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pas de ces souterrains. Si,
Comme je le crois, ils sont vraiment
vos COnpagnons d'armes. Vous saurez assez tôt les noms de ceux dont les mains ont souillé votre main loyale,
Mais le marquis de 1 rendre ainsi.
ngevin n'était pas homme à se
Le bruit redoublait, Les eris des valent maintenant plus dist impatience le saisit
combattants arriincts jusqu'à lui. La fièvre de Il y a un secret, s’écria-t-i]
. éclatant soudain, Ce secret, Je veux le connaître :
entendez-vous, je le veux !
Le magnat ne répondit pas,
Le marquis était devenu blôme, ] homme à quelques haut point.
‘impassibilité de cet pas d'un massacre lirritait au plus - Pour la seconde fois, du pied, sacre,
monsieur, dit-il en frappant Je vous somme de me livrer
le secret de ce pas- Le maywnat haussa les épaules, —S il en est ainsi, reprit le colonel. en s’élançant vers le mur, je saurai bien le trouver moi-même.
IT se mit à tâter Ja tapisserie...
Le magnat le regardait faire
avec un sourire ironique, —Ah ! s’écria tout à COUP le marquis... ce tableau! Sous sa main qui tâtait la toile, il avait senti comme
des vibrations... Derrière le tableau, le mur manquait.
Le magnat fit un mouvement pour lui barrer le passage. Mais, il était trop tard. Le colonel, tirant son épée, avait fendu le tableau, du haut an bas,
Une ouverture béante s'était montrée à ses yeux.
I] s’y engagea sans hésitation et, guidé par le bruit et Ja réverbération d'une vague lumière, se mit à parcourir à grands pas les couloirs.
Le chemin, du reste, ét
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funèbres jalons, des mourants se tordaient 4 vulsions de l’agonie.
Si vite qu’il allât, le colonel remarqua, non sans un sombre plaisir, qu'aucun des morts où des mourants ne portait l’uniforme blane des gardes-françaises,
ans les con-
[ arriva au bord du gouffre au-dessus duquel était penchée la marquise de Vilers.
—Qu'est-il donc arrivé ? demanda-t-il avec angoisse.
Haydée Jui montra qu doigt le fond de l’abîme où l’eau “agitait encore...
trois hommes là, répondit une voix derrière lui.
Le colonel se retourna. I] reconnut le Normand, dont uniforme, tailladé de coups d'épée, disparaissait sous les taches de sang,
— Trois hommes ! Qui ?
— D'abord, le marquis de Vilers.
— Le marquis, mais il est mort ?. .
—Peut-êôtre maintenant. mon colonel, mais je vous jure que tout à l'heure...
— Et qui, après ?
—Le Rose...
—Mon pauvre Gascon, si bon soldat. si brave?..: Ahtf le magnat aura un terrible compte à me rendre! dit le colonel, qui sentit une larme mouiller s le troisième ?
—Mon colonel
— Eh bien?...
—C'est le caporal Tony...
— Tony!!!
— Lui-même qui, pour essayer de sauver les deux autres, ;
à paupière, mais
Le imarquis n’écoutait plus.
Pâle comme un mort, il chancela comme s’il allait per-
re connaissance, Mais, par un prodigieux effort, il se maîtrisa,
— Tony!!! répéta-t-il d’une voix déchirante; Tony perdu !... Ah vite, des cordes, des échelles. . qu'on descnde dans ce lac!... qu’on le fouille! Dix mille louis à qui me ramène Tony...
Dominés par cette voix, les assistants s’agitèrent; en a clin d'oeil, les muets étaient de retour rapportant Jes échelles, les cordes demandées par le marquis.
Mais, au moment de descendre dans le gouffre, ils hésitèrent,
—Hâtez-vous done, suppliait le colonel en se tordant
Songez que chaque minute perdue ajoute à son danger. Sauvez-le, sauvez-le, vous dis- Je, je veux que vous le sauviez!.….
Ils se regardaient, étonnés de cette douleur et si inattendue,
— Ah! lâches! râla le marquis, lâches!, de vous n’a le coeur d'y descendre, j'irai,
les bras de désespoir,
si grande
Si pas un moi, dans ce gouffre, moi, vieillard sans forces et paralysé par l’âge
j'irai et je le sauverai.
Joignant l'action À la parole, il saisit une corde et voulu s'élancer, Une main vigoureuse le retint,
C’était celle du Normand.
— Laissez, mon colonel, dit le brave garçon... c’est moi qui vais y aller. Aussi bien j'étais avec eux au Cominencement, je dois les suivre jusqu’au bout, Vous péririez avec eux, vous; moi, je vais tâcher de vous les ramener.
Il se passa la corde autour du corps et descendit.
L'exemple était donné; six muets le suivirent. Les échelles attachées furent jetées dans le puits. Les muets sans danger, se confièrent à ces échelles et, munis de torches, explorèrent la surface du lac souterrain.
Mais aussi loin que la vue püût s'étendre, on ne vit rien... rien que l'eau qui éoulait paisiblement.
Le lac s'était refermé sur ses victimes.
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Les uns après les autres, le Normand et ses compa- £nons remontèrent, le visage désappointé,
À mesure qu'ils lui rendaient compte du résultat négatif de leurs recherches, le marquis de Langevin devenait de plus en plus pâle,
On eût dit que la vie se retirait du coeur de ce vieillard si ardent quelques heures auparavant.
Quand il vit le dernier chercheur sortir seul de l'orifice du gouffre, il se laissa tomber à genoux avec un sourd gémissement.
On respecta, sans la comprendre cette immense douleur. :,
Au bout de plusieurs minutes pourtant, le Normand se permit de faire sortir son colonel de cet état de prostration et l’entraîna hors des souterrains.
Mais, une fois dans les appartements, le brave soldat qui grelottait de froid et qui avait hâte d’aller prendre des vêtements secs, prit congé du marquis et se mit à courir vers sa tente,
Quant à M. de Langevin, il regagna sa chambre à pas lents,
Malgré les fatigues de la soirée, il n’éprouvait aucun besoin de sommeil, ses émotions avaient été trop vives !
En dépit du froid, il ouvrit la fenâtre et jeta un regard distrait sur la partie du pare qui s’étendait devant ses veux et où le campement avait été dressé.
Tout à coup, sur le chemin qui contournait le flanc
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% du château, il aperçut, venant vers lui, deux hommes à ÿ ch