‹ Le sergent Frédéric comédievaudeville en cinq actesChapitre 37 sur 83 · ET D'AUTRES OFFICIERS GÉNÉRAUX · texte numérisé non relu

ET D'AUTRES OFFICIERS GÉNÉRAUX

ÉLISABETH, prête à s’agenouiller devant lui.

Sire...

LE ROI, la relevant «I l’embramnt.

Ma Allé... je vous reçois en soldat... L'étiquette do la Cour de Vienne ne s'accommoderait guère de cotto tenue... mais c’est la mienne, et je m’y tiendrai... si toutefois elle ne vous effarouche pas trop. (Regardant alternativement Elisabeth et Frédéric en souriant.) Ah I ah !... (s'approchant de Frédéric ri à demi-voix.) Eb bien t vous avez vu votre fiancée, monsieur...?

FRÉDÉRIC, baissant la tête.

le l’ai vue, sire.

LE ROI, étonné.

(loin?... Quoi I... vous n'avez pas été ravi, enchanté?... la princesse...

La princesse est charmante, sire... mats...

LE ROI

Mais?

Mais... un autre amour...

LE ROI

Hein?

Un souvenir, qui sera éternel...

le roi.

Plaît-il ?... (il regardé le baron, qui continue par aes gestes le rapport qu’il vient de faire.) Qu’est-co que Cela signifie ?... (Uaut.) Ainsi, vous persistez à refuser...

FRÉDÉRIC, vivement.

Non, aire !... non pas I... Je mo soumettrai à vos ordres.

LE ROI. souriant.

Ahl

FRÉDÉRIC, d’un ton douloureux et plaintif.

Il m’en coûtera... je sens que je serai malheureux... que cette alliance empoisonnera loute ma vie... Celle que j’aime est moins belle, peut-être, moins noblo assurément que la princesse... jo ne les compare pas... Mais je l’aime, mon père!... (La voix entrecoupée de larmes.) et il bien cruel, bien affreux, allez, d’êLro réduit à étouffer la voix do son cœur!. .. Mais j’offre au roi ce douloureux sacrifice... qu i! ne croira pas trop payer, je l'espère, par la seule faveur que j’aie jamais implorée do’ sa bonté.

LE ROI

. Et cotto faveur... sans don te... c’ost une amnistie pour les déserteurs?

C’est do signer la grâce de Keitt, en même temps que le malheur do votre fils... (il e*»ule une larme. — a part.) Nous y voilà I

LÉ ROI, après avoir regardé de nouveau le baron, qui réitère ses gestes affirmatif». — - A part.

Ah I c’éSt trop fort!.,, (il fait un mouvement de colère, qu’il réprime aussitôt.) Non, du calme... (Haut et d’un ton pate rnel-..) Eh bien I non... je no veux auo lu sois malheureux... J'ai deux autres fils, et, à ton défaut, la cour de Vienne acceptera sans doute l’un d’eux pour époux de la jeune duchesse.

FRÉDÉRIC, stupéfait.

Qu’est-ce qu’il dit? qu est-ce qu'il dit?

LE ROI

Allons, mon ami, qu’il ne soit plus question de ce mariage, et laisse-moi diriger comme je l’entends les affaires do l’Etat. FRÉDÉRIC, voyant la roi passer pré» du baron, avec lequel il échange un regard.

Le baron I... Il savait tout I

LE ROI, d’un ton sévère.

Général Sturner I...

Sire.»

STCRMF.R.

LE ROI

Vous convoquerez dès aujourd'hui et présiderez vous-même un conseil de guerre, qui jugera le lieutenant Keilt, déserteur I tous.

Déserteur I

LA REINE, 1 pari.

Keilt I... ô mon Dieul

FRÉDÉRIC, avec force.

Eh bien 1 sire... faites-moi juger comme lui !... car, si lo lieutenant Keilt a deserté, lo sergent Frédéric a déserté aussi ! TOUS.

Lui)

Mon Gis f

Là REINE.

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