POUR
min tout poussif,
— Hélas!
demanda le vieux domestique.
marquis de Vilers, répondit le ga-
ne put s'empêcher de soupirer Joseph.
le gamin continua :
—C’est de la part... d’une belle dame. qui était. dans un beau carrosse. .. Elle a écrit... pendant que son monsieur faisait charger les malles. Elle m’a dit
qu'on me payerait bien...
—Oh ! certes, répondit Joseph, qui vida sa poche dans les mains du gamin émerveillé. puis rentra dans l’hôtel et rejoignit Tony.
em: om arm on
Mais à cette époque le respect des domestiques pour leurs maîtres était tel que, bien que le marquis fût mort et que cette lettre pût Jui fournir une indication précieuse, Joseph n’osa pas l'ouvrir.
Longtemps il la tourna et retourna entre ses doigts, Ce billet n’était point cacheté. Une épingle seule le fermait. J/adresse était écrite au « ‘a Von.
—En finirez-vous? demanda Tony impatienté,
—Je brûle d'ouvrir ce papier. Je n'en ai pas le courace,
—Je l'aurai, moi qui suis l'exécuteur téstamentaire de votre maître !
Et le jeune homme “empara du papier, fit sauter L'4pingle et lut à haute voix ces mots également écrits au crayon :
“ Cher ami,
Le magnat m'emmène où vous savez! Au moins je ne quitterai pas la France!! Veillez sur Réjane, Pauvre chérie! Elle venait de se mettre au lit quand je Suis partie. Dites-lui que je l'ai embrasste. … Comp- Lez Sur moi comme je compte sur vous...
* Marquise de Vilers.”
— Eh bien, demanda vite Tony après la lecture de ve billet, Où le magnat emméne-t-il votre maîtresse! Vous devez le savoir aussi, vous ?
Joseph était attéré. Des propriétés du magnat Joseph n'avait jamais entendu parler que du château du Danube et la marquise disait: “ Au moins Je ne quitterai pas la France !”
Tony perdit de nouveau courage, Le fil conducteur que venait de jui tendre la Providence pour l'aider à se
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a coup, Com-
marquise maintenant ?
Après avoir mürehient réfléchi. il
s'arrôta définitive ment à la résolution suivante :
Les trois autres éhnemis de
la marquise, les siens en inéme temps,
étaient cardes-francaises, Il le sorait AUSSI.
D'abord il le sentait en Jui, il n'était pas né pour la
douce et enfantine qu'il menait chez la Toinon. Ce qu'il lui fallait.
le tapage, la bataille. II lPavait bien compris aux battements joveux de son coeur,
bonne maine c'était la vie des Can ps
première fois que sa main avait brandi une épée, la première fois que cette épée s'était croisée avec une autre, ment, Tony sorait auprés de OX et
Et puis, dès son enrôle- Hommes Rouges. Maleré à leur côtés. il wrandirait, los survei}lant.
he las perdant pas de vue,
Le régiment est une grande famille où tout sait :
Hommes Roues complotent, Sils parviennent à ‘découvrir la retraite du magnat, s'ils res quelque entrepprise contre la mi arquise, le zarde-française Tony
le saura et prendra <es mesures en conséquence...
Je ne serai pas toujours simple soldat, se dit l'a-
dolesce nt avec cotto
confiance superbe Qu'il avait mise en toutes choses de ‘puis la mort du marquis et qui Jui était revenue, Je ie anspessade, basofficier,
Sous-lieutenant !... Je de viendrai l égal de mes enne-
pourra plus refuser de se battre laverai linjure qu'il m'a faite en même temps que Je vengerai le marquis. Et la
mis! Ainsi le comte ne avec moi.
marquise , je serai légal peut-être. Tiens !
parce que je ne suis point noble ? Bah!
aura pas honte de son dé fenseur. Oui de ces fiers capit: aines, leur supérieur pourquoi pas ?
l’armée mène à tout. M, Chevert qui n'était pas plus noble que moi, est bien devenu maréchal de France! .. Que je devienne général, ajouta-t-il en riant, je m'en Contenterai. Le général Tony... Cela sonnerait joliment!...
Cependant, avant de s'enrôler, Tony songea qu’il lui restait un devoir à remplir,
Le corps du marquis de Vilers était toujours au Châtelet. 11 en informa Joseph et l'invitait à aller avec lui,
La marquise n'étant plus là pour réclamer Je corps de Son mari et satisfaire aux derniers devoirs, ce soin incombait aux deux seuls vrais amis que le marquis eût à Paris: Tony et Joseph.
Dès que vint le matin, ils se rendirent done au Chàtelet, où on leur remit une magnifique bière de chêne, dans laquelle le lieutenant de police, voulant éviter le scandale, après la déclaration de MM, de Lavenay, de
Maurevailles et de Lacy, avait enfermé Je marquis. Une messe fut célébrée à église de Saint-Louis-enl'Isle, puis ils firent descendre le cercueil dans le caveau de la famille de Vilers, au Père-Lachaise, —Mon pauvre maître, s’écria Joseph en fermant le caveau, c'en est donc fait de toi!!!
Fin du proloque.
: pas plus
rance !...
, je m'en rait joli-
qu’il lui
au Châller avec
corps de soin in- ‘quis eût
au Châe chêne, éviter le nay, de rquis,
ouis-en- \ caveau
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