‹ Le serment des hommes rouges [microforme]Chapitre 31 sur 66 · malgré la difficulté de renouveler pareille surprise · texte numérisé non relu

malgré la difficulté de renouveler pareille surprise

is essavé, comme Maurevailles, de démonter un des muets :

ü pour fuir sur son cheval, en emmenant la marquise. :

; Nous savons que Tony ne doutait de rien, Au besoin il eût tenté de faire une trouée. 0

Mais Tony n'avait pas d'arme...

| Rien, pas méme un troncon de lame, us | Faudrait-il done que Tonv se rendit et demandât | grâce au vainqueur ? k

Se rendre!... demander grâcc!... A cette pensée, ï

le jeune soldat sentait son sang bouillonner. Et cepen- k dant oui, il le fallait. La marquise était là, au pouvoir : du magnat, menacée par Maurevailles qui voudrait prendre sa revanche et par les deux autres Hommes : Rouges qui allaient arriver eux aussi. 1 Plus que jamais, elle avait besoin d'un défonsour, E

I] était donc nécessaire que Tony vécut pour la protéger,

Tony faisait ces réflexions tandis que le magnat, cer-

lança crier

LEE Celui e me

bou

KITUT, qu'a

lors

ler

onda

orties, prise, nuits Le:

6soir

indât

nsée, Cpenuvoir drait nines

és

Pro

= | —— st

tain que son prisonnier n'échapperait pas, s'occupait de la marquise qu'il faisait prendre par deux hommes et déposer sur une litière jmprovisée avec des branches d'arbres et des manteaux

Tout à coup le jeune secrétaire de M, de Langevin eut une inspiration,

1] s'approcha du magnat et, ôtant son chapeau g'alonné comme pour témoigner de ses intentions parle- Hentaires :

Monsieur, dit-il, permettez-moi de m'expliquer,

€ magnat inclina affirmativement la tête.

-Vous me prenez probablement, reprit Tony, pour le complice de l'homme que vous poursuiviez. Ce serait une grave erreur. Je passais, au contraire, me rendant à un château situé non loin d'ici, quand je l'ai rencontré emportant de force cette dame qui se débattait contre son étreinte, J'ai essayé de la lui arracher en frappant son cheval que vous voyez là gisant à terre. Lai, par contre, a voulu me tuer, et sans vous il v aurait facilement réussi, Nous sommes donc loin d’être complices.

Le magnat n'eut pas besoin de réfléchir pour se rendre à l'évidence, La position désespérée dans laquelle il avait, à son arrivée, aperçu le jeune garde-française, aurait même dû suffire à l'éclairer.

— Et, maintenant, reprit Tony, si vous êtes, comme je le suppose le maître de ce château, j'ai un ordre à vous montrer, un ordre qui n'autorise à le requérir pour le logement des officiers des gardes-françaises. .. Voici cet ordre.

Fony parlait haut et ferme. I] sortait à demi, des revers de son uniforme, le pli scellé aux armes du marquis de Langevin et dont nous savons le contenu. Le magnat n'osa refuser.

Soit, dit-il, venez.

Tony alla reprendre, sous le cadavre du cheval, son sabre de garde-française, prit le cheval d’un des muets

Un .

qui portaient la litière de la marquise, et suivit le cortège Jusqu'au château.

Grâce à l’ordre du marquis de Langevin, Tony ne pouvait y être considéré comme un intrus.

Bien au contraire, il était presque un personnage ofliciel,

Et bien que peu familiarisé avec les affaires de le France, qu'il habitait rarement. le magnat se considérait comme tenu de faire les honneurs du château à son hôte.

Puis, le vieux comte n'oubliait pas que c’était grâce à l'intervention du jeune homme que ses gens avaient pu rejoindre le ravisseur, qui avait sur eux une forte avance,

Il se disait que Tony avait failli être tué par ce ravisseur et se rappelait les paroles d’adieu.

Il était donc certain que Tony devait avoir une hain2 mortelle pour Maurevailles et qu'au cas où celui-ci ferait une nouvelle tentative, son hôte pourrait aider à la déjouer et à la repousser.

Enfin, le magnat fut touché de la délicatesse du jeune homme qui, à son arrivée au château, choisit pour le colonel et ses officiers un pavillon situé à l'opposé de celui dans lequel se trouvait les appartements de la marquise,

Au bout de deux heures, Tony était done invité à circuler à sa guise dans le château,

Il en profita pour se rendre auprès de la marquise.

Il la trouva agenouillée au fond d’un petit boudoir.

Elle portait déjà des habits de deuil et pleurait.

À la vue de Tony. elle jeta un cri, et, toute défaillante, vint au devant de Jui.

—Ah! dit-elle, vous qui m'avez deux fois sauvée, vous qui avez peut-être vu mon malheureux époux le jour de sa mort, vous qui saviez sans doute... Madame, interrompit Tony, je savais tout !

tinu erra lont

pris tend de € heur

quel

va un Ï char

La qui É Je y

rence

Cor-

—Oh! je vous en prie, parlez.

—J’ai recueilli le dernier soupir de votre mari, continua le jeune homme, et, à l'heure suprême, votre nom errait sur ses lèvres. C’est pour obéir à sa dernière volonté que je me suis tu.

La marquise pleurait à chaudes larmes: elle avait pris les mains de Tony dans les siennes et les pressait tendrement...

—Mais, s’écria-t-elle tout à coup avec une explosion de douleur, qui donc l’a tué?

— L'homme avec qui j'ai voulu me battre quelques heures plus tard.

Et alors Tony raconta simplement tous les faits auxquels il s'était trouvé mêlé,

Et haletante, avide, la marquise l’écoutait,

—Mais enfin, Monsieur, dit-elle, lorsqu'il eut terminé son récit, qui done êtes-vous ?

Cette question fit tressaillir le jeune homme.

Un moment il courba le front.

Mais presque aussitôt il le releva.

—Madame, dit-il avec une noble modestie, j'étais il Y à trois semaines, comme le disait M. de Maurevailles. un pauvre commis de boutique, un enfant recueilli par charité.

La marquise eut un geste d’étonnement.

—C’était en cette qualité que je suivais M. de Vilers qui sortait de la boutique de friperie où j'étais commis, Je vous apportais des costumes pour le bal de l'Opéra.

Votre époux fut provoqué devant moi.

lors une révolution s’opéra en moi. Je compris que la Providence, dans ses vues impénétrables, me confiait une mission,—la mission de venger l’homme que je venais de voir mourir, la mission de protéger la femme qu'il laissait en ce monde,

Quand il tomba mortellement frappé, son regard ne rencontra que le mien. Le meurtrier avait fui.

F ges

Et c'est pour cela, madame, acheva Tony avec chaleur cest pour cela que vous m'avez rencontré le soir à l’Opéra; pour cela que, le lendemain déjà, je songeais à étre soldat, car l'épée est une noblesse !

Peu à peu le jeune homme avait pris une fière attitude. son regard s'était enflammé, son geste était devenu solennel, |

La marquise le regardait et, sous ses larmes. elle eut presque un sourire,

— Vous êtes un noble coeur. dit-elle.

— Madame, reprit Tony, je partirai bientôt avec mon régiment, et avant un an je serai officier... Mais, d'ici lt, quoi qu'il arrive, je veillerai sur vous, et ni M, de Maurevailles, ni M, de Lacev, ni M. de Favenar ne parviendront jusqu'à vous,

La marquise lui tendit sa belle main à baiser, mais hocha la tête,

— Monsieur Tony, dit-elle, s'il est vrai que parfois les pressentiments et les voeux des infortunés portent bonheur, laissez-moi vous dire que vous deviendrez un jour un des plus brillants officiers de l’armée de France!

Fonv jeta ‘un eri d'enthousiasme...

—Mais, maintenant, madame, dit-il après un moment de silence, voudriez-vous me permettre de vous demander à mon tour comment je vous ai trouvée dans ce château en compagnie d’un homme que vous détestez plus que moi encore ?

Et la marquise lui expliqua pourquoi, persuadée qu'elle sauvait ainsi son mari.—qu'elle crovait vivant — elle avait consenti à suivre le comte de Mingréli,

Avec toute la pudeur quelle devait à ses instincts autant qu'à son éducation, elle lui fit part des infâmes propositions du magnat,

Quand elle en arriva à parler du soporifique :

Oh, le misérable! s'écria Tony. Mais alors qu'allez-

vous devenir ?

haleur

à lO-

reals à

e att le levenu

Ile out

€ mon s, d'ici M. de

e par- , mais

ois les t bonn jour ice |

1 mo- VOUS » dans +estoz

uadée ant.—

ts aufâmes

’allez-

—Tranquillisez-vous, mon parti est pris. Il est bien unple, Je refuserai désormais toute nourriture, toute boisson, Mon mari est mort. Je mourrai.

Mourir? Vous! Mais vous n'en avez pas le droit. fl laut le venger, Voudriez-vous me laisser poursuivre seul cette tâche ?

—Ma douleur m'enlèvera tout courage...

Le jeune homme eut un mouvement sublime,

—Du courage? Mais je vous en donnerai, moi, Moi et un autre,

—Que voulez-vous dire ?

—(ju'une grande consolation vous est réservée, car celui que vous pleurez a laissé un enfant...

—Mon mari ?t

—Oui, une fille qu'il a eue longtemps avant de vous connaître. Elle a aujourd'hui quinze ans. Elle est tout son vivant portrait. Cette fille, c'est lui encore. C'est sa chair, c'est son sang. Vous la verrez, je vous le promets. Vous l’aimerez. N'est-ce pas que maintenant: vous vous sentez du courage ?

Déjà la marquise était transfigurée. Elle ravonnait. Elle allait voir, embrasser sinon son mari, du moin: quelque chose de Jui.

Mais soudain son beau front s'obscurcit de nouveau,

— Nous oublions le magnat, dit-elle, Qui sait ce qu'il ‘era de moi si} parvient à m'endormir encore ?

A ces mots, Tony se redressa :

—Ne craignez rien, Madame, s'écria--il. Vous avez quatre ennemis, et je sens en moi la force de huit hom- "| Ines,

Quatre jours après, les roulements

du tambour et le froissement dse armes éveil]

aient de nouveau les échos de la forêt de Blérancourt, depuis longtemps habitués à un plus long sommeil.

Les gardes-francaises arrivaient, L'avant-varde, qui les avait ]

récédés d'une heure, avait, à

t défaut de logements choisi, d’après de Tony, les emplacements nécessaires au de huit mile hommes.

les conse]]s

campement

Aussitôt arrivée, chaque compagnie, était informée du } la direction des

chaque escouade oint qu'elle devait occuper et, sous sous-officiers. s'empressait le ses tentes où d'organiser ses bivouacs.

Quelques vieux officiers d

dresser

e fortune, des moustaches grises qui devaient leurs 6 aulettes à vingt ans de cam- £ | |

pagnes et à autant de blessures, restèren

t pour surveiller le campement,

La jeunesse dorée du régiment, les brillants capitaines qui faisaient l’ornement de Versailles, se rendirent directement au château, où l’on sait que Tony avait préparé leurs logements.

Quant au marquis de Langevin, le colonel, il se promena de long en large, regardant ce qui se passait, ohservant le bivouac, s'inquiétant de savoir si tous les physique comme au moral.

Au bout d'une heure. tout. installation était termi-

hommes étaient bien. au

née, ef devant les feux qui flambaieni Joveusement, lea euisiniers d'esco ade, manches retroussées jusqu'au coude rn placé par un bonnet, surveillaient

et le échos bitués

eure, nsei]s

‘nent

uade sous

‘esser

aches cameiller . les rsail-

sait

pro- OÙ « les |.

TIMi= , les u’au uent

PTE pu

les marmites dans lesquelles cuisait le dîner, tandis que les vivandières mesuraient à l'avance les bouteilles et les chopines afin d’aller plus vite à la besogne quand le grand moment de souper arriverait.

— Allons, tout va bien, dit le colonel.

Et, après un dernier coup d'œil aux gardes du Camp, il alla rejoindre son état- -Major au château.

En prenant place au rapport, il fit appeler Tony.

Le jeune caporal se rendit immédiatement à l’ordre de son chef, qu'il trouva au milieu de ses officiers.

Le marquis de Langevin le reçut d’un air sévère, auquel il ne l'avait pas accoutumé.

Le jeune homme se douta de ce qui était arrivé.

Avr sa lutte dans le bois, Maurevaille s, fuyant les gens du magnat, était revenu vers le colonel, auquel il

ait raconté à sa façon ce qui venait de se passer.

“te lement le récit n'avait pas été à l'avantage de Tony, que Maurevailles avait dépeint comme un mutin et un indiscipliné,

Gaston de Lavenay et Mare de Lacy s'étaient joints

à Maurevailles pour desservir le jeune garde auprès de son protecteur,

Le colotiel connaissait depuis longtemps les trois amis et les estimait fort pour leur bravoure.

Il ignorait quelle haine féroce les poussait à se défaire de Tony.

Aussi était-il résolu à sévir rigoureusement contre le soldat qui abusait de la faveur dont on le comblait pour vouloir marcher de pair avec ses supérieurs, les insulter, tirer l’épée contre eux.

Cela coûtait beaucoup au marquis, car il affectionnait son jeune secrétaire, Mais il était, avant tout l’homme de la discipline et de la justice.

Il commença done par demander brusquement au jeune homme Pemploi de son temps, à partir du moment où il avait quitté Paris pour se rendre en mission.

—Mon colonel, répondit Tony, j'ai, ainsi que reçu l’ordre, suivi la route de Maurevailles état-major,

jen ai parcourue par le capitaine , choisi ce château pour vous et votre retenu les provisions nécessaires.

— Vous savez bien que ce n’est pas de cela qu'il s'agit, Allons, pas de tergiversation. Parlez,

Tony se tut. Le marquis de Langevin reprit :

—Je vous demande de quel droit vous vous mêlez des affaires particulières de votre capitaine,

Le jeune homme nâlit.

—Mon colonel, dit-il. Je ne puis répondre à cette question que devant vous et vous seul, ..

—Ù s'agit d'une faute contre la di cipline, Ces messieurs doivent être éclairés comme moi.

— Alors, mon colonel, faites-moi fusiller tout de suite. Il est des choses que, méme devant je ne déclarerais pas!...

— Une nouvelle mutinerie, petit drôle ?...

colonel furieux.

un conseil de guerre, s'écria le

—Pardon, mon colonel, mais vous m'interrogez sur une affaire d'honneur et de délicatesse, et en ces questions-là vous êtes trop bon juge pour ne pas me dire tout à l'heure que j'ai raison.

Le vieux marquis tortillait furieusement sa moustache grise, ce qui était chez lui le signe de l’indécision. I] réfléchit un moment et dit:

—Je crois que tu espère m'attendrir en me flattant, gamin!... mais cela te coûtera cher si tu me trompes !

Et, se tournant vers ses officiers qui regardaient curieusement, il reprit :

— Messieurs, soyez assez aimables pour me laisser seul avec ce blanc-bec qui a une confession à me faire. Je vais voir tout à l'heure sil faut Ini donner l’absolution ou iui infliger une dure pénitence. J'ai bien peur que ce ne soit Je second cas qui arrive.

Les officiers se retirèrent. Le marquis demeura seul

ai : avec Tony.

ine M tv : 5 : , :

Le —Eh bien, qu’as-tu à me dire, voyons, parle!... lui } . ,

dit-il, mil Tony lui raconta brièvement, mais sans omettre au-

cun détail, l’histoire du serment des Hommes Rouges | telle qu'il l'avait lue dans le manuscrit du marquis de d Vilers, et les événements qui avaient été la conséquence de ce pacte.

En apprenant comment et par quelle main son ancien compagnon d'armes avait été frappé, M. de Langevin eut un soubresaut de surprise, mais il fit signe à Tony . | de ne pas s'arrêter.

= —Ah ça! morbleu, dit-il, quand celui-ci eut fini de 7. raconter son histoire et ce qui s'était passé entre Mau- 5 revailles et lui dans le bois; ah ça! je comprends bien

l'envie qu'ont eue ces messieurs de tuer ce pauvre Vilers, lo je comprends bien le désir qu'ils ont de s'emparer de sa

veuve... mais toi, toi, mon petit Tony, que diable fais- . tu dans cette affaire ?

—Dame, mon colonel, puisque j'ai juré au marquis

e8- de A . de Vilers mourant de le venger et de protéger sa veuve, Ft “4 . . .. , il faut bien que j’accomplisse mon serment.

a —Tu te feras massacrer, malheureux enfant !

[l —Bah! mon colonel, est-ce qu’un garde-françuise doit craindre la mort ?

—La mort en raie. ‘levant l’ennemi, pour son dra- ' : peau et pour la France, non, celle-là, on ne doit pas la | craindre... Mais la mort par lx main d’un lâche, d’un

u- ch 5 ’

assassin, dans l'ombre, il faut la craindre, Et puis, il He mon ami, songe à ceux que tu ai.nes ot qu tu as laissés n à Paris, attendant ton retour; car :i j'ai bon souvenir, : tu es allé embrasser quelqu'un avaui ton départ, n’est- 11e ES ce pas ?

—Qui, mon colonel, mame Toinon.

—Et qu'est-ce que mame Toinon? Ta mère?

— Non, mon colonel, Certes. je l’aime autant que si j'étais son fils; car elle a fait autant pour moi que gi elle avait été ma mère véritable. “

—Et où est-elle, ta mère véritable 2...

Tony haussa les épaules et répondit tri

—Je n'ai jamais connu mes parents.

— Mais où as-tu été élevé ?

stement :

—Je crois bien que c’est dans un petit vill de Paris.

—Qui te fait croire cela ?

—C'est que je me souvie

age près

ns que mes premières années la campagne, chez des paysans et que la femme qui m'élevait allait à Parie souvent... — Mais où était-ce ?

—Ah! mon colonel,

se sont passées À

Parle, tu m'intéresses vivement.

je n’en sais pas davantage...

Le marquis de Langevin, qui depuis un instant avait regardé Tony attentivement, s'était mis à marcher à grands pas et semblait en proie à une vive émotion.

— Voyons, cherche, tâche de te rappeler !... murmua-t-il sur un ton de prière, Tu as bien quelques souvenirs d'enfance... Dis-moi tout ce que tu sais, D’abord, comment étaient-ils, les gens qui t’ont élevé ?

—Îs étaient bien bons, mon colonel, voilà tout ce que je sais, répondit Tony, stupéfait de l'émotion du marquis.

—Mais cherche, cherche done !.….

souviennes !...

—Mon colonel!...

—1] n’y a pas autre chose, un indice, un mot que tu te rappelles ?

IT faut que tu te

Le marquis en disant cela avait saisi les maine de Tony.

— Alors ne vous moquez pas de moi, reprit l’enfant.

Ne me dites pas que je vous faie un conte. maïs il ya une chose qui est gravée dans mon coeur. Un soir. c'était encore au village... nous avions pris notre repas

Page 1