SCÈNE IV
LE G NKRAL, puis LE BARON, les qvatrb Valets de pied et le Domestique de Frédéric.
LE GÉNÉRAL
Mon approche a donc fait fuir les prisonniers... Où sont-ils?
JEAN, montrant la porte de droite.
Us sont là, général.
LE GÉNÉRAL, éloignant ChrUtiue, qui s'ôtait placée devant ta table.
Il parait que ces messieurs prenaient leur captivité assez joyeusement.
CHRISTINE, prenant une bouteille vide.
Comme vous voyez, général, il n’y a plus rien dans les bouteilles.
(Les valet» entrent et desserrent la table, le valet de Frédéric remet sur la tablo l’encricr et te papier; puis ils «orient tous, emportant In manne.)
|,E GÉNÉRAL, à part.
Quelle insouciance! (Haut.) C’est bien... allez, laissez-moi.
CHRISTINE, bas à Jean.
En voilà encore un qui n’a pas Pair d’être caressant tous les jours.
JEAN
Vous me direz : co n’est pas son étal.
LE GÉNÉRAL, SCUl.
J’ai eu tort de quitter le conseil ; c’est un acte de faiblesse... Mais mon émotion était trop vive... ello m'eût trahi... Ma tête enfantemillo projets, ma raison les repousse tous... Lui parler?... le moment est mai choisi et c'est manquer à ma dignité!... Ah 1 cette position est cruelle, jesoufTre trop et trop longtemps... f aimerais mieux une balle dans le cœur!
LE RARON, entrant, de* papier* à la main.
La séance est terminée, général... j'étais inquiet de votro indisposition, et jo me suis permis de venir...
LE GÉNÉRAL, brusquement.
Qu’a-l-on décidé ?
LE DARON
La majorité a condamné le lieutenant Keitl.
LE GÉNÉRAL, plu» Violent.
Et Frédéric?
LE RARON.
Sachant l'intérêt bien naturel que vous porter, à notre jenne prince...
LE GÉNÉRAL, se contenant.
Oui, jo loi porte un intérêt tout particulier.