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On comprendra facilement qu'il ait pu se glisser des erreurs dans une telle liste de noms. D’aileurs, comme l'a remarqué Hugh Darziez, le Kennel Club va jusqu'à inscrire le même chien sous quatre noms différents : Dash (1341), puis Dash II (1341), puis Laverack’s Dash, enfin Old blue Dash ! LaAvERACK luimême donne le nom de Jet, tantôt à ses chiennes, tantôt à ses chiens.
On a beaucoup critiqué les pédigrees de LAVERACK et on peut citer le fait suivant comme l’un des arguments des critiques :
LAvERACK dit lui-même que tous ses chiens sans exception étaient : « Blanc, tacheté ou moucheté de noir, de gris, de bleu ou d’orange ». Or, l’un des plus célèbres, « Pride of the Bordee », était blanc et foie. Or ce chien ressemblait étonnament à ceux de Naworth Castle, le toupet en moins et LAVERACK luimême faisait remonter son origine au chenil d'Edmond Castle, se mettant en contradiction avec le pédigree qu’il en avait publié.
Quoiqu'il en soit, nous pensons qu'Hugh DarziEL avait raison en estimant que si beaucoup de pédigrees de Setters Laverack étaient inexacts, ce n'était pas une raison pour ne pas apprécier LaAvVERACK comme éleveur. « Errer n’est pas frauder, dit-il, et LAVERACK comme éleveur méritera toujours notre reconnaissance. »
Nous ne voudrions pas terminer ce chapitre consacré à l’histoire du Setter anglais et principalement au Setter Laverack, sans étudier le principe même de cette race, la pierre d’achofement à toutes les critiques : la consanguinité.
Em. FRÉCHON a dit : « que le Setter Laverack était le prototype de la consanguinité intime et prolongée ».
C’est exact, et LaverAcx lui-même le reconnaît,
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mais, loin d’en constater les méfaits, il trouve au contraire qu’en faisant ainsi il conserve la pureté de sang de ses chiens et obtient des sujets forts et résistants.
Cette question de la consanguinité a été longtemps et est encore l’objet de nombreuses discussions.
Qu’entend-on par consanguinité ?
C’est l'union de deux êtres appartenant à la même famille et possédant de ce fait une parenté plus ou moins rapprochée.
Pour bien comprendre le caractère consanguin il faut se reporter à l’embryologie : l'embryon animal résulte de la segmentation d’une cellule unique, pro- venant elle-même de la fusion de deux cellules, l’une mâle : le spermatozoïde, l’autre femelle : l’ovule. Actuellement on appelle gamètes ces cellules sexuelles et zygote l’œuf provenant de leur fusion.
L’individu est dit : homozygote, lorsque ses deux gamètes possèdent les mêmes propriétés ; il sera hétérozygote lorsque ses gamètes différeront par une ou plusieurs propriétés héréditaires.
Les consanguins sont des homozygotes qui donneront toujours des descendants leur ressemblant puisqu’ils sont formés par l’union de deux cellules possédant les mêmes propriétés. Au contraire, lors d’un croisement, le produit qui sera un hétérozygote pourra présenter les caractères - distinctifs du père par exemple et ses descendants pourront présenter ceux de la mère : ici, il n’y a plus addition des mêmes propriétés héréditaires, mais lutte entre elles et, suivant le cas, les unes domineront chez un sujet et seront récessives ou dominées chez un autre de la même portée.
C’est de cette idée d’addition totale des propriétés héréditaires bonnes ou mauvaises que nous devons partir pour expliquer les accidents pathologiques re-