LE SERGE? T FRÉDÉRIC
ÉLISABETH, craintif*.
Mais il peut revenir.
Vos beaux yeux le conjureront.
JEAN, rentrant suivi de payant.
Bon voyago.sirel (Riant.) Ah! abl... le carrosse deSa Majesté a l'air d'une vraie guérite.
ciiristinf., riant.
Ah ! ah !... et si bas, que les deux grands diables qui sont à chaque portière, pourraient se passer une prise de tabac pardessus l’impériale.
(Musique militaire au-dehors. — en détachement do soldats passe au fond, les paysans accourent .pour les voir.)
Bon I voilà justement ma compagnie qui revient de Postdam. (Il s'avance vers Ica soldats et commande.) Halte I front I à droite alignement I... J’usurpe tes fonctions, mon cher Ke>U, mais je suis tou collègue de grade, aujourd’hui.
EBITT,
Vraiment?
FRÉDÉRIC, aux soldât.
Oui, mes amis, par ordonnance royale, datée d’il y a cinq minutes, me voila votre lieutenant,
TOUS
Vive le lieutenant Frédéric t
FRÉDÉRIC, commandant.
Pixel présentez armes I haut les armes I rompez vos rangs... et, comme il est juste que je paie ma bienvenue, avance à l'ordre, Jean, mon compère... donne-nous tout ce que lu as de mieux dans ta cave... il faut abreuver ma oompagme.
TOCS.
Vive le princo royal I
FRÉDÉRIC, à Relit.
Oh ! non, pas do prince 1 cela gâterait tout...
Les soldats »c mêlent aux paysans. — Jean et Christine apportent des brocs, des verres, des bouteilles, etc.
ÉLISABETH, bas au comte.
Convenez, cher comte, qu'il est charmant.
FRÉDÉRIC, bas à Relit.
Tu venais m'apprendre la triste nouvelle, mon pauvre ami... on veut me marier malgré moi... mats je résisterai, jo brave- m la colère du roi... car j'ai le cœur pris, mon cher... Tiens, cause politique avec le bonhomme d'oncle, pour que je puisse causer d'autre chose avec la nièce.
JEAN-
Voilà du vin et de la bière, comme s’il en pleuvait en Prusse.
Verse donc, commère Christine, ot n’oublie personne.
CHRISTINE
Nous voulons boire aussi, nous autres, au parrain et à la marraine, et à nos braves soldats. (Des groupes «e forment et on verte à boire à tout le monde.)