SET O SE
qui affleure en bordure tout le long de la vallée, s’avançant presque jusque vers Tramelan. Les sables siliceux sont également représentés par des poches importantes :
Au N. de Court.
Vers Champoz.
Au N. de Reconvillier.
Au Fuet.
Vers Bellelay, plus au N., il existe également une sablière importante, à la Bottière.
Depuis le val de Tavannes, tous les synclinaux Jjurassiens, jusqu'à Bienne, présentent tout au moins quelques traces de dépôts sidérohithiques.
Dans le val de Sonceboz, le Sidérohithique est encore en couche entre le Portlandien et la Mollasse alsacienne. Ses bohnerz, ainsi que ceux du val de Péry, ont alimenté l'ancien haut-fourneau de Frinvilliers.
A l'E. de Péry, existe aussi une poche considérable de sable siliceux jaunâtre. C'est la seule, actuellement découverte, mais, Quiquerez déjà fait observer que les éboulis doivent en cacher plusieurs autres. On peut encore admettre ici, une couche plus ou moins régulière de bol et de bohnerz occupant le fond de la vallée.
Il n’en est plus ainsi, par contre, dans le val d'Orvin ou dans celui de Vauffelin, où les dépôts sidérolithiques n'ont laissé comme traces de leur passage que des fissures remplies de sables, de bols rouges ou violacés et toujours assez profondes dans les calcaires encaissants du Portlandien généralement. On peut en voir de nombreux exemples sur la montagne de Boujean, le long de la route, entre Frinvilliers et Boujean, dans les gorges du Taubenloch, ete. M. Rollier a surtout décrit cette région, je ne m'y arrêterai pas davantage.
Par le Taubenloch, où l'érosion sidérolithique a également laissé maintes preuves de son passage, nous rejoignons le Sidérolithique de la bordure interne de la chaîne Jurassienne, dont il a déjà été question à propos du Sidérohthique soleurois et dont j'ai indiqué la continuation dans cette direction. Je n'ai plus que quelques mots à ajouter.
Depuis Oberdorf, la couche qui a laissé au pied du Weissenstein des lambeaux assez importants, continue certainement vers l'W., cachée en profondeur par le Plateau suisse où superficiellement par les éboulis. Les lambeaux encore importants et réguliers adossés au Portlandien de lW. de Longeau, comme les poches de sables de cette même localité, le témoignent.
Il y a trois grandes poches en exploitation pour les sables. Trois autres, non exploitée paraissent recouvertes de bols, mais il y a toute raison de supposer en dessous la présence des sables. Le Sidérolithique repose toujours sur le Portlandien et on peut en longeant le bord du Plateau, suivre sa trace Jusqu'au delà de Bienne. Les calcaires sont fréquemment altérés et corrodés et en outre de temps en temps, apparaissent des remplissages incontestablement sidérolithiques. Toutefois, l'allure des gisements, de leur répartition se modifie: le type régulier disparait de plus en plus, remplacé par le type sporadique. Le faciès sidérolithique ordinaire, sans disparaître totalement, s’atténue cependant au contact des marnes hauteriviennes et à ce point de vue, 1l mérite une étude spéciale.
Un autre facteur dont il faut tenir bon compte, c’est l'arrêt brusque et subit, par le Plateau des Franches-Montagnes, de l'aire actuelle de la répartition sidérohithique. Tous ceux qui ont parcouru ces régions si typiques ont du reconpaître après Quiquerez ‘), que le Sidérohthique n'y avait pas laissé de traces de son passage. Or, pour qui connait l'intensité des phénomènes de l'érosion sidérolithique, 1l est presque inadmissible que l’abrasion ait enlevé si complètement la nappe sidérolithique du Plateau franc-montagnard, qu'il n'en reste au moins quelques vestiges. Pour l'instant, la conclusion qui s'impose jusqu'à preuve du contraire, c'est que le phénomène sidérolithique n’y a pas déposé ses produits.
1) Qurouerez : Renseignements géologiques, p. 351 (Manuscrit au bureau de l’Inspectorat des Mines du Canton de Berne).