‹ Le Sidérolithique Suisse: Contribution à la Connaissance des Phénomènes d'Altération Superficielle des SédimentsChapitre 76 sur 80 · RENE | A CE · texte numérisé non relu

RENE | A CE

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siliceux).

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Echelle : 1/1000.

En résumé, la sidérolification est une action constante el puissante de l’alfération superficielle des continents.

Elle se réalise essentiellement par des dissolutions et des transformations chimiques. Les sels solubles sont en général enlevés, les autres sont concentrés par accumulation des résidus. Ce travail complexe, lent ou plus où moins rapide, continu où par à-coups répétés est étroitement dépendant des milieux géographiques et géologiques et il se réalise, avec des intensités variables, chaque fois que les conditions influentes ne sont pas arrêtées par les conditions restrictives. La variété des faciès sidérolithiques résulte de la lutte entre ces deux groupes de conditions et aussi des transformations que peuvent subir dans la suite les premiers résultats de l’altération superficielle. Mais dans tous les cas, le faciès garde un double cachet géographique et pétrographique.

Le Sidérolithique proprement dit à bohnerz de la Suisse, du Jura particulièrement, est une forme individualisée, évoluée et ancienne. Il résulte d’une longue série d'actions et de travaux que l'on peut rattacher à deux grandes phases:

1. La phase de la Latérite, pendant laquelle sous des conditions chimatériques spéciales, les produits sidérolithiques se sont formés, par dissolution et désagrégation des roches suivant un processus plus ou moins comparable à celui qui forme actuellement les latérites des régions tropicales.

2, La phase du Sidérolithique proprement dit, caractérisée par un travail lent des eaux d'infiltration sur la latérite primitive. La stratification des dépôts, la formation des pisolithes, la concentration de certains éléments sont les principaux résultats de cette remise en marche, in situ.

C'est encore pendant cette seconde phase que lallure et la répartition géographique des matériaux ont été modifiées, que leur faciès s’est individualisé.

Des causes accidentelles, bouleversements tectoniques, abrasions, eaux souterraines, etc. ont pu aussi, pendant

cette longue évolution, jouer des rôles divers, influents, restricteurs, etc. suivant les cas: mais il ne semble pas possible cependant de pouvoir leur attribuer une signification générale. .

Enfin, l'évolution du Sidérolithique n’est pas terminée ; elle se poursuit actuellement encore, en même temps que la décalcification qui est la forme atténuée de l'altération superficielle. Les deux actions se confondent et souvent, superposent leurs matériaux et ainsi, des produits récents, actuels, se trouvent mélangés à des matériaux anciens. La latérite du Sidérolithique à bohnerz a dû commencer à se former vers la fin des temps crétaciques et atteindre son maximum de développement durant l’Eocène !). Les faunes crétaciques sont inconnues dans les bohnerz, 1l est vrai, mais leur absence peut s'expliquer par les actions puissantes, en raison de leur longue durée surtout, de la remise en marche de la latérite primitive; les faunes éocènes, par contre, moins longuement atlaquées, ont mieux résisté. Par suite, les différentes assises d'un même dépôt ne sont pas nécessairement synchroniques ?).

Le Sidérolithique suisse ne saurait donc plus être attribué, comme le voulaient les catastrophistes à des bouleversements anormaux el puissants; c'est au contraire une formation régulière des agents météoriques, de l'eau de pluie en infiltration surtout: c'est le résultat d'une altération superficielle des roches continentales par voie hydrochimique.

1) Voir tableau D.

*) Voir la coupe générale, p. 234 Cette coupe donne une ussez bonne idée de la stralificalion des dépôts el permet de reconnaître pourquoi les assises supérieures ne sont peut-être pas synchroniques de celles de la base.

INDEX BIBLIOGRAPHIQUE des principales publications utilisées pour ces études.

Nota. — Afin de simplifier les indications, les abréviations sui-

vantes seront employées pour les périodiques les plus répandus :

Abh.

Beri.

Bull.

Ges.

Proc.

Sc. nat.

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