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LA CÉRAMIQUE DU THAÏS

La céramique joua dans l'ornementation des Thaïs un très grand rôle et nous paraît, avec les moulages en mortier dont nous avons déjà parlé, y remplacer la sculpture sur grès des Khmers.

On peut s’en rendre compte par les monuments des anciennes capitales thaïes couverts en tuiles souvent ornées et émaillées1 et dont les arêtiers, membrons, faîtières, antéfîxes, presque toujours en terre vernissée, faisaient, avec les claustras des baies (diminutif des colonnettes khmères fig. i), la principale décoration, notamment dans certains Vâts (fig. 2).

Il faut joindre aussi à cette nomenclature les flèches de Phra : Chedi, les statuettes, les stèles, les vases, les ex-voto2, dont les plus importants étaient fixés sur la face interne des Bot et des Vihan et, les plus petits3, déposés dans des urnes que renfermait la chambre obscure des Phra : Chedi; ils étaient vermillonnés et dorés, en forme

Colonnetie des d’ogive, de trilobé ou de stèle et présentaient baies d’Angkor- 1

Vât. des images de Bouddha et de Thevâdas dans

diverses attitudes.

1 Tuiles et abouts de Sajjanâlaya et Sukhôdaya, planche a 2. Siarn ancien , l'c partie,

2 Ex-voto en terre cuite de Sajjanâlaya et Sukhôdaya, planche a3. Ibidem.

3 Ex-voto en terre cuite de Sajjanâlaya et Sukhôdaya, planche 2.3. Ibidem.

Ayy. G. — S. A., part.

Colonnette en grès vernissé des haies de Vât Jaï.

Diamètre : 0,21 ; espace vide entre chaque :

APPENDICE

Aujourd’hui, lorsqu’un indigène retrouve l'un de ces petits ex-voto, il le conserve précieusement comme une amulette, le portant enveloppé d’un lambeau de cotonnade roulée et ficelée, soit suspendu à son cou ou à sa coiffure, soit entourant ses reins comme une ceinture.

C’est à quelques lieues de Sangkalôka1 que se trouve le village où se fabriquaient toutes les pièces de céramique ; on y parvient en remontant la rivière de Sukbôlhaï, car l’ancienne route a disparu complètement, envahie par la végétation ; on rencontre dans ce parcours des bancs de calcaire qui barrent la rivière en maints endroits, ainsi que des bancs de sable sur lesquels gisent d'innombrables débris de céramique aussi variés de formes que de couleurs, poteries, porcelaines, terrecuite, fragments de vases, de bols, d’assiettes, de flèches de Phra : Chedi (fig. 3), de tuyaux, de tuiles, de colonnettes, etc. C’est là qu’existait naguère l’importante et sans doute l’unique fabrique de céramique de Bang- Tliâo-thu-rieng.

Le long de la berge étaient construits les fours, Flèche de Phra : dont les restes retrouvés ont permis de reconstituer le

vernissé de^VAt P^311 (P^- ■^-XXII). Le groupe principal, qui pouvait en Sijum. comprendre une cinquantaine, portait le nom de Thâo-

ül jj^se^ils-^p-îîs’ thu-rieng (tortues qui se meuvent en rangs); cette traîaT^’p-iru^o 4)3° duction nous peint bien l’aspect que pouvait présenter diamètre 0,225 ; l’ensemble de ces fours qui, par leur calotte elliptique,

épaiss. o,oG à la ail 1 a i

base; partie vol- ra ppelaient la carapace de la tortue et, par leur alignement

tée : diamètre 1 1 1 . 1 , . .

o, 165 ; épaisseur sur plusieurs rangs, devaient en effet donner l’illusion d’une compagnie de ces chéloniens.

La planche XXXIII montre un de ces fours éventré, le sol environnant couvert de débris de céramique (et notamment des supports cylindriques destinés à recevoir les pièces pendant leur cuisson) à moitié

1 Ancienne capitale du Thaïs (la terre de Sangka) situé par 170 18' 5i" de latitude et 7P° 5i' \i" de longitude.

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enfouis dans une luxuriante végétation, qu'il a fallu élaguer à l'aide du sabre d’abads pour y faire la trouée permettant d’y accéder.

On découvre encore çà et là des massifs de fondations, malheureusement informes et ne permettant pas de reconnaître s’ils proviennent de grands fours ou de bâtiments; on retrouve aussi des fosses qui, peut-être, recevaient les terres, argile, silice ou kaolin. Mais tous ces indices sont si confus, perdus dans un tel chaos, qu’il est presque impossible de reconstituer un plan d’ensemble.

Il est cependant facile, malgré tout, de constater que ce village a dû être détruit au cours d'une invasion des barbares du Nord, qui l’auraient surpris et saccagé en pleine activité de fabrication, les fours allumés et garnis de toutes les pièces préparées pour la cuisson et dont on peut voir encore tous les débris. Tous ces fours sont aujourd'hui éventrés, à l’exception d’un seul dont nous avons pu relever la forme et les dimensions, mais qui ne peut nous fixer sur celles des autres, car tous n’étaient pas semblables1.

Dans les uns, nous avons retrouvé les supports sur lesquels sont encore fixés des bols, des soucoupes, des couvercles; dans d'autres, des assiettes,

des cuvettes, puis des vases, des gargoulettes, des motifs de céramique pour la construction, etc. Toutes ces pièces témoignent de

i En effet, il en fallait de grande dimension pour cuire des pièces comme celles dont nous donnons le croquis, fig. 4.

Grès vernissé brun-jaunâtre de Sangklialok.

Hauteur totale : 1,09 ; diamètre : 0,4b ; épaisseur : 0,02. Le fond était en briques et mortier.

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l'abandon brusque qu’en ont dû faire les fabricants, par leur déformation dans le feu, leur soudure les unes aux autres par la vitrification qui, très abondante, a coulé en tous sens; enfin, la plupart brisées en une infinité de débris attestent la destruction par la main des barbares envahisseurs.

Il est d’autant plus regrettable que cette fabrication si importante et vraiment remarquable de Sangkalôka ait été interrompue, qu’il n’en a pas été fait de nouvelle tentative, nous pouvons en être à peu près certain ; jamais nous n'avons rencontré dans nos explorations dans ces contrées de lieu autre que Sangkalôka pour la fabrication de la céramique pendant la période thaïe.

M. Baumgart, administrateur de la manufacture nationale de Sèvres, avait bien voulu, lors de notre départ pour la mission au Siam, nous charger de lui rapporter un choix de pièces de céramique intéressantes ; nous avons été heureux de pouvoir répondre à son désir en lui remettant à notre retour une collection fort curieuse des spécimens uniques de la céramique thaïe (Siam) remontant au xive siècle environ et tout à fait inconnus en Europe jusqu’à ce jour.

M. Vogt, directeur des travaux techniques à la Manufacture, intéressé par ces pièces, nouvelles pour lui, en fit l’analyse et eut l'amabilité de nous communiquer le rapport détaillé de ses observations que nous donnons ici.

a Les pièces céramiques rapportées par M. Fournereau, exposées au Musée de la manufacture nationale de Sèvres, indiquent chez ceux qui les ont fabriquées une connaissance assez approfondie des arts du potier; à côté delà terre cuite ordinaire, se trouvent des pièces en poterie vernissée d'une fabrication relativement soignée et des grès émaillés au grand feu, les uns de pâte brune, les autres de pâte d’un gris assez clair pour permettre de les rapprocher des porcelaines des premiers temps de Chine ou de Corée.

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« Les terres cuites, qui se présentent à nous sous forme de vases, de terrines, de tuiles et de faîtières plus ou moins ornées, sont faites d'une argile plastique ferrugineuse qui, par la cuisson, prend le ton rougeâtre si connu des briques ; quelques-unes sont plus jaunâtres, peut-être simplement par différence d’action du feu.

a Ces divers objets sont de formes assez pures, les déformations sont rares et la terre, après cuisson, est d'une solidité convenable pour une terre cuite.

« Des poteries de cette même pâte sont recouvertes d’émail brun très analogue à celui qui recouvre nos pots et terrines d’usage domestique cet émail est très certainement coloré par des matières contenant des oxydes de fer et de manganèse.

« Ces terres cuites, comme toutes les terres cuites, ne doivent résister que médiocrement aux intempéries, surtout les pièces décorant l’extérieur des édifices; pour obvier à ces inconvénients, les fabricants de Sangkhalôka cherchèrent à donner à leurs produits plus de résistance ; ils augmentèrent la température de cuisson : ils arrivèrent ainsi à faire une poterie imperméable à l’eau, sonore, ne Se laissant pas entamer par le couteau, en un mot, ayant toutes les qualités de nos grès du Beauvaisis ou de la Normandie .

« Ces grès sont faits d’une argile ferrugineuse légèrement fusible, ils sont façonnés avec soin, mais vu le commencement de vitrification que prend la pâte à la cuisson, les déformations sont assez fréquentes. Ce sont surtout des tuiles, des faîtières, des arêtiers et diverses pièces de toiture qui sont fabriqués en ce genre de grès rouge. L’une des tuiles est même recouverte d’un émail verdâtre demi-transparent, dont la coloration est due, comme celle des céladons, à de l’oxyde de fer cuit dans un milieu réducteur.

« De nombreux petits objets sont d'une fabrication identique : un vase moyen, d’une forme élégante, ainsi que quelques vases à ornements sigillés sont faits d’une pâte plus finie, sans doute pour faciliter le façonnage qui est fait sur le tour (fig. 5).

« A côté de ces poteries plus ou moins vulgaires, se trouvent, dans les pièces rapportées de Sangkhalôka, des céramiques d’une qualité plus

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relevée comme art et comme fabrication; ce sont en général des plaques de revêtement ornées, des chimères d’assez grandes dimensions, des statuettes, des colonnettes, etc.

« La pâte de ces poteries est vitrifiée; elle est d’un ton gris roux assez prononcé, et on y aperçoit de nombreux grains blancs infusibles formés par des débris de quartz. Pour façonner ces pièces, relativement de grandes dimensions, le potier a senti le besoin de donner de la solidité à sa pâte ramollissable au feu, en mélangeant un ciment de matière réfractaire, le quartz, à son argile ferrugineuse, légèrement fusible.

« La pâle, ainsi composée, se moulait plus facilement, séchait sans

fentes et sans déformation ; elle présentait en outre plus de résistance à l’action du feu lors de la cuisson.

<( Cette pâte au sortir du four, a une texture assez serrée et elle est très sonore sous le choc ; elle a une couleur brune rappelant celle de certains basaltes, couleur qui, pour les pièces d’ornement, était sombre et triste. Pour obvier à cet inconvénient et faire prendre à ces objets un aspect lumineux et blanc, ou du moins blanchâtre, le céramiste dut recourir à 1 émaillage et y parvint avec succès.

« Quand on ne regarde que superficiellement une de ces pièces, on est tenté de prendre l’émail qui la recouvre pour un émail à base d étain, analogue à celui de nos faïences et mêmes de certains de nos grès ; mais la moindre recherche chimique montre de suite que 1 étain y fait complètement défaut.

« L’analyse ne décèle en effet que de la silice, de 1 alumine, un peu d’oxyde de fer, de la chaux, de la magnésie, de la soude et de la potasse.

« Les proportions centésimales de ces matières contenues dans un

Fig. 5. — Vases de Sangldialôka.

APPENDICE

fragment de cet émail qu’on a pu arracher de la petite stèle provenant du Y Fit Si jum sont :

Silice fit», 27

Alumine et oxyde de 1er 23, 18

Chaux 3,90

Magnésie 1,09

Potasse 4, •«

Soude i,38

« Si, modifiant ces chiffres, on mettait 76 de silice pour i3 d’alumine, on aurait la composition exacte d'une couverte ordinaire de porcelaine ; et cette couverte, bien cuite, serait transparente. L’opacité qu’on observe dans l’émail des pièces de Sangkalôka est due à la grande quantité d’alumine qu’il contient et enfin à ce que, certainement, la température à laquelle il était cuit n’atteignait pas celle nécessaire à la cuisson des porcelaines. Celle couverte est donc une couverte terreuse, de grand feu, qui communique un ton blanc jaunâtre aux pièces brunes qu elle couvre, comme le ferait une couche simplement translucide de porcelaine qu'on aurait mise en engobe sur les pièces.

« Presque toutes les pièces revêtues de cet émail sont décorées de dessins brun rouge obtenus à l’aide d’une matière riche en oxyde de fer. Ces décors semblent être sous couverte, car souvent la couche d’émail qui reste louche en voile la surface.

« La pièce sur laquelle l’émail analysé a été enlevé a la forme d'un panneau triangulaire mesurant 56 centimètres de haut (pl. V), orné en son centre d’une lhevâda, les mains jointes dans l’attitude de la prière, le torse émergeant d’une fleur de lotus ; au pourtour sont des ornements sculptés rehaussés de dessins en ce ton brun ferrugineux dont nous avons parlé. La pâle en est d’un gris brun et l’émail suffisamment opaque pour que l’aspect général en soit d’un blanc assez pur. Ce panneau avait été scellé et devait servir à une décoration murale.

« Les spécimens de cette fabrication de grès émaillé blanc sont assez nombreux parmi les pièces rapportées de Sukhôdaya et de Sangkhalôka.

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Ce sont : une chimère presque intacte de 5a centimètres de haut et large de i5 centimètres à la base (pi. V); une autre chimère dont la tête manque ; deux morceaux provenant d’une statuette de femme (fig. G) ; des débris de colonnettes, des flèches de Chedi, etc. Toutes ces pièces, ainsi que des petits vases à couvercle et autres menus objets, sont exactement fabriquées de même, c’est-à-dire faites de pâte ferrugineuse cuisant en grès, recouvertes d’un émail terreux de grand feu, ornées, sous couverte, d’ornements tracés avec une matière riche en fer.

« Bien que cette fabrication soit déjà remarquable, d’autres pièces trouvées sur les lieux mêmes de fabrication, à Bnng- Thüo-thu-rieng , montrent qu'il en existait dans ce pays d’un ordre encore plus relevé ; ce sont des bols, des fragments de plats, des jattes en une matière que l’on pourrait prendre pour des porcelaines primitives danoises ou coréennes; mais la façon dont elles ont été supportées lors de leur cuisson montre qu elles sortent bien des fours dont M. Fournereau a rapporté la description et l’un des plans1.

« La pâte de ces pièces est très fine, sans aucun ciment, d’une couleur blanc grisâtre ; la cassure de ces poteries est brillante, et dans des éclats très minces on peut apercevoir la transparence porcelanique.

TI £ , . . « La couverte de ces pièces est translucide et d’un

Haut, de la jupe: 0,21. 1

ton verdâtre auquel on a donné en Europe le nom de Céladon. Cette couverte est généralement tressaillée. Ces pièces sont la plupart du temps ornées de gravures dans la pâte, gravures que la couverte fait valoir par sa translucidité et sa douceur de ton. Ces pièces sont en résumé d’une belle fabrication intermédiaire entre celles des grès communs et des belles porcelaines.

« Le four, dans lequel on cuisait ces grès plus ou moins fins et ces

Fig. 6.

Statuette de femme de Yàt Sijum.

1 Planches XXXII et XXXIII.

APPENDICE

porcelaines, esl d’une forme qui le rapproche de ceux des Chinois ou de ceux de certains de nos fabricants h

« Les dimensions en largeuret en longueur sont très voisines de celles de petits fours qu’on peut trouver encore dans certaines de nos fabriques, mais la hauteur n’est que de la moitié environ de celle admise ordinairement. Elle n’est en effet que de i mètre de l’aire à la clé; un homme, dans ces conditions, ne peut s’y tenir debout; il doit y placer les pièces agenouillé ou accroupi, postures bien incommodes pour faire un travail convenable.

« Comme dans les fours chinois et les fours à grès, le laboratoire des fours de Bang-thâo-thu-rieng est enterré ; la porte, qui se trouve à l’une des extrémités du grand axe de l’ellipse qui forme le plan du four, sert de foyer, après que les ouvriers ont terminé l’enfournement. Les gaz de la combustion qui s’opère en ce point, parcouraient le four dans toute sa longueur, passaient entre les pièces, puis sortaient par une cheminée qui devait se trouver à l'autre extrémité du grand axe du four, ou bien encore par une série de carneaux distribués sur le pourtour de la voûte du four.

« Le mode de supportage des pièces dans le four était d’un genre tout à fait spécial et d’un emploi qui ne devait pas être très pratique ; les pièces étaient, une à une, posées sur des colonnelles en terre cuite de quelques centimètres de diamètre seulement, que ce fussent des bols, des jattes ou des plats de plusieurs décimètres de diamètre. Il y avait là un tour de force d’équilibre à réaliser que je ne conseillerai à personne d’imiter. Malgré la bizarrerie de ce supportage, il n’est pas permis de douter qu’il fut fait ainsi, car toutes les pièces dites de Sangkhalôka portent sur le fond la trace plus ou moins marquée de la colonne qui les supportait pendant la cuisson. M. Fournereau a même rapporté des pièces encore adhérentes à leur support. Ces marques de support peuvent ainsi servir, comme il a été dit, pour distinguer les pièces de cette fabrication, nulle autre fabrication orientale ne suivant, à ma connaissance, cette façon de faire.

1 Grand axe de l'ellipse 3 m. 8o, petit axe 2 m. i5. Ann. G. — S. A., 2e part.

APPENDICE

« Ces pièces anciennes montrent chez ces peuples orientaux une habileté assez grande dans les arts céramiques. »

Cette habileté que dénotent les fragments de céramique thaïe retrouvés dans les fours nous donne à penser que les Thaïs ne furent pas les créateurs de cet art en Indo-Chine, mais bien plutôt qu’ils y furent initiés par les Chinois, qui y étaient passés maîtres bien avant eux.

Ce qui nous inspire cette opinion, ce sont les céladons, qui existaient en Chine et en Corée bien avant l’existence de la céramique thaïe où nous les retrouvons.

Or, la situation géographique même de l'Indo-Chine la mettait à même de recevoir les incursions des Chinois lui apportant leur industrie et leur commerce par la grande vallée du Mé-Ivong.

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