‹ Le Siam ancienChapitre 4 sur 30 · I.ES HUI NES DE SAJJANÂLAYA ET DE SUKHÔDAYA · texte numérisé non relu

I.ES HUI NES DE SAJJANÂLAYA ET DE SUKHÔDAYA

complélons par le verso que le R. P. Schmitl a transcrit et traduit d’après noire estampage. Notre planche VII reproduit le moulage reconstitué de la pierre qui est conservé au Musée Guimet.

L’inscription (ier côté) nous donne les noms de quelques-uns des rois qui se sont succédé sur le trône de Sukhôdaya, depuis Rama Khomhëng jusqu’à Dharmarâjâdhiràja, qui fut probablement le dernier souverain indépendant.

En admettant le père de Rama comme fondateur de cette dynastie, et en nous aidant du document que nous avons déjà (I1'0 partie, p. 171, 233), nous obtenons l’ordre chronologique suivant :

Çrl Indrâditya Ban

Rama Koiiihëng Phrayâ Sua thaï Phrayû Ridaya 1 raja

Çrl Sïirya vança Rama mahà Dharmikaràjâdhiràja.

Or, sachant d’une façon certaine que Çrï Indrâditya régnait vers la fin du xne siècle Çaka, nous voyons que les rois Thaïs avaient gardé pendant un siècle environ le pouvoir sur Sajjanâlaya et Sukhôdaya.

Pendant le règne du roi llithay (= Ilridaya), les Thaïs ont envahi le bassin du Me-nam et fondé Ayuthia, la future capitale du Sud, dont la suprématie va bientôt s’étendre sur Sukhôdaya et les principautés du Nord.

Nous voyons que l’inscription est commémorative d’une translation de reliques et de la construction d’un reliquaire, cérémonie alors très en honneur, mais que la dévotion a aujourd’hui laissé tomber en désuétude ; nous voyons aussi une série de prophéties sur les étapes progressives que suivra l'extinction du bouddhisme, dont le fondateur lui-même développe celte thèse et parle incidemment des jâtakas que nous avons signalés plus haut et auxquels il 11e prédit pas plus de quatre-vingt-dix-neuf ans d’existence ! Fort heureusement cette prédiction ne s’est pas réalisée. Un

1 Ailleurs (Ire partie, p. 1 7 1 ), la forme sanscrite correcte est Hridaya.

ANNALES DU MUSÉE GU IM ET

éloge pompeux du roi, en grande partie indéchiffrable, termine la première partie de l’inscription.

Quant au verso de la pierre, à en juger par les caractères qui ont survécu, il portait une sorte de règlement de police qui, complet, présenterait certainement un grand intérêt ; cette seconde inscription n’avait d’ailleurs aucune corrélation avec la première.

N° XV

INSCRIPTION THAÏE

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