‹ Le sergent Frédéric comédievaudeville en cinq actesChapitre 2 sur 83 · LA COUR DU MOULIN DE SANS-SOUCI · texte numérisé non relu

LA COUR DU MOULIN DE SANS-SOUCI

A droite, U mai>on de Jean. — A gauche. Tenlrée du moulin, arec escalier H rampe en bois, sous lequel est un soupirnl de w *- — An foaJ.un pajMge, arec un pelil ponl *ur USprée. Des t*hles, 'des chaises, des sacs de fariue el autres attirails do ■cuaier.

Sq£NE I.

CHRISTINE, u* Garçon Meunier, puis JEAN.

CHRISTINE, sur l'escalier du moulin.

Comment I tu es sùr de ce que tu me dis là ?

LE GARÇON, sur le puni.

Oui, bourgeoise.

CHRISTINE

L'onclo Willivm ne peut pas venir?

LF. GARÇON.

Non, bourgeoise.

CHRISTINE

Ni la cousine Nika, non plus?

LE GARÇON

Absolument, bourgeoise.. I-a tante Fliemann est dangereusement malade, si bien qu'elle se trouve indisposée... le pere Wilhem et sa lille sont partis pour aller auprès d'elle, et, quand je suis arrivé dès ce matin, au petit jour, pour les chercher avec la carriole, que j'ai cogné à la porte.. .j’ai trouvé visage de buis.

CHRISTINE

Eli bienl c'est gentil I... nous u 'aurons, ni parrain, ni mar-

i.e sr.ncr.’ft rm'Di'nic,

raine !... Et mou mari, qui ost la. »‘la cave, qui tire tic la bière pour le baptême !

LB GARÇON. cliarsoant un #ae.

OI,i pour ce qui csl <lc ia bière, on la boira tout do même.

CHRISTINE, appelant.

Eh I notre homme 1...

iRAN, paraissant au soupirail.

Voilà, voilà... Sois tranquille, ma petito femme, je serai ma. 10 n’ai plus que onze canettes à tirer.

1 * CHRISTINE

11 s'agit bien de cela!...

JEAN. ,

De la véritable bière de llockerland... le roi n’en boit pas de meilleure.

CHRISTINE, soupirant.

Tu en as tiré plus qu’il n'en faut, mon pauvre Jean.

JEAN

A cause?

CHRISTINE

A cause que tout est démantibulé, et le baptême remis a je no saisquaud.

JEAN

Crisli I Christine, qu’eet-ce que tu me dis là I (il quille le soupirail, cl réparai! bientôt, sortant par «ne l*«rlc qui donne »ur l'cicaller.)

LE GARÇON

Le fait est que c’est désagréable.

CHRISTINE, en #cèno.

Va faire la besogne, loi , Fanferlich... lu n’es qu’un oiseau de mauvais augure.

LR GARÇON.

On S'y conforme, la bourgeoise. {H va ci tient, rangeant çaet la.)

JEAN, asilé.

Comment, le baptême est démantibulé?

CHRISTINE

Mon Dieu oui, l’onclo etla cousine sont obligés do restée auprès do la tante Flicmann, qui est malade.

JEAN

' Elle prend bien son temps, la Unie Flicmann !... Un baptême magnifique!... quand j’ai invité toutlc monde de Sans-Souci !... quand j’ai tué cinq lapins et (leux coqs mâles !... quand je viens ue tirer soixante-trois candies de bicre do llockerland I

CHRISTINE

C’est désolant!

FANFERLICH.

La bourgeoise! la bourgeoise !... voilà vos locataires qui arrivent. {On volt arriver Elisabeth cl I© cuuiio, dan» un peut bateau, sur la Sprce.)

CHRISTINE

Il faut donc décommander tous nos amis qui vont venir?

JEAN

Il faudra donc quo nous mangions tout seuls deux coqs mâles et cinq lapins l

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