HORACE
C'est vrai... Seulement, dans l'égarement de son désespoir, elle s'est trompée : au lieu d'allumer le charbon,, elle a allumé le charbonnier. Enfin, je lui pardonne *. Tu comprends bien, n''est-ce pas. Rose Copin, que ce n'est pas au moment où l'on se range, où l'on demande la main de M^^'deSantenis,..
ROSE
Vrai, vous voulez épouser madame?
CLRARD.
L'épouser! (u regarde son agenda.) Il n'est pas qucstion de ça pour le moment. Je demande sa main, voilà tout.
ROSE
Dame, puisque madame est veuve.
GÉRARD
Oh ! c'est une seconde édition. (Regardant un médaillon.) Qu'c-.?l-ce que c'est que ça?
ROSE
Le portrait de madame.
GERARD
Son image fidèle, (n décroche le médaillon.) Sapristi! mais elle est très-jolie, cette femme-là; je ne l'avais pas regardée**.
(il mut le médaillon dans sa poclie.)
ROSE
Eh bien! vous prenez ce portrait?
GÎ-RARD.
Je renverrai le cadre.
ROSE
Mais non. monsieur ; rendez-le-moi tout de suite *''*.
* Gérard, Roîl .
** Rose, Gérard *•• Gérard, Ro?e,
GERARD, sans l'écouler, regardant un autre portrait»
Rose Copin, qu'est-ce que c'est que ça?
^ ROSE
C'est la photographie de madame. i'
GÉRARD, la décrochant.
Sa photographie *| un Nadar! École française, (ii i» regarde.) Ah çà, uiais, dis-donc, toi; c'est un ange que ceile
petite femme-là! c'est un ange! (U met li pholegrapUle dan* sa poclie.)
ROSE. '
Voulez-vous laisser cela !
GÉRARD
Puisque je renveirai le cadre.
ROSE
Mais...
GÉRARD
l.aissc-nioi tranquille! Occupe-loi de tes affaires!
Au fait, ça regarde madame... Tiens ! ils ont laissé éteindre le feu!...
GÉRARD
Tu as froid? (ll Icmbrasse.)
ROSE
Eh bien!...
GÉRARD
Je mets une bûche!