‹ Le Sidérolithique Suisse: Contribution à la Connaissance des Phénomènes d'Altération Superficielle des SédimentsChapitre 43 sur 80 · STRATIGRAPHIE · texte numérisé non relu

STRATIGRAPHIE

La stratigraphie des gisements sidérolithiques n'est que la réalisation apparente, grossière, de la diversité minéralogique de leurs matériaux : c'est uniquement leur mode d'arrangement, leur ordonnance en couches plus ou moins distinctes ou passant de l’une à l’autre. Il s'ensuit dès lors, que la stratigraphie, dépendant à la fois de la diversité minéralogique et de la variabilité pétrographique des différents produits sidérolithiques, doit elle-même présenter à un très haut degré cette même puissance de variabilité, Et cependant, si varié que soit l'aspect des dépôts ou des gisements, 1l y à toujours quelque chose qui permet leur identification d'abord, leur rapprochement ensuite. Ce quelque chose de commun à lous les dépôts sidérolithiques, qui apparaît plus où moins nettement suivant les cas et qui exprime sous ses divers aspects l'action sidérolithique elle-même : c'est le faciès.

Ce faciès caractérise essentiellement et d'une façon générale tous les produits d'altération superficielle, par suite tous les Sidérolithiques. Il est la traduction du travail complexe el varié de l'altération superficielle continentale des sédiments el, sl garde dans ses grandes réalisations quelque chose de stable, de constant, qui permet de le reconnaitre, il peut aussi, dans ses réalisations de détail, faire preuve d'une variabilité étonnante. De à d'abord, la différenciation, l'individualisation de ce faciès pour les différents types sidérolithiques, puis, sa spécialisation, poussée encore plus loin, pour les différents produits d'un seul et même type sidérolithique. En d'autres termes, le faciès sidérolithique traduit

une action constante, mais il exprime aussi les variations qui se sont produites dans sa réalisation. Kaut-il alors admettre autant de faciès qu'il v a de fypes sidérohthiques différents ? Je crois qu'on en à le droit, à la condition cependant, de reconnaitre un faciès général, auquel se rattachent des faciès dérivés, différenciés par l'action influente de certains facteurs locaux.

Dans le cas du Sidérolithique proprement dit, le faciès est caractérisé par les minerais de fer en grains, les bohnerz, c'est-à-dire, que les formations sidérolithiques de ce groupe sont où peuvent être accompagnées de bohnerz. Mais ici encore, ce faciès dérivé comporte des spécialisations, auxquelles on à donné à tort le nom de faciès, car ce sont moins des faciès proprement dits que des arrangements particuliers des matériaux dans les dépôts. Quoiqu'il en soit, je veux bien conserver cette appellation, mais en faisant observer de suite, que ces derniers faciès sont avant tout d'ordre stratigraphique et qu'en cela, ils s'opposent aux faciès dérivés qui sont plutôt géographiques. chacun avant une composition pétrographique particulière.

Ces considérations sont précisées et complétées par le schéma suivant :

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