‹ Le sergent Frédéric comédievaudeville en cinq actesChapitre 68 sur 83 · SA1NT-EOBF.RT · texte numérisé non relu

SA1NT-EOBF.RT

Il va sans dire que mon brave homme de beau-père ne sait pas le premier mot de nos petits arrangements... Toi., que veux-tu? une réparation?

d’espremont.

Ni plus, ni moins.

8AINT-RORBRT.

Je te l’offre... un capitaine vaut un chirurgien.

d'espremont.

C'est juste.

SAINT-ROBERT

Et puis, lu ne sais pas...

SAINT-ROBERT. D ESPREMONT.

SAINT-ROBERT

Ce cher d’Espremont!

D'ESPREMONT.

Tiens, ce cher capitaine., mais il y a des siècies qu'on ne l'a vu... que devicns-iu donc?

SAINT-ROBERT

ftjpn. et loi?

d’espremont

Pas grand chose., je me promène, et loi?

SAINT-ROBERT

Je fume., la vie estai triste I

d'espremont.

Ah! ne m‘en parle pas. c’est ce que nous disions encore hier en dînant au café de Paris.

Et c’est pourquoi tu t’es permis quelques légèretés à la sortie du spectacle?

d’espremont.

Tiens, tu sais cela, toi ?

SAINT-ROBERT

Parbleu ! puisque nous nous coupons la gorge co matin bien gentiment I

d’espremont.

Moi avoc toi, l'un aidant l'autre?

saint-robf.rt.

Ehl oui. (à/xirf.) Allons il n'y a que co moyen. (A zuf.) Ce cher l'Espremont... le voilà tout étonné!

d’espremont.

On le serait à moins, que diable! jo ne t'ai pas vu depuis deux mois, et la première chose que tu me proposes en me rencontrant, c'est un duel.

SAINT- ROBERT

Au fait... tu ne sais pas... ce cher d'Bepremont, je lui dois bien une explication...

d‘f.spremont.

Elle me fera plaisir.

SAINT-ROBERT

Tel quo tu me vois, mon très-cher, je suis amoureux fou do Mlle Delaunay.

d'espremont.

Cest donc pour cela que tu ne soupais plus.

SAINT-ROBERT

Oui, pour cela, et ensuite parce quo je n’avais plus d’argent.

d’espremont.

Ce pauvre ami !

SAINT-ROBERT

Très- pauvre et très-ami... Etant amoureux... il m a pris fan laisiede me marier... tu comprends.

d'espremont.

Je ne comprends pas., mais c’est égal., continue..

SAINT-ROBERT

Quand on a l'espoir et la volonté de se marier., on a bien le iroil de se considérer comme le gendre de son futur beaupère.. n'est-ce pas?

AIR : Tenet mni je rail m» éaw komwtt.

Pour mi col tiumm« qui n'racbula,

Porte caché» dan* M babil*

Solttnto Mille franc» de renie,

A l'ombre de eet cbmrai gri» .

D'ESPREMONT.

Je comprend» ! ei per nne belle

Je le uela, ce coep faut... .

Ea Immolant m redinjotie,

Immolerait ma capital. [Ut-)

Eh ! bon Dieu ! mais tous tes créanciers m'intenteraient un procès en dommages-intérêts... C'est dit, nous nous battrons...

SAINT-ROBERT

Tout de suite, si in veux.

d'espremont.

Volontiers.

SAINT-ROBERT

Ce cher ami, tu as des armes, des témoins?

D’ESPREMONT.

Des pistolets, des sabres, des épées et deux officiers de carabiniers.

SAINT-ROBERT

Les miens sont ici près, dans une auberge, nous allons les prendre et chemin faisant nous arrangerons les conditions du combat.

d’espremont.

Oh! le fer ou le plomb, ça m’est égal.

SAINT-ROBERT

Ce cher d’Espremont ! que je suis donc content de t avoir rencontré... tu le portes bien (railleurs...

d'espremont.

Très-bien. ( En sortant , Saint-Robert et dEspremont rencontrent Kennedit , qu'ils saluent ).

«ctex n.

Le Colonel KENNEDIT, suit» d un groom qui porte une boit* de pistolets et des épées. ,

saint-Robert , à Kennedit en saluant.

Après vous, monsieur.

kennedit, de mime.

Oh I ces messieurs sont peut être pressés?

saint-robbrt, è dEspremont.

Crois- tu?

d’espremont.

Mais, oui... l’appétit vient en mangeant.

(Ils sortent en riant.)

EENNEDIT.

Ces français ça rit toujours. Il faudra aue je leur demande comment ils font pour s'amuser, (^u groom) Posez ces armes U, et prévenez monsieur Delaunay que je suis à ses ordres.

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