‹ Le sérum polyvalent de MM. Leclainche et Vallée dans la "maladie des chiens"Chapitre 4 sur 44 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

On ne rencontre pas dans l’espèce canine de maladie plus commune et plus meurtrière que celle désignée sous le nom bien vague de « maladie du Jeune âge » ou « maladie des chiens ».

D’après certaines statistiques, elle constitue 25 0/0 : des cas de maladie chez le chien, et selon Frôhner il faut Jui imputer le 1/6 de la mortalité.

Elle affecte principalement les animaux dans le cours de leur première année ; elle devient unerareté chez ceux qui ont plus de deux ans. Pendant les mois d'hiver, elle sévit avec un maximum d'intensité en raison vraisemblablement des complications qui surviennent sous l’action du froid et del’humidité. Elle est très contagieuse, et lorsque l'affection éclate dans un élevage elle frappe sinon la totalité du moins la plus grande partie des sujets et y cause une forte mortalité.

Parmi les malades présentés à la consultation de l'Ecole d’Alfort, il n’est pas excessif de déclarer que plus de la moitié sont atteints de cette maladie. Le chien de race distinguée semble y être plus sensible que le chien commun. |

y Malheureusement le traitement spécifique n'est pas encore connu. De ce fait, nombreux sont les

amateurs de chien de race qui hésitent à acquérir ces animaux de valeur avant qu'ils aient « fait leur maladie ».

L'espèce canine prend en médecine vétérinaire une importance sans cesse croissante. On conçoit que la maladie du jeune âge retienne l'attention. Nous avons cru devoir en faire le sujet de notre thèse. Nous sommes heureux d’adresser ici l’hommage de notre profonde el respectueuse reconnaissance à notre maître, M. le professeur Robin pour le bienveillant accueil qu’il nous a toujours réservé dans son laboratoire et pour les avis éclairés qu'il n’a cessé de nous donner au cours de ce travail. C’est d’après ses conseils que nous avons eu recours dans la maladie des chiens aux injections de sérum polyvalent de MM. Leslainche et Vallée.

Au cours de la dernière guerre, l'efficacité du sérum polyvalent de MM. Leclainche et Vallée s’est affirmée d’une façon indéniable dansla lutte contre les agents pyogènes. Il semblait dès lors tout indiqué de l'essayer dans la maladie des chiens où l’action des agents microbiens ordinairement banaux l’emporte en gravité sur l’action primitive de l’agent causal. C'est un mode de traitement élégant, d’un emploi facile et dont les effets sont immédiats ; les résultats que nous en avons oblenus sont très encourageants. Une fois de plus l'efficacité du sérum polyvalent s’est révélée. Nous nous permettons d’exprimer ici à M. Vallée, non seulement l'expression de noire respectueuse admiration, mais encore toute

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notre reconnaissance pour les conseils bienveillants qu'il a bien voulu nous donner.

Dans l’étude que nous allons faire nous insisterons sur les particularités étiologiques de cette ma ladie, nousindiquerons quelques-uns des nombreuxtraitements essayés. Nous rappellerons ensuite dans un aperçu sommaire les heureux effets obtenus par l'emploi de ce sérum en médecine humaine et vétérinaire et après avoir relaté quelques-unes de nos observations qui portent principalement surla forme pulmonaire, localisation la plus fréquente et la plus grave de cette maladie, nous indiquerons nos con-

clusions.

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