‹ Le Sidérolithique Suisse: Contribution à la Connaissance des Phénomènes d'Altération Superficielle des SédimentsChapitre 49 sur 80 · Une couche de calcaires brisés et morcelés · texte numérisé non relu

Une couche de calcaires brisés et morcelés

Ceux de la partie supérieure sont blancs, peu siliceux, non fossilifères, ceux de la partie inférieure, au ‘contraire, sont plus siliceux, blancs, jaunes, rouges et très riches en Planorbes. L'ensemble mesure près de 6 im.

4. Enfin, le hupper, formant un amas dont la puissance n'est pas exactement connue ; l'exploitation lui donne

plus de 10 m.

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fl est formé par plusieurs zones superposées, calcaires vers le haut, devenant siliceuses vers le bas. Les sables blancs, purs, passent même au grès ou à la quartzite (Katzenküpfe).

À Moutier, à la Crâtre, la série est à peu près la méme, à cette différence près cependant, qu'entre le calcaire (ce n’est pas le même qu'à Lausen) et le hupper, s'intercalent des argiles plastiques, onctueuses, formant une couche de plusieurs mètres d'épaisseur qui passent au hupper, d’abord un peu calcaire, jaune-sale, puis très pur à gros grains, puis enfin à éléments plus fins. Dans les couches supérieures, le hupper est souvent coloré par des oxydes métalliques, en jaune, en rouge ou en violet. Le fer lui-même v forme des zones, peu épaisses (6-10 cm.) de concrétions disposées en bancs. C’est dans les sables blancs purs que se rencontrent les conerétions de silicates ou d'hydrates d'alumine. Le passage du hupper à gros grains à celui à fins éléments est marque par des rognons de quartzite on des blocs gréseux, disposés en banes: le tout est subordonné au bol rouge gréseux.

La même allure se présente également dans les poches de Longeau. Dans cette dernière localité, il y a six grandes poches, ‘dont trois ne sont pas exploitées, je crois. Du fait que l'affleurement supérieur est formé par des bols et non par des sables, il ne faut pas en conclure que ces derniers n'y existent pas: au contraire, cette stratifieation est absolument normale et on la retrouve fréquemment à Moutier (à la Crâtre) et dans la vallée de Delémont.

Au Champ-Vuillerat, au N.-W. de Moutier, on voit encore toute une série de couches de sables diversement colorés, rappelant parfois ceux qui forment les assises supérieures du dépôt de la Crâtre. Comme dans ce dernier gisement, le fer en grains y est plutôt rare: par contre, il y a souvent des concrétions. La caractéristique des sables de Champ- Vuillerat est dans leur passage à un calcaire d'eau douce à faune et flore éocènes.

Plusieurs gisements de hupper ont été décrits par les

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géologues jurassiens : je ne crois donc pas nécessaire de m'y arrêter plus longtemps. Tous ceux qui sont un peu importants sont des remplissages de poches énormes ou de crevasses agrandies. La plupart sont des dépôts réguliers stratifiés ; tous sont incomplets au point de vue stratigraphique. Le fer ny existe que sous forme de concrétions ou d'imprégnaton.

La position stratigraphique du hupper et des sables à la base du Sidérolithique est démontrée par ce qui a été dit plus haut, mais aussi par les coupes laissées par Quiquerez et relevées dans le val de Delémont. La plupart des dépôts qui viennent d'être cités sont les racines d'anciennes nappes sidérolithiques que lérosion a enlevées: tous sont en effet situés en des régions où l'abrasion a été très puissante. On peut parfaitement les considérer comme comparables aux dépôts sableux trouvés à la base du Sidérolithique stratifié. Nous savons en effet, que si les sables s’intercalent parfois en banes dans les bols, ils peuvent aussi former à la base de ceux-e1 des accumulations, qui remplacent la couche de fer en grains. Le puits ouvert à Courroux (Dos les fosses) a rencontré, par 12 m. de profondeur, une couche de sable quartzeux bigarré, rose, blanc, jaune-rouge de plus de 8 m. d'épaisseur et reposant sur le Jurassique.

En résumé, les dépôts de sables et de hupper doivent être rapprochés des gisements sidérolithiques réguliers ; ils sont stratifiés Leur faciès est toujours mixte : il résulte de la superposition des faciès argileux et siliceux. Ce sont des dépôts réguliers, mai souvent incomplets.

La position stratigraphique des sables, du hupper, est bien à la base des assises argileuses. Les sables sont plutôt de simples accidents : par contre, la présence du hupper semble correspondre à l'absence du fer en grains, en couche. A part les bancs (lentilles) intercalés dans les bols, les dépôts de ces matériaux sont ordinairement des remplissages de cavités creusées dans le substratum sidérolithique. En général, les dépôts réguliers sont en place et non remaniés.

Types principaux des dépôls réguliers.

TJ. Faciès argileux. IT, Faciès argilo-siliceux. a) Delémont BP) Courroux 7) Moutier (Puits Koller). (Puits Dos les fosses (La Crâtre).

, RE ro Terre jaune bigarrée :

Sidér. | Terre jaune violacée: £ l'erre jaune et bol

avec bohnerz, rare,

supér. 5828 : brun: près de 10" F | le) 060. I Sidér, {Terre visqueuse ; Argile plastique, bi- 4 Æ ARR RAIDE DE VAR QE A SR ; a

moyen À (moceau) : 15" garrée : 6"

Bol rouge, {80 Bohnerz brun pau- Hupper en couches Sidér, vre: 030 et bol avec calcaires et-fer infér. | Bohnerz, 1M50 gris passant au sa- en concrétions: 12

ble siliceux: 840

mr ei Bohnerz Sables siliceux Sables alumineux

B. Les dépôts sidérolithiques irréguliers.

Les dépôts irréguliers sont caractérisés soit par l'absence de stratigraphie dans leurs matériaux, soit par une stratigraphie propre, mais loujours rudimentaire. Ce sont en général des dépôts en place: mais il est souvent difficile d'affirmer qu'ils n'ont subi aucun remaniement.

Parmi ces dépôts se placent en première ligne les remplissages des poches et des’ crevasses, qui, en général, ne sont pas stralifiés : on constate seulement une sorte d'arrangement grossier des matériaux.

On pourrait également, en rapprocher certains dépôts incomplets qui sont réduits à quelques couches de bols enelobant des pisohthes. Mais encore, il est souvent diffiaile de savoir jusqu'à quel point ces gisements ont conservé leur allure primitive : leur aspect actuel peut être le résultat de transformations mécaniques ou chimiques, (érosion, bouleversements, dissolutions, métamorphismes hydro-chimique ete...) Pour tous ces motifs, je crois qu'il est plus prudent de ne donner qu'une faible importance aux dépôts de ce

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groupe. Primitivement, les dépôts sidérolithiques étaient sans doute, en général, réguliers et stratifiés ; la disparition de la stratification doit être le fait de l'érosion et alors dans ce cas, les dépôts que l’on serait tenté de considérer comme irréguliers appartiennent plutôt, semble-t-il, au groupe des dépôts remaniés.

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