DELAUNAY, SAINT-ROBERT
delaunay, U regardant.
Quel notaire I mais sacrebleu! il faut que je prouve à tous ces gens-là que je me porte un peu mieux qu'ils ne le croient. (.4 Saint- Robert.) Ahl vous voilà, monsieur, vous vous faites attendre.
saint-Robert, tirant ta montre.
Oh! cinq minutes à peine... le temps d'aller et de revenir... comme, il disait tout-à-V heure.
H. DELAUNAY
Et votre absence m'expose à recevoir des visites três-désa gréables... le notaire de votre oncle est venu, monsieur, pour savoir si vous aviez rempli les clauses de certain testauieut.
SAINT-ROBERT
Déjà ! est-il pressé, ce notaire, e’est comme le baronnet, un diable, monsieur, un vrai diable...
M. DLLAONAY.
Le baronnet, un diable 1 il est ici depuis un mois, et c’est à peine si Po t î \“ perçoit do sa présence, vous n’y êtes que depuis ce matin, et Uut estsens dessus dessous.
SAINT-ROBERT
Alors, c’est que je suis contagieux... au fait vous ne savez pas, nous avons ou un pctilbouideeonversalinn, lèle-à-tête, le baronnet et moi... C’est un homme charmant et qui fait honneur au 7* hussards... je suis seulement fâché de lui avoir donné un coup d’épée.
M. DELAUNAY
Vous l’avez blessé? mais, monsieur, vous êtes insupportable... vous arrivez de je ne sais ou...
Du Pecq, monsieur.
M. DELAUNAY
Et vous abîmez tout le monde... vos amis, le colonel, tout cela m’agace à la tin., et je ne serai tranquille, que lorsque je vous aurai fourni les moyens de rejoindre votre oncle.
SAJNT-ROBERT.
Merci, monsieur, lo voyage est trop long... nom d’un c’ie»... je préfera rester ici.
M. DELAUNAY
EH bien, nous allons causer ici près, dans le bois... vos témoins sont toujours là?
SAINT-ROBERT
Toujours I... ahl mon Dieu! et moi qui oubliais ce pauvre baronnet !
M. DELAUNAY
Qu‘ est-ce?
SAINT-ROBF.RT.
Il m’a prié de venir ici tout exprès pour réclamer vos soins.
C’est donc grave?
SAINT-ROBERT
Non... Vous y courez, n’est-cc pas?
M. DELAUNAY
Oui, j’y cours, mais vous m’attendrez. (Criant) Hé Julie î JULIE, dans la coulisse.
Mon père ?
Ma trousse... et vivement.
saint-robert, se froWtnt l’épaule.
Nom d’un c'ien... ça me cuit de ce côté-ci !... et do deux ; je suis tout égratigné. {Il s'asseoit
M. DELAUNAY
Que faites-vous la ? on dirait que vous allez vous trouver
mal !...
SAINT-ROBERT
Moi... non... je m’asseois en attendant...