SCÈNE PREMIÈRE . JULIETfTE, ROSE, pais DUBREUIL
(An leyer du ridean, Juliette, étendue sur la causeuse, tient une mandolina et chante un air. Rose, derrière elle, répare sa coifTure.)
^it nouveau de Mangeant, i maître sommeiUe...
Mais moi, Pépita, je veille V Pour toi.
La nuit éteud ses voiles, Fiiyous sur le flot bleu; C'est pour nous seuls que Dien .
Allume ses étoiles.
DTBREUIL enlranl, un certain désordre dans ses vûtements, birbiche noire en pointe, cheteux crépus.
Que le diable emporte Paris et les Parisiens! je déclare que ce sont tous des idiots!... des idiots! des idiots!
• Julialle, Rose.
2 LE SERMENT D'IIOIIACE.
ROSE, lui apportant avec empressement un vase*.
Voilà, Monsieur...
DUBREUIL le brise avec colère et rentre dans la chambre à gauche cernas uaa
fuséej en faisant trembler les portes.
ROSE, terriûoe **.
Ah!
JULIETTE, reprenant son refrain avec une grande tranquillili*
Le maitre sommeille...
MàisaXaoi, Pépita, je veille Sur loi.
Oh ! mon Dieu ! mon Dieu !
JULIETTE, avec une grande nonchalance, à Rose.
Eh bien! qu'as-tu donc, Rose? (eUo se regarde dans un miroir.)
ROSE
Oh! jamais je ne m'habituerai à l'oncle de madame.
JULIETTE
Il aura eu quelque querelle. Pourvu qu'il n'ait tutî personne. Ramasse ces débris, mon enfant, et mets-les avec les autres.
(Rose va jeter les morceaux du vase dans un panier à droite qui en cor.lient déji d'autres.)
JULIETTE
Et dans le cas où la fureur de mon oncle ne serait pas calmée, prépare-lui un nouveau paratonnerre.
(Rose va prendre un yase en porcelaine commune et le met à la place où élait le premier.)
D-JBREUIL, en dehor».
Rose ! (entrani) ROSC"^**!
ROSE
Monsieur?
DUBREUIL
Accoste !
ROSE, à eUe-même.
Accoste?
DUBREUH
Accoste !
* Juliette, Rose, DnbreuU.
** Juliette, Rose.
*♦* Julietle, Dubreuil, Roie.