V. Plusieurs petits bancs calcaires : 8 cm
VI. Un lit de Dysodile avec restes de poissons, Cypris, Smerdis : 8 em.
VIL Un banc de bolus rouge à concrétions ferrugineuses: 20 em.
VIII. Un bane de calcaire fendillé et crevassé, imprégné de KR do enn.
IX. De nombreuses et épaisses couches de bolus rouge, bleuâtre ou violacé, reposant sur le Portlandien,.
Les espèces fossiles de la couche IL sont : Charhydrolia transitoria ‘) Stache et Chara petrolei.
Les poissons des couches VI de Dysodile, appartiennent d'après M. Roller aux espèces suivantes: Cypris Tournoueri Dolf., Smerdis macrurus Ag., Smerdis minutus Ag., Sinerdis pygmæus Ag., de l'Eocène de Monte Bolca ou de l'Oligocène d'Aix.
Avec les gisements d'Oberdorf, se termine le sidérolithique soleurois externe. La bordure jurassienne méridionale continue bien à être jalonnée de lambeaux à bols et bohnerz
1) D'abord déterminée comme Hydrobia Dubuissoni, cette espèce est considérée aujourd'hui par M. Rollier comme intermédiaire entre Charhydrobia transitoria Stache et H. indifferens (Slandh.) Andre, de Brunstadt, Charhydrobia transitoria Slache, appartient au Liburnien (Danien lagunaire d’après M. Rollier).
même stratifiés, de poches remplies de bols, d’argiles ou de sables incontestablement sidérolithiques, jusqu'au-delà de Bienne, sur le territoire bernois.
Sans doute, le Sidérolithique de Longeau (Lengnau) ou des environs de Bienne: Montagne de Boujean, gorges du Doubeloch, ete. pourrait être invoqué comme la continuation géographique de celui d'Oensingen, par Soleure, Oberdorf. Toutefois, malgré cette apparence de continuité, par son faciès, le Sidérolithique bernois de la bordure externe du Jura, paraît se rapprocher d'avantage de celui des vallées limitrophes du Jura interne, que de celui du canton de 5oleure. Les crevasses ou les poches remplies de bolus sont bien toujours comparables entre elles et en fait, il n’y a que des différences locales entre celles des bords du lac de Bienne et celles de la carrière de Ste-Vérène. Mais ce qui donne au sidérolithique de cette région bernoise un caractère qui le distingue de celui de Soleure, c’est d’abord l'apparition de ces immenses remplissages ou poches de sables sihceux (Hupper-Erde de Longeau), puis en second lieu, je dirais volontiers, «la fusion » des faciès sidérolithiques avec celui des marnes hauteriviennes. Mais ici je touche une question brülante, celle des « Poches hauteriviennes ». J'v reviendrai.
Dans l'intérieur du Jura central, les produits sidérolithiques sont plus abondants et les gisements plus fréquents sont en outre plus étendus, plus réguliers et plus continus. La lhaison des uns aux autres est plus visible et les gisements en apparence sporadiques sont des exceptions. Dès lors, 1l ne saurait être question d'énumérer tous les gisements connus ; mais pour être complète et significative, cette étude doit surtout faire ressortir la continuité des diverses formalions et de ce fait relever les grandes nappes, ce qui dans l'espèce, revient à étudier les principales vallées, les grands dépôts sidérolithiques n'occupant d'ordinaire que le fond synelinal et affleurant en bordure autour de la cuvette sans atleindre le sommet de l'anticlinal, si ce n’est que très exceplhionnellement, En fait la répartition des matériaux sidérolithiques prend une autre allure.
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LABS D 2
Le Sidérolithique interne soleurois comprend :
l° La grande nappe de la vallée de la Dünnern, qui occupe plus où moins régulièrement tout le fond de la synclinale de ee nom, depuis les environs de Balsthal, jusque vers St-Joseph et paraissant surtout très épaisse dans la région comprise entre Balsthal et Matzendorf et aux environs de Welschenrohr. Les bols rouges, plus rarement jaunâtres, forment des couches souvent très puissantes fréquemment visibles. A FW. du Moulin de Matzendorf, ils sont verdâtres et pyriteux. Les bohnerz sont en couches et souvent très abondants 1). Les sables sihiceux (Hupper-Erde) remplissent des poches dans le Kimmerigien du pied N. du Weissenstem entre Herbetswyl et Matzendorf. Au S.-E. d'Herbetswyl et au S. d'Ædermansdorf, les bols sont parfois recouverts par une couche de calcaire rougeâtre, argileux, contenant des pisolithes de fer (Calcaire de Daubrée). Les gisements reposent le plus souvent sur le Kimmerigien, surtout du côté du Weissenstem; mais parfois aussi sur le Séquanien, (N. de Laupersdorf). Ils sont rarement superficiels, mais le plus souvent recouverts par les éboulis, le quaternaire et surtout la Mollasse oligocène.
2 La nappe du Guldentha!, moins importante peut-être, mais considérable encore et très régulière. Ses matériaux : bols, sables, bohnerz, jusqu'au calcaire du $S. de la ferme de Moos [(alt. 947 m.), équivalent de celui de Daubrée, d'Herbetswvl], représentent évidemment la continuation minéralogique de ceux de la Dünnern, comme leur position entre le Kimmerigien et la Mollasse alsacienne, prouve leur continuation géographique.
1) Des documents datant de 1302 et 1330, parlent déjà des mines de Balsthal. Une fonderie existait déjà à Klus vers 1539; elle fut agrandie en 1630. La Société de Roll bâtit les hauts fourneaux de Gänsbrunnen (1803) et de Klus (1810). Il y avait des Forges à Ædermansdorf, à Gerlafingen. On exploitait le minerai au treuil toujours sur plusieurs points : Balsthal, Matzendorf, Welschenrohr, St-Joseph.… Depuis 1877 il n'y a plus qu'une fonderie à Klus ct depuis 1843 le haut fourneau de St-Joseph est à Choindez (J. B.) Seuls les sables continuent à être exploités.
30 La nappe du vallon de Girlend au N. de Beinwil, plus réduite encore et déjà plus différente. Elle repose sur le Séquanien et est recouverte par la Mollasse alsacienne.
4 Enfin, les lambeaux de la région de la Hohe Winde, très réduits et qui restent comme les débris d’une ancienne nappe plus considérable :
a) Dans le vallon de la Marchstein, à FW. de la Hohe Winde, dans la partie sup. de la vallée de la Scheulte (Berne), le Sidérolithique forme encore une petite nappe et une poche. Le Calcaire de Daubrée y est bien découvert ;
b) Au N. des Nüsselboden (N.-W. de la Hohe Winde), deux lambeaux sidérolithiques sont à plus de 900 m. d'altitude ;
c) Au N.de Neuhüsh, se voit encore un petit lambeau, (alt. 890 m. à peu près).
La position stratigraphique de tous ces gisements, y compris la nappe régulière de Girlend, reste identique : le Sidérolithique est intercalé entre le Séquanien et la Mollasse alsacienne en général et ce n'est que très rarement que l'on observe d'autres contacts. Cette position, du moins pour ce qui concerne le substratum, se conserve également encore plus au N., en allant vers la vallée du Rhin. La plus grande partie des gisements sidérolithiques du Jura soleurois, N. du Waldenburg (Bâle-Campagne), jusque vers Liestal, pourraient se rattacher par ce caractère à ceux du val de Laufon (Ct. de Berne).
Les gisements de ces régions ne sont pas très importants. Il suffira d'en citer quelques-uns des principaux :
Au S. de Diegten, dans le Waldenburg ;
Entre Mühle et Mettenbühl au N. de Bretzwil. (Indiqué
par M. Roller) ;
Sur le plateau de Gempen, aux environs de Hochwald
(Hobel) ;
‘) L. Rocrer : Consulter son II° supplément. 1898.
Dans la vallée de Liestal, près de Lausen et de Buben-
dorf..., ete.
Le sidérolithique est représenté par des bols rouges (Diegten, Lausen) ; des sables siliceux, des terres réfractaires (Lausen) et surtout par une brèche sidérolithique à grains de bohnerz et à galets souvent impressionnés, réunis par un ciment rougeâtre.
À. Hobel, P. Mérian déjà, avait signalé un calcaire renfermant des Planorbis pseudo-ammonius. D'après M. Rollier !) ce calcaire serait remanié dans la brèche sidérolithique très fréquente dans la région et sur le plateau de Gempen. M. Gutzwiller vient d'en publier une description très exacte dans son splendide mémoire « Die eocänen Süswasserkalke 1m Plateaujura bei Basel ?).
Je n'avais pas connaissance de ce mémoire lors de mes excursions dans le Jura bâlois ét je n'ai pu retrouver le fameux gisement de Hochwald, du moins les Planorbes : par contre J'en ai recuelllhi de magnifiques à Lausen ÿ).