SCÈNE III JULIETTE, ROSE
JULIETTE, se levant.
Mon oncle sort bien souvent, (un soupir) puffuTiy dy la wu-
Sique **. (Elle prend sur le piano sa min.ioline.) AM j'jl L.llLl! UllL OWde. (Elle va s'asseoir sur le canapé.)
JULIETTE, s'asseyant
Je m'ennuie... Rose!...
ROSE
Madame?...
JULIETTE
Sais-tu ce que c'est que le spleen?
♦ JulieUe, Dubreuil, Rose.
** Rose, JulieUe.
ROSE
Oui, madame, c'est une étoffe anglaise.
JULIETTE
Rose !
ROSE
Madame!
JULIETTE
Dis-moi des contes de fées. (Elle donne sa mandoline à Rose, qui U ^vse s-jr le aseublc de droite.)
ROSE, derrière le canapé, riant.
Je veux bien, madame * ! Il y avait une fois une princesse qui était veuve... et belle... oh! mais belle... comme la beauté... Un jour, en sortant de la mosquée, elle fut aperçue par le prince Charmant... qui était joli! des yeux grands comme cela... et dix-huit ans.
JULIETTE
Ton histoire est une menteuse, mon enfant... Le prince Charmant était commissionnaire en marchandises et il s'appelait Charvalu. (ou sonne.) Tiens! va lui ouvrir... le voici qui sonne.
ROSE, soupirant.
Oui, madame. (Eiie son à droite.)
JULIETTE, seule.
Il arrive à propos... Je vais le rendre malheureux... Cela me fera toujours passer une heure...
ROSE, rentrant**.
Madame!
JULIETTE
Eh bien, qu'il entre.
ROSE
Madame, ce n'est pas M. Charvalu.
JULIETTE
Vraiment !
ROSE
C'est un monsieur qui m'a remis cette cane.
JULIETTE
Donne, (usant.) «Monsieur Horace Gérard. » Je ne connais pas... c'est peut-être un ami de mon oncle, fais entrer...
• Julietts, Rose.
*• Rose, Juliette.