CONCLUSION
En résumé, bien des points nous échappent dans l’histoire du servage. Pour ne citer que les plus essentiels, il nous est impossible de connaître, même approximativement, quelle était la quotité réelle des charges serviles et nous ignorons quelle fut la proportion de la population serve aussi bien à l’époque de Guy Coquille qu’au xvn° siècle ou en 1789.
Mais ce que nous savons, c’est que le plus souvent les libres étaient assujettis à des redevances analogues à la taille, et que la corvée, les banalités et les autres impôts seigneuriaux, frappaient tous les manants d’une manière générale.
Dès le xvi° siècle, dans notre coutume, le formariage a disparu et le droit de poursuite n’est plus qu’un mot. La mainmorte est remplacée par l’obligation de vivre en communauté, tempérée par de larges exceptions.
Cette vie en commun répondait d’ailleurs si bien aux mœurs et aux besoins d'alors, qu’elle était l’état