‹ Le Setter AnglaisChapitre 9 sur 14 · DAS · texte numérisé non relu

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levés chez les descendants des consanguins : surdité, absence d’odorat, diminution de l'énergie, réduction de la taille, abaissement de la résistance aux maladies et surtout chez le chien l’épilepsie.

Que doit-on penser de ces accidents ? Disons tout de suite que nous ne croyons pas à l’apparition de ceux-ci sans lésions préalables chez les géniteurs. Un chiot qui fait des crises épileptiformes héréditaires a eu un de ses ascendants atteint de lésions nerveuses qui chez lui n’ont fait que s’aggraver.

Faut-il donc faire de la consanguinité à outrance et aveuglément ?

Non, ce qu’il faut, c'est faire de la sélection, trier les reproducteurs de façon à écarter irrémédiablement ceux qui présentent quelques tares physiques ou morales dont l’exagération héréditaire pourrait être dangereuse pour les descendants.

C’est dans la sélection méthodique des géniteurs que se trouve le grand principe de l'élevage et de la conservation d’une race, car il ne faut pas oublier que la seule manière d'établir et de fixer le caractère d’une race nouvelle, c’est la consanguinité.

Malheureusement, un inconvénient indéniable de cette consanguinité, est la diminution de la fécondité ; aussi, pour la combattre, est-on amené à employer, outre la sélection, le système des familles collatérales. On élève deux ou trois familles de même espèce et aussi semblables que possible dont on a eu soin d’éliminer les géniteurs présentant quelque tare : au bout d’un certain temps, on croise ces familles puis on accouple les individus de la même famille. Au bout de deux ou trois générations on recommence les croisements entre familles; on obtient ainsi des animaux conservant les caractères de pureté de leur race et n'ayant pas les tares consécutives à une consanguinité trop stricte et trop prolongée.

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C’est ainsi qu’opérèrent BAKEWELL avec le mouton, DisxLrey, les CoLrinG avec le Durham, Tomxins avec le Hereford, Richard Goorb avec le mouton du Kent. DARWIN rapporte que Jonas WesB, le célèbre continuateur d'ELLMANN dans l'amélioration du mouton Southdown, opérait sur cinq familles séparées pour maintenir une distance convenable dans le degré de parenté des deux sexes. Le même système a été appliqué dans la formation de la race du cheval de pur sang anglais. Enfin cette méthode est utilisée actuellement pour le mouton à l'Ecole d’agriculture de Grignon. Dans le même but trois familles sont entretenues à la bergerie de Rambouillet dans le troupeau de mérinos qui se multiplie en dehors de tout élément étranger depuis 1786.

Voilà pourquoi il est intéressant d'étendre au chien cette méthode d'élevage. Certains éleveurs actuels l'ont d’ailleurs fait, mais ce qu’il ne faut pas oublier de faire d’une façon rigoureuse, c’est d’éliminer les sujets défectueux.

C’est justement parce qu’à un moment donné de sa vie, LAVERACK a croisé des chiens et des chiennes n'ayant pas l’intégrité corporelle, qu’il est arrivé à ce résultat malheureux et physiologique : la perte presque totale de sa race. Qu'il nous suffise de transcrire ces deux lettres qu’il écrivait vers la fin de sa vie à M. Rothwell qui faisait son élevage : « Je regrette, écrit-il, de vous informer que les trois chiots que vous m'avez envoyés, viennent d’être enlevés par la maladie, mais ce qui est pis, j’ai perdu en octobre six chiens, deux lices âgées de 18 mois dont j’ai refusé 50 guinées chaque et quatre petits chiens, tous emportés par la maladie ou les convulsions (voilà l’épilepsie héréditaire). Je crains bien que j’ai perdu ou que je vais perdre ma race ; il ne me reste plus

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