SCENE X
Les Mêmes, ELISABETH, CHRISTINE, JEAN.
ÉLISADETU, entrant et donnant un papier au gardien.
Nous venons chercher ici le prince royal... il est acquitté 1 il est libre !.. voie» l’ordre signé par le général Sturner lui-même. FRÉDÉRIC, allant à elle.
Vous!... ma belle princesse !... qui m'apportei le plaisir de vous voir et la liberté!... deux honneurs à la fois I Christine, à part.
Est-il gentil!... je raffolle de ce prince-là, mol 1
KEITT, glissant une lettre dans la main de Jean.
Tu tiendaasta promesse, n’esl-cu pas?
jean, bas.
Vous pouveÉ* y compter, mon officier.
KEITT, lui tendant une bourse.
Tiens.
JEAN
Fi donc I est- ce quo ces serviccs-là se payent avec do l’argent
KEtTT.
Ah! je o’en aurai bientôt plus besoin.
êlisaretu, avec. joie.
Oui, prince, oui, votre liberté 1
Et la 6ienne, n’est-ce pas?... la sienne aussi?
ÉLISABETH
Sorloz d’abord d'ici, prince ; venez, la reine vous attend avec impatience... nous aviserons, avec elle, auooyenle plu» prompt de sauver votre ami.
Le plusprompt,dites-vou8?... mais rien n’est aussi prompi quo la justice militaire du roil (Vivement, en voyant entrer son domestique. qui porte son ma otca uct son chapeau.) Attendez!... les moyens les plus simples, les plus communs, sont toujours les meilleurs... car on ne s'en délie pas... La nuit commence à nous gagner, il faut en profiter sur-le-champ!... (a Keiu.) Prends mon manteau et mon chapeau !... eh vile ! vile I... ne perdons pas une minute! (il couvt» Kcitt de aon manteau cl de son chapeau quo lui présente son domestique.
ÉLISABETH, vivement.
C’est la seulo chance do salut, il faut se hâter I KEITT.
Comment! vous voulez?...
FnEnÉRic.
Je veux que tu te sauves d'abord, que ta sois hors de la ville dans une demi-heure... nous verrons après.
ÉLISABETH
J’ai précisément là, an pied do la citadelle, la chaise à porteurs de la reine.
Bravo! c'est an mieux! (a ican et à Christine.) Me3 amis, je vous le confie) vous m’en réponde* !... prenez tout de suite par la porte do Potsdam.. . allez... (lcb retenant.) Non!. ..un instant!... je voudrais un signal... quelque chose qui vint m’avertir qu’il est hors do danger.
JEAN , vivement.
Un coup de pistolet I
Ça fait trop de broiL
CHRISTINE
Une chanson !
C'est ça, onit une chanson... sur la place d’Armes, sous ta première meurtrière delà citadelle... je reconnaîtrai la voix... partez... (L» grille de droite s'ouvre. — On volt parailrc te baron, suivi d'uo officier et do quelque* soldai*. — La nuit est venue. — Ou porte des flambeaux.)