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Mais le professeur Fournier avait observé que : d’une part les malades ont une tendance fâcheuse à ne se soigner que lorsqu'ils sont atteints de manifestations apparentes ; et d'autre part que les syphilis, soi-disant bénignes, tournaient le plus souvent mal, déterminant à plus ou moins brève échéance des affections nerveuses ou des complications viscérales ou des troubles des organes des sens. Aussi en prenant comme base du traitement une durée relativement longue de quatre années, en soumettant pendant de longs mois l'organisme à un traitement mercuriel régulier et actif, le grand syphiligraphe français pouvait-il espérer et se flatter de prévenir pour une très grosse part les accidents si graves de la période quaternaire. La thérapeutique dela syphilis faisait ainsi un énorme pas en avan£.
Mais à l'heure actuelle, il y a mieux. Grâce au laboratoire, on peul se faire une idée assez exacte de la virulence plus ou moins grande de la syphilis, suivre en quelque sorte étape par étape les diverses phases de son évolution et surtout prévenir par un traitement énergique et opportun les redoutables complications auxquelles demeure toujours exposé le syphilitique.
C'est le développement de cette idée qui va faire l’objet de l'étude de cetle deuxième partie, et nous aurons d’abord à envisager :
À .— Les rapports de la séro-réaction et de la syphilis proprement dite.
Pois il faudra voir comment la séro-réaction intervient.
B. — Au sujet du mariage du syphilitique.
C. — A propos de la grossesse (doit-on traiter la femme enceinte).
D. — Dans la question de l'allaitement.
A. — Sére-réaction et syphilis proprement dite.
C'est là le premier point à discuter : comment grâce à la séro-réaclion arrive-t-on à établir un traitement ralionnel, non pas de la syphilis, mais du syphilitique ?
Dans ce problème délicat, deux cas sont à distinguer :
Ou bien le malade vient consuller au début de la syphilis.
Ou bien, pour une raison ou pour une autre, il vient consulter seulement au cours de la maladie.