SERVO-MOTEUR FARCOT
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Aab^ Bnar R. de. Vankirffuc. /,3 à Paris
On voit donc que, en moyenne, la pression résistante s'opposant directement au choc sera égale à ^, c'està-dire à la moitié de la pression maxima P de la vapeur sur le piston X, et cela quand, après le choc, la pression F sera par l'ouverture en grand de l'échappement devenue égale à zéro, déduction faite de la pression atmosphérique.
Pour arriver à cette pression résistante P — (P — P'), la barre aura parcouru : 1* à l',5 environ, chemin nécessaire pour faire passer le tiroir d'un de ses stops à l'ouverture en grand. Ace moment, si le timonier continuait à vouloir marcher dans le sens de la flèche /*, le point Â, entraîné par le point 0, allongepait la transmission en allongeant le ressort B et le faisant travailler comme soupape de sûreté.
On reconnaît donc que dans le cas considéré, celui du gouvernail en mouvement, l'effort qui s'oppose au choc de la lame est une force croissante partant d'une valeur y, c'est-à-dire de presque zéro^ pour arriver, après un angle parcouru de {",5, àavoirune valeur égale à û»(P-(P-P')) quantité relativement faible comparée à la résistance normale de construction du gouvernail ; que ce n'est pas une force sans mesure et sans élasticité comme celle qu'opposent les timoniers au mouvement de la barre dans la commande par drosses, et qu'il y a par suite beaucoup plus de àûreté pour le gouvernail avec le servo-moteur qu'avec la manœuvre à bras d'homme.
Il est à remarquer que si le timonier, au lieu de se roidir contre la lame, laissait mollir le volant de commande, les rênes ramèneraient tous les tiroirs au stop^ et l'on retomberait exactement dans le premier cas considéré, avec flexion du gouvernail réglée par le cylindre hydraulique.
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3° Supposons le gouvernail descendant dans la direction g {fig^. 49) pour revenir droit, et la lame Q' venant le pousser par derrière, nous retombons exactement dans la première partie du deuTcième cas.
4* Supposons le g-ouvernail descendant pour revenir droit dans la direction g (fl^. 49) et ta lame Q venant le frapper pour l'empêcher de se redresser, nous tombons exactement dans la deuxième partie du deuxième cas.
Nous venons de considérer tous les cas qui peuvent se présenter de coups de mer venant frapper le gt>uvernail, et nous avons vu avec quelle sécurité et sûreté on peut s'abandonner à l'appareil par mauvais temps; comme nous venons de le voir, le cylindre hydraulique est de toute utilité par gros temps. Nous allons exposer maintenant quels services il rend par temps calme.
§ 3f. — Fonctions du cylindre kydravlique par temps calme.
Nous avons vu que le piston à vapeur tient le gouvernail en équilibre de telle façon que :
M (P — P') = Q, résistance du gouvernail.
Or par beau temps, avec la moindre houle, à chaque petite lame frappant le safran, l'équilibre se trouverait rompu, et le g-ouvernail subirait une série de petites oscillations introduisant ou évacuant de la vapeurà chaque instant, pour rétablir l'équilibre perdu par l'effet de la houle et se maintenir au point assig^né par le timonier. Il y aurait là un g^rand inconvénient, savoir de dépenser, par suile de ces trépidations du servo-moteur, une quantité considérable de vapeur qu'on peut économiser.
Le cylindre hydraulique, tel qu'il estconslitué, obvie
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complètement à cette difficulté ; car, quand la barre est en équilibre, le tiroir se trouvant fermé et la soupape d'équilibre serrée, le g'ouvernail amené à une position s'y trouve fixé invariablement par le piston à eau, restant complètement insensible à toutes ces petites variations de la résistance qui s'exercent sur le safran, et cela sans dépense de vapeur.
A chaque bout du tiroir hydraulique se trouve une palette M (fi^. 42), qui se meut avec le tiroir, à faible jeu, dans la gaîne qui l'emboîte. Ces palettes servent de frein hydraulique au petit servo-moteur auxiliaire pour l'empêcher d'agir trop brusquement sur les organes qu'il conduit, car nous faisons ce petit cyUndre toujours beaucoup plus puissant qu'il ne faut afin d'être certains qu'il ne fera jamais défaut
§ 35. — Alimentation du cylindre à eau.
Il importe, pour que le cylindre hydraulique fonctionne dans de bonnes conditions, qu'il soit constamment plein d'eau. Aussi faudra-t-il toujours avoir ses g-arnitures en bon état et le visiter au moins une fois par jour pour s'assurer qu'il est plein ou pour le remplir.
Dans ce but (fîg. 52), une bâche contenant de l'eau se se trouve placée au-dessus de la boite de distribution hydraulique E et communique avec elle par un tuyau muni d'un robinet A.
Deux autres 'robinets C, D d'échappement d'air, avec tuyau montant au-dessus du niveau de la boîte E du tiroir à eau, sont fixés aux deux extrémités du cylindre pour faciUter l'écoulement de l'air; ui> troisième robinet semblable B est placé en haut de la boîte E.
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On ouvre les quatre robinets A, B, C, D, et quand l'eau jaillit par les trois robinets B, C, D on est certain que le cylindre, la boîte E et les g^aleries sont pleins d'eau; on ferme alors les quatre robinets, l'opération étant ainsi terminée.
On voit que c'est l'affaire d'un instant et que, proBtant d'un moment où la barre est droite, on peut remplir le cylindre ou s'assurer de son plein sans arrêter la marche de l'appareil.