l'uniforme blanc et bleu des gardes-françaises. P
A La lune éclairait en plein la route. il sembla au colo- à fa
1h 5 2 nel qu’il reconnaissait ces deux hommes. af Var La Rose et Tony !... 3 # 4 à - : # Dans la douleur, on se raccroche au moindre espoir.
Le marquis se précipita hors de sa chambre. L na
La route que suivait les deux soldats pour arriver au à êt
campement faisait autour des fossés de longs détours et L ni
passait presque sous les fenêtres du colonel. 11 n’eut 4 Il done pas de peine à les rejoindre,
C’étaient bien le jeune caporal et son brave ami, le : : Gascon, tous deux ruisselant d’eau et grelottant. Com- ‘4 ve: me le Normand, ils couraient vers le camp pour se sécher et changer d’habits. 1 To
En voyant Tony, le marquis ne put contenir sa joie. 4 nie
Il s’élança vers lui, le prit dans ses bras et l'entraîna . vers sa propre chambre. À 4.
—Sauvé, sauvé!... pauvre et cher enfant! murmu- a rait-il.
Tony, qui se serait plutot attendu à une verte semonce de la part du bon mais rigide colonel, ne comprenait &ne rien à ces témoignages de tendresse, do:
—Ah! monsieur le marquis, protesta-t-il, c’est vrai- A
ment trop d'honneur... en vérité... Ë
; tor
Le marquis arrachait les vêtements mouillés du jeune : à. homme et l’enveloppait dans ses habits à lui. cor —Je vous en prie, mon colonel, disait le pauvre Tony I tout confus... comment ai-je mérité tant de bontés?.. sus — Va, tu le sauras plus tard... Mais, d’abord, ra- : conte-moi comment tu as pu échapper à ce gouffre .
maudit ?
us —Quoi, vous savez ?.., tou; —Je sais tout, mais parle, parle vite!... ten
Eh bien, mon colonel, lorsque j'ai sauté dans le lae où venait de tomber M. de Vilers, que je croyais mort
mes à
| colo-
spoir.
rer AU urs et n'eut
mi, le Com-
se sé
joie.
traina
1TMU-
MON renait
vraijeune Tony Lés?..
\, rauffre
presque aussitôt,
et qui était si miraculeusement reparu pour disparaître
lorsque je sautai, dis-je, le premier
choc me fit plonger jusqu’au fond. Mais, enfant de Paris, je nage naturellement. Je revins vite à la surface. Des deux hommes que j'avais vus tomber, je n’en aperçus plus qu’un...
— Plus qu'un ?
—(Cet homme,
continua Tony, ne savait presque pas
nager; 1] se débattait dans l’eau glacée et allait peut-
étre succomber,
Je m'approchai de lui: “Mettez vos
nains sur mes épaules, lui dis-je, je vous soutiendrai !”
Il ne m’entendit
pas et instinctivement essaya de se
cramponner à mes jambes.
“Ah! s’écria le marquis, frissonnant à l’idée du danger qu'avait couru Tony.
Ne craignez rien, mon colonel, je m'y attendais. Tous ceux qui se noient font de même... D’un coup de pied, je le forçai à lâcher prise. Il enfonca, mais je le ratirapai par les cheveux, et nagéant d’une main, le soutenant de l’autre, j'essayai de gagner une anfractuo-