M ELBE UT
Il aurait osé...?
LE PRINCE
Je suis bien aise de vous apprendre que j'ai ! prévenu vos désirs...
MELBERT, stupéfait.
Quoi ! prince...
LE PRINCE
Votre ;inii est a^réé.
IVIELBERT.
Lui !...
Entends-tu ' tre anréable !..
j'ajouterai que c'est la seule condition que j'aie mise à la faveur qu'il reclierclie... (avec intention.) et à celle dont vous jouissez vous-même... MELBERT, vivement.
Mais, prince, je dois vous faire observer....
FRIEDLIN.
Laisse donc, mon ami, laisse donc, il est inutile d'ennuyer plus long-temps son altesse |)our si peu decliose... Quand «)n te dit (jueje
me charge de tout arranger j'en prends de
nouveau l'en^agemeiil dès demain son altesse n'entenflia filus parler de celte bagatelle.
LE PRINCE , à Melbert.
Voilii qui est positif... (A part.) Ce gaillardlà, ne manque pas de présomption, toujours... mon premier ministre ii'e>t pas aussi tranquille...
SIELBERT, à part.
Tant de tolie et d'impertinence me confondent !
LE PRINCE, examinant Melbert.
Sa stupéfaction m'amuse ( Haui.) Adieu,
messieurs... je compte sur vous, avant le bal... vous avez jusqu'à dix heures... (Sortant.) J'ai donc trouvé le moyen de me débarrasser d'un
rival...
(Il sort.)