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—Attendons d’être dans le bois, dit Lacy à Maurevailles, qui grinçait des dents d’impatience.
Par les mille diables d'enfer, le carrosse ne marchera done pas plus vite, afin de laisser ces manants derrière Iui?...
—Ils ont l'air de s'y attacher... On dirait qu'ils l'escortent..….
—Allons donc !
—Vois plutôt, En voici un qui se rapproche et parle au vieux Joseph. Ah! si je pouvais voir son visage...
Le paysan avait, en effet, échangé quelques paroles avec le fidèle serviteur du marquis de Vilers. Sur un signe de Joseph, il ralentit le pas, ainsi que son compagnon, qui semblait être non moins paysan que lui, et laissa le carrosse poursuivre sa route au milieu des autres promeneurs,
— Que signifie ce manège? demanda Eacy intrigué.
Les capitaines continuèrent d'avancer. Bientôt, ils ne furent plus qu'à quelques pas des deux paysans, qui cheminèrent à côté d'eux, de mêmes que les autres marchaient auprès du carrosse.
—Morbleu! j'y suis maintenant, murmura Lacy en se penchant à l'orcille de Maurevailles. Pendant que leurs amis surveillent la voiture, ces deux-Rt nous espionnent.
—Que veux4u dire ?
Ne t'émeus pas et, sans en avoir Pair, examine celui qui est à côté tien...
—Eh bien!
Tu ne connais pas cette fivure ?
—\ on.
Tu as la mémoire courte... Te souviens-tu de notre arrestation à l'hôtel de Vilers?...
—$i je n'en souviens? s'écria Maurevailles avec co-
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—Et tu as oublié l'homme qui t'a passé une corde autour du corps.
—Ah! morbleu! je le reconnais en effet... il faut que je casse la tête à ce drôle ?
—Garde-t-en bien!... Du calme au contraire... Je vois de quoi il s'agit... Josepl a fait part au lieutenant de police de la sortie de la marquise... Nous avons devant nous La Rivière et ses estafiers..
—Et tu crois que nous ne ferions pas bien de charger cette canaïlle ?...
-Pas du tout. A la ruse opposons la ruse, et attendons une occasion.
-Noit, dit Maurevailles, en rongeant sa colère; an fait, tu as raison, Ce n'est pas le moment de nous aturer une querelle avec M. de Marville,
—Seulement, le coup est manqué pour aujourd'hui et nous ferons bien re rentrer à Paris.
—Allons donc! "Fu l'as dit toi-même, il faut agir de l'UsSC... J'akbtrouvé mon moyen,
—Quel est-11?
— Tu verras. Mais prenons le trot. Nous n'avons plus besoin de suivre le carrosse, et je ne suis pas fâche de faire courir un peu messieurs de la police.
Les deux cavaliers éperonnèrent leurs montures et partirent au grand trot par une route transversale, à 11 grande stupéfaction des deux exempts qui les surveillaient,
Car c'étaient bien en effet, des exempts que, sur la demande du baron de Chartille, le lieutenant de police avait mis à la disposition de madame de Vilers, pour la suivre et ja protéger dans sa promenade à Vincennes,
Les deux pauvres policiers se demandèrent un instant s'ils devaient courir après les cavaliers, Mais songeant qu'avant tout ils avaient mission de veiller sur a voi-
ture, ils rejoignirent leurs camarades.
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Maurevailles et Lacy avaient fait un détour et étaient arrivés les premiers dans le bois.
Ils attachèrent leurs chevaux à un poteau et se cachèrent dans un massif. Là, Maurevailles tira ses tablettes et se mit à écrire.
—Que diable faisÆu? demanda Marc de Lacy intrivué,
—Tu vas voir tout à l'heure.
La voiture arriva à son tour. Haydée et Réjane en descendirent.
Après un rapide coup d'oeil aux environs, Joseph s’écarta pour laisser passer les deux femmes. Les exempts l'imitèrent.
Quelques instants se passérent ainsi; Marc et Maurevailles ne bougeaient pas.
Peu à peu Haydée et Réjane, ne voyant rien de suspect, avaient pris confiance, Joseph lui-même croyant les Hommes Rouges repartis pour Paris, avait cesse d’être sur ses gardes.
C'était là ce que Maurevailles attendait.
Il suivit pas à pas, derrière les buissons, la marquise et sa soeur. Saisissant un moment où celle-ci tournait la tête vers lui, il se montra tout à coup.
Réjane étouffa un cri de surprise.
—Qu'as-tu? demanda Haydée subitement inquiète.
—Rien, je me suis heurté le pied contre une racine.
Le plus difficile était fait. Le chevalier avait la certitude d’avoir été vu. Il était évident que Réjane tournerait à la dérobée les regards de son côté.
Maurevailles déplia le billet qu'il avait écrit et le montra à Réjane.
Elle devint toute rouge. Elle avait donc compris.
Il enroula le billet autour d’un caillou et, ‘etant le tout aux pieds de le jeune fille, se cacha de nouveau.
Tiens, s’écria-t-elle, il y a encore des fleurs dans
l'herbe.
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Et elle se pencha, ramassa vivement le billet et le
en cacha furtivement dans son sein, —Non, je me suis trompée, fit-elle froidement. —. Pendant ce temps-là, Maurevailles disait à son ami: caf —Allons-nous-en. Nous avons maintenant une intel- 1 de ligence dans la place. il sr Réjane était impatiente de connaître le contenu du : (4 billet qui lui brûlait la poitrine, Elle prit un nouveau | RE ! prétexte pour s’écarter un instant de sa soeur et lut dE avidement ce qui suit : Hi | “Vous pouvez aider celui qui vous aime à conjurer 11 eph “un grand danger qui menace votre soeur. Je serai ce i oi “soir, à dix heures, à la porte du jardin. Silence !” {1 LA ure- | “L sus- ÿ ant \ CSSC 4 (! à uise à d nait k | FA | pi eee - A | iète. Let ne. ‘ j ceTour- + le ® 1 le
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Haras. 2660
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