ZONE DES ARMÉES
Pour aboutir vite, il suffira de faire établir le tableau de tout le personnel médicochirurgical, Service de Santé de la zone des armées, par armées, par corps d’armées et part* divisions, la division étant l’unité : à chaque division correspond un couloir d’évacuation! des blessés avec centre chirurgical mobile. On modifiera les affectations actuelles suivant * les compétences. l
A. — Direction administrative et commandement. I
Le médecin divisionnaire dirige le couloir d’évacuation dans toute son étendue, pour ce ^ qui concerne l’administration et le commandement. C’est lui qui, d’après les indications de l’état-major, assigne à la formation chirurgicale mobile et à ses annexes leur emplacement.
La formation chirurgicale sera établie à une distance suffisante de l’ennemi pour sej^' trouver en sécurité —au moins à 10 ou 15 kilomètres de la ligne de feu — elle pourra ainsi' se replier, en cas de recul, grâce à ses voitures automobiles.
lue. médecin-chef du régiment assure, avec ses médecins aides-majors et auxiliaires, le relèvement des blessés et le fonctionnement des postes de secours. Les brancardiers sontlj sous leurs ordres. Y
B. — Direction de la formation chirurgicale mobile divisionnaire.
La formation chirurgicale mobile divisionnaire, qui comprend la salle d’opérations aseptique et ses annexes : parcs de voitures d’ambulance automobiles, camions, etc., locaux ou tentes de triage, locaux ou tentes d’hospitalisation, etc., sera, pour tout ce qui concerne le traitement des blessés sous la direction exclusive du chirurgien-chef.
L’administration et le commandement seront délégués par le médecin divisionnaire à ^ un officier gestionnaire.
Il sera facile de désigner, la liste des compétences étant plus que suffisante, le nombre nécessaire de chirurgiens-chefs, leurs suppléants et leurs aides. i
C’est sous la direction exclusive du chirurgien-chef que se feront, par les soins de ses assistants : j
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1» Le triage général des blessés ;
2“ La vérification des pansements ;
3“ L’évacuation immédiate des blessés le moins atteints, par degré de gravité, vers un dépôt d’éclopés voisin, vers la gare la plus proche, qui les conduira à la gare d’évacuation;
' enfin, vers les hôpitaux temporaires de la zone des armées, s’ils ont besoin de soins immédiats. Chaque blessé ainsi évacué portera une fiche, avec le diagnostic, la date du dernier pansement, celle de l’injection antitétanique, et la mention néant, si cette injection n’a pas été faite;
4® Les blessés plus gravement atteints, qui devront être opérés sans retard, seront réunis dans la salle de préparation annexée à la salle d’opérations aseptique, où se trouveront au moins deux tables d’opérations.
Les opérés seront hospitalisés pendant le nombre de jours strictement nécessaire dans les locaux ou tentes hôpitaux qui feront partie de chaque formation;
5“ Un local spécial sera réservé aux cas les plus graves, que le chirurgien-chef ne jugera pas opérables ni transportables, et où ils recevront tous les soins nécessaires (1).