‹ Le sergent Frédéric comédievaudeville en cinq actesChapitre 46 sur 83 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

Lrs Mêmes, I.F. ROI.

rr.EDÈRic.

le ml! .. ahl diable 1 cachons l’orchestre! (il Ucut ta flûte ca-

ÜKtJuiisre lui.)

KEITT, voulant se retirer.

Sire...

LE ROI, assez brusque.

Restez, restez, messieurs... ne vous dérangez pas.

Daignez vous asseoir, sire, et nous oxcuser sur la modestie de noire mobilier... nous étions loin de nous attendre à uue telle visite.

LF. ROI.

Ce n’est pas une visite que jo vous rends, messieurs, je vous prie de le croire... je viens voir par moi-même co qui se pa>-e Ici. (Il va vers la porte de gauche, la pousse, puis rrdeteeud en scène.) FRÉDÉRIC, h part.

C’est une rondo major... cela rentre mieux dans ses habitudes.

LE ROI. regardant va et là.

Il n'y a point de femmes ici?

KEITT.

Non, sire.

Nous ne nous permettons pas tant do luxe et do douceur.

LR ROI.

Cependant, il en est venu une, je lésais... je sais aussi que, grâce à la faiblesse d’une personne qui fait bon marché de la discipline militaire, vous avez fait ici une espece d'orgie. FRÉDÉRIC.

Votre majesté avait ordonné qu’on jugeât une promenade nocturne comme désertion , mais il n'éUil pas convenu qu’on nous prendrait par la famine.

le roi, A part.

Il m'impatiente, celui-là, avec ses réponses! (Haut.) La citadelle est une prison d’Etat; les détenus, quel que soit leur grade, ne doivent pas y être réun s, c’ost contre les règlements... (Le» regardant l'un et l'autre, et &’adm>sani à Frédéric.) et que FaiWhi- VOUslCl?

Mais sire, nous faisons co que l'on fait assez généralement.;, dans les fers... nous cherchons à nous désennuyer.

LF. ROI.

Vous chantiez des romances... (se rapprochant.) Que cachezvous donc là, avec tant do précautions?... (Passant derrière Trédérid.) Une flûte!... (Avec indignation.) Même sous les verreoxl quand une condamnation a mort est suspendue sur sa tttel... il joue de la flûte; (Il la jette au loin )

C'était le passe-temps d’Appollon, quand il étaillerger... je no crois p.is valoir beaucoup plus que ce Dieu, quoiqu'il ne fut pas de la maison de Brandebourg.

l.R noi, allant brusquement, à Keitt.

Et vous, monsieur, faites-vous aussi des chansons pour votre belle ?

KEITT, (D'haut près de la table..

Sire, j’écrivais... à ma sœur. (LO reine parait au fond, à droite, suivie de deux dames d'honneur, qui s'éloignent par la gauche.)

LE ROI

Ah ! vraiment?... Eh bien ! ajoutezâ votre lettre que vous serez fusillé demain matin sur la place dWo.es.

FREDERIC ET KEITT.

Fusillé f

J’obéis, sire, (il écrit.)

LE ROI, »c retournant vers Frédéric.

Et vous, monsieur, jouez de la flûte.

(Il se dispose à sortir et se trouve en face de la reine.)

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