RE RES
Instinctivement Tony pensa q u el sait un devoir de se taire.
aprudence lui fai-
—Si je parle, se dit-il, ils m’entraîneront chez le lieutenant de police qui me retiendra et me prendra mon temps. J'ai un autre soin à remplir.
Et, se glissant dans les groupes, il écouta un mot parcl, par-là. Au bout de quelques minutes, il savait que le corps du marquis, rencontré par des passants qui avaient réveillés tous les habitants de la place Royale, d'être transporté au Caveau des morts.
C’est ainsi qu'à cette époque on appelait la Morgue,
Le Caveau des morts était situé dans le sous-<ol de la prison du Châtelet.
venait
À seize ans, on a de bonnes Jambes. Tony arriva au Châtelet en même temps que les gens de la police qui portaient la civière. Une crainte !: tourmentait. Il se disait :
—Que l’on trouve dans les poches qu marquis un papier à son nom ou que quelqu'un le reconnaisse, on ira aussitôt avertir froidement, brutalement sa femme, Il faut que fempêche cela,
Et, s’introduisant dans le caveau des morts derrière les gens de police, il se cacha sous l’une des nombreuses civières et attendit que ceux-ci fussent partis.
Dès que le gardien les eut reconduits, sa lumière à la main, jusqu'au seuil de la porte et se fut barricadé, Tony, pour ne pas l'effraver, se mit à tousser légèreinent,
Le gardien dressa la, tête.
Tony recommencça un peu plus fort.
Le gardien entra dans la loge où reposait sa femme et dit à celui-ci :
— Ecoute done,
1ONY eut ün gros rhume, La gardienne dit :