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Partant de cette même idée, il en vient à considérer les produits sidérolithiques comme anormaux ? Et cependant, il reconnaît qu'il s’est formé des terrains sidérolithiques à toutes les époques; il admet même leur identité avec les bauxites, ete; « toutefois, la manifestation principale correspond à la période de formation des lagunes de l'Eocène... » (p. 240)
Quant à la méthode, c’est celle que déjà le prof. AI. Müller, de Bâle, avait employée pour essayer de reconnaître, par l'analyse chimique, une relation entre la composition des matériaux sidérolithiques et celle des calcaires, permettant de démontrer le passage des uns aux autres. Le professeur marseillais fut plus heureux que son confrère bâlois : il est vrai qu'il travaillait à un moment différent, qu'il avait des méthodes plus précises, plus modernes, le secours de Schlæsing pour les argiles, etc. et que surtout, il était plus dégagé de certaines idées que Müller ne pouvait alors rejeter sans être amené à modifier totalement sa propre hypothèse. Et cependant, malgré la netteté de ses conclusions: « L'étude de 68 échantillons de dépôts sidérolithiques empruntés aux localités classiques et celle de 68 échantillons de calcaires sous-jacents ont accusé, pour chaque série, une communauté d'origine évidente » (p. 239), Dieulafait n'était pas absolument convaineu. S'il l'était, pourquoi venait-il quelques lignes plus bas, expliquer tout au long le rôle des eaux lagunaires? C'était en s’exposant à des confusions grossières, compliquer la solution. On le lui a d’ailleurs et avec raison vivement reproché et cependant sa faute s'explique facilement: Dieulafait ne concevait pas l'érosion (corrosion) comme assez puissante pour produire un travail aussi considérable. Publiée quelques années plus tard, son hypothèse n'aurait pas eu ce défaut; mais elle aurail peut-être perdu sa nouveauté.
Il attribue la forme des grains, pisolithes ou nodules, au mouvement des eaux.
À signaler encore dans son hypothèse, ses observations sur le phosphure de fer et sur la composition des argiles.
En résumé, l'hypothèse de Dieulafait, marque vérita-
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blement l'apparition d'une nouvelle école: plus spécialement, elle prépare l'hypothèse de M. van den Brœck.