‹ Le serment des hommes rouges [microforme]Chapitre 14 sur 66 · EH · texte numérisé non relu

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—Suivez-moi. El

e na pu venir ici, La femme inconnue me prit alors par la main et me

fit remonter les bords du Danube vers la ville, où nous

pénétrâmes par une ruelle tortueuse et sombre,

— Où me conduisez-vous ? demandai-je,

— Venez toujours, répondit la femme encapuchonnée.

Nous cheminâmes ainsi de ruelle en ruelle pendant un quart d'heure environ.

Puis la femme sarrêta.

J'essavai alors de m'orienter, et je cherchai à savoir Où je me trouvais. J'étais sur le seuil d’une porte bâtarde, sous les murs d’une maison noire et de sinistre apparence,

Un moment je crus à un guet-apens,

Mais je n'étais pas homme à reculer et me contentai de porter sous mon manteau la main à la garde de mon épée.

La femme soule'a un marteau qui rendit à l’intérieur un bruit sourd ; une rainute s'écoula, puis la porte s’ouvrit.

—Venez, répéta l’inconnue.

J'avais devant moi un corridor ténébreux.

La femme encapuchonnée me prit par la main et m'entraîna. Je fis en ce moment une réflexion bi- Zarre.

Peut-être un rival malheureux avait-il entendu la comtesse Haydée lorsqu'elle n'assignait un rendez-vous et, ivre de jalousie, me tendait-il un piège ?

Mais je serais allé au bout du monde et je n’en continuai pas moins à marcher.

Tout à coup, à l'extrémité du corridor, nous atteignimes une porte.

La femme encapuchonnée poussa cette porte et, lorsque celle-ci fut ouverte, je demeurai ébloui.

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