‹ Le serment des hommes rouges [microforme]Chapitre 12 sur 66 · FRS D · texte numérisé non relu

FRS D

Attendez...

cha-

er à

son père est un chasseur passionné, et 11 lui arrive de s'absenter deux ou trois Jours de suite.

—Pour chasser ?

—O ui.

mais e — Hé! dit Mare de Lacy, cette indication est précieu- — À se. Le père absent, on enlèvera la fille plus aisément,

fair i —Comment ! messieurs, fis-je avec aigreur, vous £ Css ne. $ * ; : ù F. comptez donner suite à votre plaisanterie ?

—Plait-il? fit Gaston.

mag —Ést-ce que tu te moque de nous ?exelama Maure- “5 vailles,

. =Non, mais...

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marquis est plus roué qu'il n’en a l'air.

après “Maïs... je te jure. … | | I a avancé ses petites affaires et il voudrait maintenant nous distancer.

di 4 Ma foi! dit Gaston, il me vient une idée. : à — Voyons ?

Tu vas la prier de tirer elle-même du chapeau de Maurevailles le nom du vainqueur.

Mais il faudra done lui expliquer. …

ie Absolument rien, ‘Tu Jui diras que nous avons | et Le fait une gageure, que cette gajeure est provisoirement

un mystère,

J'étais au supplice.

Cependant je n'osai refuser.

f fan En ce moment le prélude dune valse se fit enten-

qui. dre. - : : :

donner La comtesse m'avait protnis de valser avec moi. — Messieurs, dis-je en grimacant un sourire, Je vais continuer à avancer mes affaires.

val du Et je les quittai brusquement.

à lerm- La comtesse Haydée m'attendait, debout, auprès de

soi pore, qui Havait point quitte sa piace,

J’allai m'incliner devant elle. Elle prit ma main en souriant.

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— Allons, me dit-elle,

Je lui fis faire deux tours de valse sans pouvoir murmurer une parole, tant j'étais ému: mais elle me dit :

—J’ai tenu à valser avec vous, parce que je veux vous parler, marquis.

—Je sentis à ces mots, tout mon sang affluer au coeur.

Elle conunua :

—Au point du jour, la trêve du dimanche finira. et il vous faudra regagner le camp francais.

— Hélas! balbutiai-je, et dimanche prochain est bien loin.

— Pourtant, reprit-elle, il faut que je cause avec vous,

Sa voix trahissait une émotion contenue.

—...Que je cause avec vous, poursuivit-elle, longuement, pendant plus d’une heure,

-—Je suis à vos ordres, comtesse, {Ma voix tremblait plus que la sienne.

— Et, dit-elle encore, il faut que nous soyons seuls.

Je tressaillis et je songeai à mes trois amis.

—Je vais quitter le bal dans une heure, continua-telle.

—Et puis?

—En sortant du faubourg, vous vous dirigerez vers le Danube. —Bien.

— Vous verrez une petite maison blanche, isolée de toute autre habitation.

—Je Ja connais.

—Cette maison est inhabitée., Vous irez vous asseoir sur le seuil de la porte et vous attendrez!

A mesure que la comtesse parlait, mon coeur battait avec violence,

—Ah! soupira la jeune fille au moment où la valse finissait, je n'ai, hélas! foi qu’en vous...

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Et comme je lui demandais l'explication de ces étranges pa roles :

—Ne m'interrogez pas dit-elle; dans une heure vous saurez tout,

—J’allais la reconduire auprès de son père et sortir du bal, mais, en ce moment, je vis Maurevailles, Lacy et Lavenay qui s’avançaient vers nous.

Maurevailles avait à la main son tricorne qui renfermait nos quatre noms.

—Présentez-nons done! fit-il.

—Je devins fort pâle; mais je parvins néanmoins à me dominer, et, souriant à la jeune fille, je lui dis:

—Permettez-moi, comtesse, de vous présenter mes trois amis les hommes rouges.

Elle les salua avec une grâce charmante.

— Madame, lui dit alors Maurevailles. nous avons fait un pari, mes amis et moi,

—En vérité, fit-elle souriante,

—Nous avons une expédition à entreprendre, Il faut que lune de nous se dévoue. me hâtai-je d'ajouter.

—Ah! mon Dieu! dit-elle. Mais vous êtes en pleine trôve, messieurs ?

— I ne s’agit point de guerre, madame.

—C'est différent, en ce cas.

— Et nous avons mis nos quatre noms dans un chapeau. —[h bien ?

—\ous cherchons une main innocente pour remplir le rôle du destin; il était impossible d'en trouver une plus pure et plus belle murmurai-je,

Elle eut un frais éclat de rire,

— Ah! comme vous voudrez! dit-elle.

Et elle mit sa main blanche dans le chapeau de Maurevailles,

Une violente émotion s’empara sans doute de mes trois rivaux, car je les vis pâlir.

Gaston de Lavenay, surtout, devint livide.

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am on nom

Quant à moi, lut le commis à mame Toinon. j'éprouvai, pendant que la comtesse plongeait sa jolie Main dans le chapeau de Maurevailles un supplice qu'il me serait impossible de décrire.

La jeune fille, souriante et calme, retira sa main et nous montra un des quatre rouleaux de papier.

— Voici le nom du gagnant, dit-elle.

Et elle s'apprêtait à dérouler le papier : mais Gaston de Lavenay l’arrêta du este.

—Pas encore! murmura-t-il,

La jeune fille le regarda avec étonnement.

—C’est pour la suite du pari, dit Mare de Lac.

—Comtesse, ajouta Maurevailles, veuillez garder un moment ce billet,

I s'approcha d'une cheminée et jeta les trois autres noms dans le feu,

Puis il revint vers nous.

—M'expliquerez-vous cette énigme ? demanda la belle Hongroise en se tournant vers moi.

Mais Maurevailles prit encore la parole et dit:

-—('amtesse, nous nous sommes fixé un but tous les quatre,

—-Ce but doit être la récompense de celui dont le nom se trouve roulé entre vos jolis doigts.

—Eh bien ?

— Mais chacun de nous doit le poursuivre.

—Je ne comprends pas, dit naïvement la jeune fille

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—C'est peut-être une énivine, VeNav, qui avait fini par sourire, Et cette énigme ?

ajouta Gaston de |

il =

—Nous devons concourir quatre, —Je comprends de moins en moins.

“Eh bien, dit Maurevailles, voulez-vous nous donner huit jours pour vous l'expliquer ?

—Oh! de grand coeur.

à la déchiffrer tous les

-Et, en attendant. gardez ce billet Par sainte Haydée, ma patronne, dit la jeune fille.

-Une Hongroise mourrait plutôt que de trahir son serment.

sans l'ouvrir.

je le jure, répon-

Nos trois amis s’inclinèrent, laissant le billet mains de la comtesse Haydée, et elle une minute encore,

aux Je demeurai seul avec

— Qu'est-ce que cette nébuleuse plaisanterie ? —Je ne sais...

—Comment! fit-elle,

—Ou plutôt, ajoutai-je me remettant tout à fait de mon trouble, je ne puis vous l'expliquer aujourd’hui, —C'est juste, me dit-elle: comme vos amis 6 par un serment sans doute ?

— Oui, comtesse,

, Vous êtes

— Elle me sourit.

—Soit, dit-elle, gardez votre secret, mais n’oubliez pas que je vous attends dans une heure. Adieu. Elle me tendit le bout de ses doigts à la tale et me quitta pour rejoindre son père.

Quant à moi, je voulais me perdre dans la foule et n'esquiver: mais Gaston de Lavenay me rejoignit. — T1 passa son bras sous le mien.

—J’ai à te parler, marquis, me dit-il.

—Que veux-tu ?

facon orien-

— Nous avons recueilli un nouveau renseignement,

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pen je En PE Da RE

à are Ce

—Sur qui?

—Sur elle, parbleu !

—ËElle va chaque dimanche, au matin, avant le jour,

entendre la messe dans une petite chapelle située au milieu des bois. C’est un voeu qu’elle a fait.»

—Ah! fis-je avec une indifférence affectée.

— Un seul serviteur l’accompagne,

—Eh bien ?

—Tu comprends que le moment est propice.

— Pourquoi ?

—Mais pour l’enlever.

—C'est juste, balbutiai-je.

— Ah ça! me dit Gaston, mais tu es idiot, mon cher,

depuis une heure.

— Tu trouves ?

—Tu es amoureux, fou, stupide,

—Toi aussi.

—D’accord; mais je n'oublie pas nos conventions,

tandis que toi...

—Je ne parais pas m’en souvenir, veux-tu dire ? —Précisément.

—Je fis un violent effort sur moi et je répondis: —Pardonne-moi, mais je viens d’éprouver une vio-

lente contrariété et j'ai l’esprit à tout autre chose qu’à nos amours.

—Qu'as-tu donc ?

—J’ai aperçu dans le bal un officier autrichien que

j'ai connu à Paris avant la guerre et je désire le trouver.

—[ne querelle ?

—Pout-être..,

—Mais, c'est jour de trêve...

ie nas pour des affairos noregnnallas ai mas

raisons.

—Veux-tu que je t’accompagne ?

—C’est inutile. Au revoir...

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