sans crainte. Si c’est toi . si c’cst toi, je recouvre 1a paix cl lecaluie... je m’éloigne;
mais dans mon exil, je saurai qu’elle est délivrée A jamais de l'exécrable union que lu l’os forcée de contracter devant Dieul [Il tend te pistolet.) Prends, Prends!
alexis, te saisissant Donne I tu as raison, je le sens; nous ne pouvons plusvivre tous deux... Oui, tu es la malédiction que m'a léguée mon père... tu es l’envoyé de ce dieu sévère qui punit dans les enfans les fautes de leurs pareus... Allons , jouons notre sort avec ces dés de plomb I [Il sa place.) Tu es l'offensé, tire.
Isidore. Non, je ne veux point d'avantage; être ou n’être pas, la balance est égale pour moi... Ossip. prends cette balle ; lorsque tu la laisseras tomber , nous tirerons ensemble, alexis. Soit.
Ossip prend la balle , s'éloigne. Les deux frères se
f ilacent A dix pas et diagunalcinent. Alexis, au ond A gauche, Isidore, vers l'avant-scène a droite. Ossip laisse tomber la balle; Us tireots tous deux tombent
ossip, s'avançant entr’ eux , puis levant les mains au ciel. Axinia !