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La puissance des dépôts les plus développés dépasse rarement 70 à 75"),
Bien qu'établie d'après des coupes rigoureusement relevées, la stratigraphie complète des gisements réguliers, telle quelle vient d'être décrite, est cependant une exception. Pour l'ordinaire, elle est bien moins complexe.
J'ai déjà mentionné le fait, que certaines couches avaient une tendance à s'interrompre plus ou moins brusquement, pour former des lentilles, d'étendue souvent considérable: s'intercalant dans la série des assises régulières. Cette tendance est commune à toutes les couches. Les mêmes assises, qui dans une région donnée sont régulières, continues, peuvent brusquement et à peu de distance, devenir très irrégulhières, se morceler en lambeaux, etc. Le Sidérolithique du val de Delémont est à cet égard très curieux par l’ammoncellement imbriqué de ses assises, tantôt en couches longuement continues, tantôt en lentilles disséminées dans la masse, Le banc de bohnerz est à ce point de vue très caractéristique par son allure irrégulière, interrompue. La coexistence des assises n'est d’ailleurs presque jamais complète : certaines d'entre elles, paraissent avoir une répulsion réciproque et la présence, où le développement des unes entraine la suppression des autres. Par exemple, le développement de la couche dite des morceaux anonce que celle des bols sera réduite, etc.
L'absence d'une ou de plusieurs couches, dans un gisement, peut s'expliquer par plusieurs causes :
{» Le phénomène sidérolithique ne s'étant pas manifesté partout avec la même intensité, certaines couches peuvent parfaitement n'avoir pas existé dans certains gisements: c'est le cas de l'absence originelle.
2% Le métamorphisme, particulièrement lhydro-métamorphisme, ont pu transformer plus ou moins complè-
‘) Cependant au puits Gréby (N.-W. de Delémont), les argiles jaunes mesurent à elles seules 87" au moins, (Rollier, p. 88, II‘ supplément).