‹ Le siècleChapitre 102 sur 173 · I.LRON1E · texte numérisé non relu

I.LRON1E

L'ai-je bien entendu ? quel excès d'impudem <• ' Je ne m'attendais pas ace trait d'arrogance. Ainsi, quand j'ai parlé, vous esez balancer ! Dans le choix que j'ai fait vous m'osez traverser ! Sous cet air de douceur, sous ce masque infidèle , Vous cachiez à mes yeux l'âme la plus rel Et vous avez le front d'implorer ma borné ' .. Ne crois pas m'outrager avec impunité ■ Que ta soumission répare ton offense, Ou d'un père irrité redoute la vengeance. Obéis, obéis! c'est là le seul moyen...

HORTENSE, en pleaUinl

J'obéirai, mon père !

limtte!

Et vous ferez iort bien !

Obéir !... de tout temps ce fut le lot des filles. Eh ! sans cela, bon Dieu! qu'en feraient les familles ' Comment ! vous vous flattiez qu'on vous consulierait Pour conclure un marché dont vous êtes l'objet ! Vous croyiez bonnement que monsieur votre père Dans le choix d'un époux chercherait à vous plaire ! Quelle présomption ! Eh! diles-nous un peu, Pour disposer de vous qu'importe votre aveu ? Qu'importe vetre amour ou voire antipathie ? Est ce pour vous, enfin, que monsieur vous marie?

GÉRONTE

«selle!. ..

LISETTE

De sang-froid, monsieur, je ne pins voir Ma mailresse à ce point oublier son devoir! Refuser un époux que tout son oeur déteste , Et vouloir se soustraire au joug le plus fui-

A lluricnse.) Notre sexe , madame , apprenez le de moi , Tdtijoufs sans réfléchir doit recevoir la loi. Fne fille à ses goûts doit imposer silence , Peur n'aimer, ne haïr que par obéissance ; El fût-il impotent , bizarre , original , Bossu, crochu , fourchu , vilain, laquhl, "brutal, « L'homme qui , de son père a su captiver l'Ame , Lui fait beaucoup d'ir.nneuren la prenant pour femme '

Lisette ! .

cl HONTE LISETTE.

Ce Fierval , l'oracle du logis ,

FIER VAX, OU LE FANFARON DÉMASQUÉ

Il»

Est le fat le plus fat qui soit dans tout Paris , Je le sais.

GÉRONTE

Hom!

LISETTE

Malgré son amour-propre extrême , Rien ne parle pour lui , rien , si ce n'est lui-même ; D'accord.

GÉRONTE

Oh! çà, Lisette...

LISETTE

Il est affreux pour vous De vous voir condamnée à rougir d'un époux , J'en conviens...

GÉRONTE

Je suis las...

LISETTE

Le bon monsieur Géronte Court grand risque avec vous d'en partager la honte. Chacun va ie berner pour un semblable choix ; Fort bien !

Te tairas-tu I

GÉRONTE"

LISETTE

Mais encore une fois...

Géronte, à Hoitense.

Dans votre appartement rentrez, mademoiselle. £

(Hortense se relire.) (A Lisette.) Vous , langue de serpent , petite péronelle , Je ne sais à quoi tient qu'un énorm;' soufflet Ne Unisse à l'instant votre insolent caquet , Et je suis bien tenté... Mais , va rejoindre Horlense. Tu réponds désormais de son obéissance ; Et si l'on ose encor... Il suffit... Dieu te gard !

(Il sort.) .

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