SCÈNE VIII GÉRARD, DUBREUIL
DL'BREUIL, rentrant.
Rose! prends ces trois cents francs... Mais il n'y a donc personne dans cette baraque ?
(u jette son cigare aux pieds de Gérard, sans le voir.) GÉRARD.
Eh! là-Las!
DCBREUII..
Vous m'ennuyez, vous!... ** Comprend-on ça!... J'entre à Tortoni... U y avait là des jeunes gens qui parlaient dédiasse et de leur a'^resse... ça m'a agactî!...
GÉRARD
Pourquoi?
DUBREUIL
Je vous dis que ça m'a agacé. Je tire de ma poche le revolver que voici.
GÉRARD, inquiet.
Hé ! il n'est pas chargé?
DUBREUIL
Si!... il me reste encore un coup.
GÉRARD, se reculant.
Mais ça suffit!
DUBREUIL, continuant.
Et au moment où le garçon m'apportait une bougie pour allumer mon cigare... pan !... je la mouche à vingt pas !...
* Dubreuil, Gérard.
•• Gérard, Dubreuil.
GERARD, qui comprend.
Ah !... et vous tuez la glace du fond !..»
DUBREUIL
Net!... trois cents francs!... Comme îa TÎe est chère à Paris!... Mais elle ne viendra donc pas! (Appelant.) Rose!..,
llOSC!... (il dépose son pbtolet, va pour sonner et arrache le oordon.)
GÉRARD, même jeu.
Attendez... je vais vous aider. Rose! Rosel
DUBREUIL
Oh ! ces domestiques !
GÉRARD
Ne m'en parlez pas!
TOUS DEUX, remontant.
Rose! Rose!
GÉRARD
Vous êtes vif, vous !
Non !... je suis doux!
GÉRARD
Ah! oui!
DUBREUIU
Quand je suis venu au monde, on a cru pendant deux jours que j'étais une fille.
GÉRARD
Sapristi ! les experts y ont mis de la bonne volonté !
DUBREUIL
Je ne me mets en colère que par raison de santé; si j'étais calme plus d'un quart d'heure, je craindrais une attaque d'apoplc-iie. (Avec inquiétude.) Suis-jc rougc ?
GÉRARD
Tiès-rouge!
DUBREUIL
Celte fille abrège ma destinée'!... (Appelant.) Rose!... Rose!...
(11 frappe du poing sur la table. Même jeu de Gérard.) GÉRARD.
Rose! Rose!
DUBREUIL
Voyez si elle vienth'a !
♦ Diibrcuil, Gérard.