‹ Le serment des hommes rouges [microforme]Chapitre 40 sur 66 · l'uniforme blanc et bleu des gardes-françaises. P · texte numérisé non relu

l'uniforme blanc et bleu des gardes-françaises. P

A La lune éclairait en plein la route. il sembla au colo- à fa

1h 5 2 nel qu’il reconnaissait ces deux hommes. af Var La Rose et Tony !... 3 # 4 à - : # Dans la douleur, on se raccroche au moindre espoir.

Le marquis se précipita hors de sa chambre. L na

La route que suivait les deux soldats pour arriver au à êt

campement faisait autour des fossés de longs détours et L ni

passait presque sous les fenêtres du colonel. 11 n’eut 4 Il done pas de peine à les rejoindre,

C’étaient bien le jeune caporal et son brave ami, le : : Gascon, tous deux ruisselant d’eau et grelottant. Com- ‘4 ve: me le Normand, ils couraient vers le camp pour se sécher et changer d’habits. 1 To

En voyant Tony, le marquis ne put contenir sa joie. 4 nie

Il s’élança vers lui, le prit dans ses bras et l'entraîna . vers sa propre chambre. À 4.

—Sauvé, sauvé!... pauvre et cher enfant! murmu- a rait-il.

Tony, qui se serait plutot attendu à une verte semonce de la part du bon mais rigide colonel, ne comprenait &ne rien à ces témoignages de tendresse, do:

—Ah! monsieur le marquis, protesta-t-il, c’est vrai- A

ment trop d'honneur... en vérité... Ë

; tor

Le marquis arrachait les vêtements mouillés du jeune : à. homme et l’enveloppait dans ses habits à lui. cor —Je vous en prie, mon colonel, disait le pauvre Tony I tout confus... comment ai-je mérité tant de bontés?.. sus — Va, tu le sauras plus tard... Mais, d’abord, ra- : conte-moi comment tu as pu échapper à ce gouffre .

maudit ?

us —Quoi, vous savez ?.., tou; —Je sais tout, mais parle, parle vite!... ten

Eh bien, mon colonel, lorsque j'ai sauté dans le lae où venait de tomber M. de Vilers, que je croyais mort

mes à

| colo-

spoir.

rer AU urs et n'eut

mi, le Com-

se sé

joie.

traina

1TMU-

MON renait

vraijeune Tony Lés?..

\, rauffre

presque aussitôt,

et qui était si miraculeusement reparu pour disparaître

lorsque je sautai, dis-je, le premier

choc me fit plonger jusqu’au fond. Mais, enfant de Paris, je nage naturellement. Je revins vite à la surface. Des deux hommes que j'avais vus tomber, je n’en aperçus plus qu’un...

— Plus qu'un ?

—(Cet homme,

continua Tony, ne savait presque pas

nager; 1] se débattait dans l’eau glacée et allait peut-

étre succomber,

Je m'approchai de lui: “Mettez vos

nains sur mes épaules, lui dis-je, je vous soutiendrai !”

Il ne m’entendit

pas et instinctivement essaya de se

cramponner à mes jambes.

“Ah! s’écria le marquis, frissonnant à l’idée du danger qu'avait couru Tony.

Ne craignez rien, mon colonel, je m'y attendais. Tous ceux qui se noient font de même... D’un coup de pied, je le forçai à lâcher prise. Il enfonca, mais je le ratirapai par les cheveux, et nagéant d’une main, le soutenant de l’autre, j'essayai de gagner une anfractuo-

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