U ROI
Qu’oses-tu dire ?
ÉLISABETH
Non, nonl... c’est impostbie I
FRÉDÉRIC, continuant du même ton.
Le lieutenant Keitt a été arrêté, à dix lieues de Berlin, dans un château...
STCRNER, à part, s’avançant.
Ecoutons I
Eh bjen I c’est moi, moi, son prince, son ami, qoi lui avais ordonné de m’accompagner, de me suivre dans ce château... ou m'appelaient des motifs... qu'il ne me convient pas de faire connaître...
STURNER, À part. '
Que dit-il?
Surpris avec lui, je n’ai pu expliquer notre présencejlqu’en le livrant commo un déserteur, que j’étais chargé de poursuivre...
x LK ROI, d’une voix forte.
Tu mens!... tu mens, te dis-je I... Si tu avaisfait cela... situ avais déserté!... on apprendrait bientôt qu'avant d’être père, je suis roi!... et tout prince du sang que tu es... Mats tu meus I
Interrogez les gens do ce château... ils témoigneront que je me suis défendu, qu’ils m’ont terrassé... et, tenez! ÜSTetrouveront sans doute mon aiguillette de lieutenant, qui m'a clé arrachée dans la lutte.
STURNER, vivemcèt.
Celte aiguillette!... (Il ouvre son uniforme et l'cnrcllre. ) CCtlO aiguillette, que voici I... c’était la vôtre ?...
FRÉDÉRIC, étonné.
Comment se trouve-t-elle en vos mains ?
STURNER.
C’était la vôtre?...
Vous voyez, sire, que j’ai dit la vérité... Une grâce, ou deux condamnations!... à vous lo choix!
LE GÉNÉRAL, à part.
C’était luit... l’amant de la comtesso... c’était le prince royal I
LE ROI
Prince Frédéric)... votre épée !
LA REINE, effrayée.
Sire !
Attends-moi, mon brave Keitt I... Si on te fusille... ce sera du moins en bonne compagnie I (it remet ion épée au général, tanefi* que le roi donne aux officier» qui entourent le prince l’ordre de l'emmener.)
Fin do troisième acte.