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un jeune chien n’ayant jamais fait la maladie, celuici la contracte. Au contraire, lorsque l’éruption de vésico-pustules est apparue, c’est-à-dire lorsque la température est redevenue normale, la même expérience répétée est négalive.
Sur de jeunes chiens n'ayant pas encore eu la maladie, et, exposés expérimentalement à la contagion, nousavons constaté, comme l'indique M.Carré, une élévation de température, cependant que les animaux gardent toute l'apparence de la santé. Ce n'est que quelques jours après (3à 5) qu'apparaissent les premiers symplômes de la maladie (pustules, inappétence, jelage, etc...). Cette expérience démontre en même temps la contagion évidente de l'affection : les chiens contractant la maladie, en moyenne une dizaine de jours après avoir été mis dans le milieu contaminé.
IT. — Traitements essayés
Il est peu de maladies où l’on ait essayé autant de médicalions, Tont l'arsenal pharmaceutique a été tour à tour expérimenté ; les recherches ont été vainces et actuellement aucun traitement spécifique n'est connu,
Le tableau symptomatique de la maladie est très variable. Tantôt l'affection siège sur l'appareil digesüf, dans une autré forme c'est l'appareil respiratoire qui semble le plus atteint, parfois au contraire on
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assiste à une localisation nerveuse ; aussi, beaucoup de praticiens se bornent-ils à l'application d’une thérapeutique symptomatique et le traitement ordonné diffère suivant la localisation en présence de laquelle ils se trouvent.
La vaccination contre cette affection a été essaye de tous temps. Un vaccin efficace serait évidemment le procédé de choix, malheureusement les chercheurs ne l’ont point encore trouvé.
Trasbot avait espéré ‘vacciner contre la maladie par la variolisation. Ce procédé fut vite abandonné. Jenner, avant lui, avait essayé, sans y parvenir, l’immunisation d'animaux par l’inoculalion de vaccine. Lignières, accusant la Pasteurella de déterminer la maladie, déclarait en 1900 à la Société centrale de Médecine vétérinaire qu'il serait possible de vacciner les jeunes chiens par l’inoculation de cultures aïtépuces de sa Pasteurella. Bientôt cet auteur annoncait la possibilité de préparer un sérum anti-pasteurellique polyvalent qui aurait une action sur les différentesespèces de Pasteurella et notamment serait applicable à la Pasteurella du chien. Peu de temps après, le D’ Phisalix, dans une communication retentissante à l'Académie des Siences prélendit par des injections successives de cultures de moins en moins atténuées du cocobacille par lui découvert, avoir procuré l'immunité à de jeunes chiens. Les essais qui suivirent ne confirmèrent pas les dires de
A’auteur et le procédé tomba rapidement dans le discrédit.
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Joly, ensuite, préconisa l'emploi du sérum antistreptococcique poiy valent. Ce sérum ne vautévidemment que contre les variétés de streptocoques, or, comme nous l'exposerons plus loin, le streptocoque n’est pas le seul agent que l’on trouve dans la « maladie des chiens » et par suile ce sérum n’a qu’une action limitée. :
La levure préparée par le chimiste de Puryn'obtint guère longtemps la faveur des praticiens.
Des traitements plus récents sont à signaler : MM. Panisset et Verge en 1922, préconisèrent, dans la forme nerveuse, l’uroformine en injections intraveineuses ; divers essais de cette médication, notamment ceux faits à la clinique de Budapest, n’ont pas confirmé la constance des résultats heureux enregistrés par les auteurs précités.
Lichlenstern se basant sur ce fait qu'un animal ayant contracté la maladie en est préservé pour l’avenir, Car SOn sang contient des anticorps empêchant l'évolution de l'infection, proposa le traitement suivant : surdes chiens âgés, il préleva du sang dans une seringue contenant du citrate de soude à 10 pour 100. Ce sang employé en injections sous-cutances à des malades aurait donné d'heureux résultats. L'auteur recommandait des doses de 100 à 500 grammes. Au cas où des recherches ultérieures viendraient à démontrer l'efficacité de cetraitement, son application se heurterait à de grosses difficultés dans la pratique courante.et à ce seul point de vue perdrait beaucoup deson intérêt.
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Dans un même ordre d'idées, Neumann a conseillé les injections de sang propre ou de sang de la même espèce. Ila prélevé le sang directement dans le cœur el en a injecté 1/2 à 2 centimètres cubes par kilogramme. Les expériences portant sur 30 chiens donnèrent 21 guérisons. Dans 7 cas où la forme nerveuse existait lors de l'intervention, l’autohémothérapie a précipité l’évolution et l'échéance fatale. Vu les ravages causés par la maladie du jeune âge, on peut considérer ces résultats comme très intéressants, mais l’objection faite au traitement préconisé par Lichlenstern conserve ici toute sa valeur.
L'argent colloïdal essayé par Pineau semble donner parfois de bons résultats.
Tout récemment (192?) un auteur étranger, Pantoni, faisait une « Communication sur la vaccination préventive contre la maladie des chiens avec un virus spécifique ». L'auteur s’attaque à la forme nerveuse. Une émulsion est préparée dans la solution physiologique avec des morceaux de cerveau et de cervelet de chien mort de la forme nerveuse. L’émulsion est inoculée à la dose de quelques gouttes après trépanation, dans le cerveau de chiots qui succombent rapidement. Des. chiots traités par injections sous-cutanées de substance nerveuse atténuée ne montrent aucune réaction fâcheuse et de plus sont réfractaires à l’inoculation cérébrale de virus ; inoculation qui entraîne rapidement el régulièrement la mort des chiens non vaccinés, utilisés comme témoins.
il faut attendre que des essais complémentaires soient faits pour être définitivement fixé sur la valeur de cetle méthode. L'avenir dira ce que nous devons penser de ce mode de vaccination.
De lous ces essais de prévention et de thérapeutiques, aucun n’a donné de résultats satisfaisants. Sur létiologie l'accord semble réalisé: le virus découvert par M. Carré est toléré par l'organisme du chien, seules les complications sont redoutables. Ce qui revient à dire que le traitement devra s ‘attaquer à l’action des microbes ordinaires de la suppuration. Lutter contre la « maladie du jeune âge », comme l'écrit M. Bressou, c’est combattre et prévenir si possible l’action secondaire des agents pyogènes.
Si l'on recueille à l’aide d’une pipette, le jetage qui s’écoule de l'orifice nasal ou le pus qui s'échappe des yeux d’un animal atteint de la maladie, que l'on colore par:la méthode de Gram, on constate — c’est ainsi que nous avons opéré pour presque tous les chiens dont nous relatons l'observation — que les microbes les plus fréquemment rencontrés sont les Staphylocoques et les streptocoques. Nous n'avons jamais rencontré la Pasteurella de Lignières : ce
germe n'est guère, au dire de cet auteur lui-même, rencontré que dans les parenchymes ; mais là encore les quelques recherches que nous avons pu faire ne nous ont pas permis de le mettre en évidence.
En présence de ces faits, il apparaît qu'une séro thérapie rationnelle devra viser tonte une série de microbes ; elle devra être polyvalente, ses valences
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répondant aux divers agents que l’on rencontre dans l'affection. Le sérum de MM. Leclainche et Vallée qui renferme des anticorps correspondants aux agenls des diverses inflammations et suppurations, multiples races ou variétés de staphylocoques et de streptocoques apporte la solution cherchée. Nous avons essayé ce sérum polyvalent sur un certain nombre de chiens atteints de la maladie du jeune âge et les résultats que nous en avons obtenus sont très encourageanls.