‹ Le serment d'Horace, comédie en un acte en proseChapitre 14 sur 28 · SCÈNE VIII GÉRARD, DUBREUIL · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII GÉRARD, DUBREUIL

DL'BREUIL, rentrant.

Rose! prends ces trois cents francs... Mais il n'y a donc personne dans cette baraque ?

(u jette son cigare aux pieds de Gérard, sans le voir.) GÉRARD.

Eh! là-Las!

DCBREUII..

Vous m'ennuyez, vous!... ** Comprend-on ça!... J'entre à Tortoni... U y avait là des jeunes gens qui parlaient dédiasse et de leur a'^resse... ça m'a agactî!...

GÉRARD

Pourquoi?

DUBREUIL

Je vous dis que ça m'a agacé. Je tire de ma poche le revolver que voici.

GÉRARD, inquiet.

Hé ! il n'est pas chargé?

DUBREUIL

Si!... il me reste encore un coup.

GÉRARD, se reculant.

Mais ça suffit!

DUBREUIL, continuant.

Et au moment où le garçon m'apportait une bougie pour allumer mon cigare... pan !... je la mouche à vingt pas !...

* Dubreuil, Gérard.

•• Gérard, Dubreuil.

GERARD, qui comprend.

Ah !... et vous tuez la glace du fond !..»

DUBREUIL

Net!... trois cents francs!... Comme îa TÎe est chère à Paris!... Mais elle ne viendra donc pas! (Appelant.) Rose!..,

llOSC!... (il dépose son pbtolet, va pour sonner et arrache le oordon.)

GÉRARD, même jeu.

Attendez... je vais vous aider. Rose! Rosel

DUBREUIL

Oh ! ces domestiques !

GÉRARD

Ne m'en parlez pas!

TOUS DEUX, remontant.

Rose! Rose!

GÉRARD

Vous êtes vif, vous !

Non !... je suis doux!

GÉRARD

Ah! oui!

DUBREUIU

Quand je suis venu au monde, on a cru pendant deux jours que j'étais une fille.

GÉRARD

Sapristi ! les experts y ont mis de la bonne volonté !

DUBREUIL

Je ne me mets en colère que par raison de santé; si j'étais calme plus d'un quart d'heure, je craindrais une attaque d'apoplc-iie. (Avec inquiétude.) Suis-jc rougc ?

GÉRARD

Tiès-rouge!

DUBREUIL

Celte fille abrège ma destinée'!... (Appelant.) Rose!... Rose!...

(11 frappe du poing sur la table. Même jeu de Gérard.) GÉRARD.

Rose! Rose!

DUBREUIL

Voyez si elle vienth'a !

♦ Diibrcuil, Gérard.

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