APOGEE ET VIE OFFICIELLE AU CODEX
Quelques années plus tard, écoutons Molière dans « l'Amour
Médecin » :
€ SGANARELLE : Morbleu, il me vient une fantaisie. Il faut que j'aille acheter de l'Orvietan et que je lui en fasse prendre. L'Orvietan est un remède dont beaucoup de gens se sont bien trouvez.
L'OPÉRATEUR chantant :
Mon remède guérit par sa rare excellence Plus de maux qu’on n’en peut nombrer dans tout un an : La Gale La Rogne La Teigne La Fièvre La Peste La Goutte Vérole Descente Rougeole O Grande Puissance de l’Orvietan !
SGANARELLE : Monsieur, je croy que tout l’or du monde n’est pas capable de payer vostre remède ; maïs pourtant voicy une pièce de trente sols que vous prendrez, s’il vous plaist.
L’'OPÉRATEUR chantant :
Admirez mes bontez et le peu qu’on vous vend. Ce trésor merveilleux, que ma main vous dispense, Vous pouvez avec luy braver en asseurance Tous les maux que sur nous l’ire du Ciel répand... (Amour Médecin, acte II, sc. vI et vu). »
Les vertus du Serpent, unanimement reconnues, entrent
dans la vie officielle de la Pharmacopée.
Nous donnons la liste relevée au « Codex Medicamentarius seu pharmacopæa parisiensis », edita in M.D.CC.XXX.II.
VIPERA Vipera noftras.
Fit Aqua ftillatitia,
Spiritus, Sal volatile, Oleum ftillatitium, Oleum per infufionem «& coctionem.
Pulvis Viperinus,