SCENE XI
Us Utiles , LE BARON DB KOPPEN NICKEN, Us Officies.
Soldats, en dehors.
Encore cet homme I
CHRISTINE
Silence 1
ÉLISABETH
Quel contre-timps !
JEAN, à part.
Si je pouvais lui casser quelque chose !
LE BARON, & l'officier, en dehors de la grille.
Oui, capitaine, c'est un ordre exprèsde sa majesté, concernant le lieutenant Kcitt... je ne sais pas ce que contient celte missive.
LB CAPITAINE, prenant le papier.
Je vais prendre connaissance des ordres de sa majesté, (il •'éloigne à gauche.)
LB BARON, entrant.
Prince (Elisabeth a fait un mouvraient rapide pour cacher leitl,
assis à droite, enveloppé du manlcau, et Christine aVst placée devant frédéne, assi* à gauche et portant lo manteau dr Kcitt. — Le baron, remarquant ce double mouvement.) C’est singulier, il y a ici un air de mystère... (Haut, s’adressant à Relu.) Prince, lo roi, votre auguste père, a daigné me charger do... (se retournant ver» Frédéric qui a fait un mouvement de joie, et reconnaissant *oo erreur.) Ah I... ce o’est pas lui I
KEiTT, ae découvrant.
Eh bien ! non, monsieur, je ne suis pas le prince... vous poum me dénoncer... peul-ètro une récompense vous est-elle promise.
LE BARON, piqué.
Une récompense T
ÉLISABRTII, d’un ton sévére.
Dans les états d’Autriche, monsieur le baron, vos fonctions ont pu parfois être confiées à un homme du mince valeur... mais personne ne les a jamais avilies I
LE BARON, Interdit.
Je ne vous comprends pas, madame.
Oui! c’est une honte ponr notre vieille Gnrmanie, que devoir un gentilhomme pousser la servilité jusqu'à descendre au métier d’espion I
LE BARON, tré*-érnu.
Espion I... moi I... Ah ) prince, après un mot comme celui-la...
On baisse la tête, ou l’on se justiûe f
LE BARON, relevant la tétC.
Non, monseigneur... on so venge I
Plaît-il?...
LE BARON
Oui, on se venge I... (a Relit.) Venez monsieur.
Quallez-vous faire I
LB BARON
Eh I parbleu, je vais le conduire...
ÉLISABETH
A la mort, peut-être I
LB BARON, à kcitt.
Allons donc, monsieur.... (voyant entrer le capitaine, changeant de ton et élevant la voit.) Venez, mon pnnco... ia rciuo, votre mère, vous attend au palais.
FRÉDÉRIC, bas au baron.
Ah! baron!... et c'est vous 1... vous, qui le sauvez I
LB BARON, bai. «
Ce n’est pas mal, pour un espion.
Merci I merci I
KEITT, a b aron , qui l’entraîne.
Mais, le prince I...
LB BARON, A Kcitt, voyant le capitaine et la troupe qui paraissent au fond.)
Couvrez-vous bien . altesse... il fait, ce soir, un froid trèspiquant.
LE CAPITAINE, au fond, à gauche, montrant un papier à tes soldats.
Ordre du roi : « Le lieutenant Keitt doit-être fusillé dans une heure I
FRÉDÉRIC, bas A Christine.
N'oublie pas le signal I
fin do quatrième acte.