‹ Le sergent Frédéric comédievaudeville en cinq actesChapitre 69 sur 83 · LS GROOM · texte numérisé non relu

LS GROOM

J’jr coare.

kcnnedit, un instant seul , il regarde sa montre .

Onze heures et demie... il m'avait dit à midi... mon exactitude est en avance... un duel à cinquante ans quand on e-d père de famille, c’eût de la folie... Si jétais le gendre de monsieur Delaunay... ce duel n'aurait pas lieu. Mais je ne suis que son ami !... voyons cependant: l’amitié ne m© donne-t-elle pas le droit d’expoierma vie pour sauver celle d’un chirurgien qui pourrait elre dod pere?

SCINI VU.

KENNEDIT, M. FENIMQRE (tout en marchant fort vite.)

FKKIMORB, regardant autour de lui.

Oui, voilà bien le pavillon et la maison aux volets verts. C’est

âENNEDir, à part .

On étranger.

FEMMORB.

M Delaunay, ê’ii-vous-plaU ?

KENNEDIT.

11 est en affaire et je l’attends.

FENIMORB.

Ah I en affaire... et vous avez des pistolets... Je comprends, une affaire d'honneur sans doute...

KENNEDIT.

Chut I ces dames sont peut-être là ?

FlNIMORE.

Très bien I je me retire... (A part.) Allons, va marche 1 Le capitaine respecte le testament.

KENNEDIT.

Monsieur n’a rien à dire ?

FENIMORE

Non, non, je reviendrai... Que M. Delaunay ne su dérange pas! (Il tort.)

KENNEDIT.

Bien de plus!... Quel est cet original f

sciant nu.

M. DELAUNAY, KENNEDIT.

M. DELAUNAY

Ah t vous voilà, mon ami. Ma lettre vous a dit ce que j’aUendais de vous?

KEÇNENIT.

Et c’est ce qui m’enragu!

M. DELAUNAY

Bah I ce n’est pas le premier, et ça me rajeunira.

KENNEDIT-

Voyons I ne pourrait-on pas arranger...

M. DELAUNAY

Et le puis-je... Vous allez eu juger vous-meme-.. Hier... (Au moment où if. Delaunay parle, ou deux coups de pistolet.)

pour le pore... j'aurais des chances pour devenir le gendre... je me battrai...

SCINïX X.

Les Mêmes , SAINT-ROBERT.

JULIE, è part.

M. de Saint-Robert... Ah I je suis plus tranquille.

SAINT-ROaERY.

Je vous dérange peut-être... mais je viens en ambassadeur porter à M. Delaunay des paroles de paix.

M. DELAUNAY

A moi?

joue, à part.

Il nfa tenu parole.

SAINT-ROBERT

M. d’Espremont, mon ami m’a chargé de vous exprimer tous ses regrets pour la petite altercation qu'il a eue avec vous hier...

Mais alors, ce coup de feu...

SAINT-ROBERT

Quoi I je ne vous l’ai pa» dit ? ce cher d’Espremont, mon ami, a une balle d ns le bras... ici. (A part et te grattant l'épaule.) Nom d'un ctenl ça me cuit aussi 1 Haut.) Et comme il fait toujours les choses galamment, il m'a promis de vous écrire une lettre d’escuso.

M. DELAUNAY

Très bien I mais il me semble M- l’ambassadeur que vous pourriez ine dire le nom de sou adversaire, il ui’a tout l'air d'être de votre connaissance intime.

SAÎNT-ROBERY.

Vous croyez, c’est possible... le fait C3t que ce cher d'Espremont, mon ami, a une balle dans le bras ; o est bien triste I

M. DELAUNAY

Triste, soit I mais peu i .air I

RF.NNEDIT, à part.

Hum 1 Mlle Delaunay regarde beaucoup ce monsieur... s’il avait pria ma place... je crois que j'aurais le droit do mo fâcher.

sczirz ax

Les Mêmes, D’F.SPREMONT.

d'espremont.

Non morbleu!... vous m’écorcherez tout vif I (A Saint- Robert.) Le diable soit des médecins de village I quels bourreaux I

M. DELAUNAY

Qu’est- ce?

d’espremont.

Parbleu monsieur... je suis ravi de vous rencontrer ! mon ami a <ld voui lo dire... j’ai une balle quelque part dans le bras, et ma foi je l’avais bien méritée... m,is vous êtes chirurgien... et vous allez m’arranger ça... sans rancune.

M. DELAUNAY

Je suis tout à votre service.

saint-robert, ci part.

Le brigand I pourvu qu'il ne parle pas I

d’espremont.

SCÈltfZ IX.

Les MLMIi, MADAME DELAUNAY, JÜLIB, eR« sortent vivement de la maison.

KENNEDIT.

Avez-vous entendu?

M. DELAUNVY.

Parbleu I

MADAME DELAUNAY

Quoi est ce bruit?

KENNEDIT.

Mais Je suppose que c’est un coup de feu.

Jl'UB.

Maman... vois... des pistolets...

MADAME DELAUNAY

J’en étais iûre... mous allez vous battre!... vous venez des sayer ces armes.

JULIB.

Mon pyro.

KENNEDIT, à part.

Bon !... ce cri, cette émotion... je crois que si je me battais

Et toi Saint-Robert, ta blessure comment va-t-elle T JULIE, vivement .

Sa blessure?

m. delaunay.

Ah I lui aussi est blessé?

d’espremont.

11 ne vous l’avait pas dit, c’eut très délicat... mon cher!.,, depuis la chevalerie on n’a rien fait de mieux...

SAINT-ROBERT, Ô part.

Que le diable t’emporte I

jolie, à part.

Se battre pour mon père... c’est bien !.. (Rasa Saint-Robert.) Merci 1... merci I... comptez sur ma reconnaissance...

SAINT-ROBERT, de mime.

Mademoiselle...

KENNEDIT, à part.

Us se parlent Das I... voilà qui me décide...

m. delaunay, bas à Saint-Robert,

J’aurai lout-à-l'hcuro un mot à vous dire.

Dioit ized-bvXîoogle

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